• Petite référence à une certaine actualité, nous parlerons là de PARIS 2024, c’est à dire de la candidature de PARIS aux Jeux Olympiques et du petit scandale en cours autour du slogan... in english please !


    Comment rater cette info déterminante pour les années qui viennent et qui va tenir en haleine tant de monde ?... Je rigole bien sûr... Alors ce slogan, qui a dû nécessiter des centaines d’heures de travail, réflexion, brainstorming faut-il dire... et pas mal d’euros j’imagine aussi... c’est « Made for sharing » avec une version française alternative prévue aussi, il faut le préciser, qui devient « V enez partager ». Mais alors cette annonce, qui date déjà de début février et qui peut sembler banale, est en train de réactiver tous les vieux débats, qui ressemblent à de vrais combats parfois, entre défenseurs inconditionnels de la langue de Molière face à ceux qui pense que celle de Shakespeare ouvre bien plus de portes et de possibilités internationales. C’est d’ailleurs en l’occurrence l’avis de bons nombres de sportifs impliqués dans la candidature de la city of light... heu pardon je m’égare... of the ville lumière. ☺

    made for sharing

    Parlons des réactions. Alors tout d’abord, à l’annonce, surtout des agacements classiques... pas mal de gens qui ont tendance à sniffer un peu trop de grains de poivre je pense et qui éternuent au moindre anglicisme, comme on dit. Et puis ça s’est un peu corsé... façon piment rouge cette fois ci... Tiens je lisais, par exemple, dans un article qu’une certaine candidate à la présidentielle avait qualifié ce choix de « trahison linguistique », rien de moins... sans doute punissable d’un bannissement du royaume de France pour l’éternité. De façon plus mesurée, l’Académie Française a exprimé aussi sa réprobation... Mais alors le plus drôle... enfin selon moi bien sûr... c’est ce collectif d'associations de défense de la langue française qui a décidé de déposer une assignation devant le tribunal administratif pour le retrait du slogan considérant là une "insulte grave à la langue française" et "une violation de la constitution". Whoua... ça mérite bien une révolution... française bien évidemment.

    Alors, je peux comprendre certains arguments. J’ai personnellement le sentiment que les deux se défendent. D’un côté la volonté de s’ouvrir d’avantage au monde et de tenter de séduire aussi plus facilement les personnes clés de cette décision en mettant tous les atouts de notre côté face à Los Angeles plus particulièrement et face à certains lobbys très agressifs dans leurs actions. On peut se souvenir d’ailleurs de la déconvenue face à Londres il y a quelques années. Et puis dans le camps en face, deux populations qui se retrouvent dans la lutte, si l’on peut dire... des amoureux et défenseurs de la langue française, et leur action est sans aucun doute noble sur bien des points, mais aussi toute une frange un peu moins classe à mon avis, hyper nationaliste, et ça, perso, j’aime moins.

    Il ne faudrait peut-être donc pas en faire tout un fromage, même si ça aussi c’est bien français. Franchement, je pense qu’une immense majorité de gens s’en fichent royalement et que nos préoccupations globales sont bien ailleurs. Il y a certes des enjeux économiques derrière, avec là encore des avis divergents naturellement... mais bon !

    Ah si, peut être encore ajouter le truc qui m’a donné le smile ! C’est apprendre que ce slogan n’était pas nouveau et qu’il avait déjà notamment était utilisé dans la pub... mais pour vendre des PIZZAS !... Grazie mille ! Mais enfin, ce que je garderais personnellement, et ce sera mon dernier mot, c’est que le positif dans tout ça, c’est de ne jamais oublier que PARTAGER c’est important, c’est même vital... what else ?!

    Et pour le plaisir ce lien vidéo en harmonie avec ce billet... but alors you are french !


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  • Si ce titre d’article sonne comme une fable, ce n’est surtout pas une affaire de morale qui lie ses deux sorties cinéma ce 22 février. FENCES et LION ont en commun l’émotion et la vie. Des histoires d’existences et de famille nous sont là racontées avec maestria. Ce qui, par contre, les différencie fondamentalement se situent dans le décor et les mouvements de caméra. D’un côté un quasi huit-clos, marqué par le théâtre, où la caméra est plantée pour l’essentiel dans la cour d’une maison des quartiers ouvriers de Pittsburgh dans les années 50 et de l’autre une sorte de road-trip dans les vastes étendues de l’Inde et de l’Australie avec des travellings plongeants et une histoire faite de voyage et de mouvements. 

    FENCES   LION

    FENCES, film réalisé et interprété par Denzel Washington avec à ses côté l’extraordinaire Viola Davis, est adapté de la pièce de théâtre éponyme d’August Wilson. Aucune pièce n’a eu autant de retentissement et de succès que FENCES, qui a été montée pour la première fois en 1985. Ce drame familial a été joué 525 fois à Broadway, plus que toute autre œuvre de son auteur, et a remporté les trois récompenses les plus prestigieuses : le Pulitzer, le Tony Award et le New York Drama Critics’ Circle Award.

    C’est l’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences...

    Pour évoquer ce film, ce qui me vient en premier lieu, c’est la puissance des mots. Rarement on aura vu un film aussi bavard mais surtout sans jamais être le moins du monde ennuyant. Une force des dialogues étonnante, évidemment liée à l’origine théâtrale, mais qui est là exceptionnellement frappante. Denzel Washington est phénoménal dans la restitution proposée, digne des plus grands tchatcheur, rappeurs ou autres maîtres du verbe. Face à lui, Viola Davis, une fois de plus, confirme une dimension artistique tout aussi exceptionnelle. Une capacité à incarner un personnage en lui apportant profondeur et authenticité qui scotchent le spectateur dans son fauteuil. Et autour de ce duo, dans un environnement réduit et où une barrière se construit lentement mais surement, conférant évidemment une métaphore de poids à l’histoire, quelques acteurs tous juste parfaits dans le jeu, la présence et la restitution d’une histoire pleine d’émotions et de sentiments. 

    DENZEL ET VIOLA    PÈRE ET FILS

    Une histoire qui nous parlent surtout de rêves d’un homme qui restent enfermés par cette fameuse barrière (Fences, en anglais) de la propriété, évoquant surtout une certaine figure patriarcale nourrie à la frustration, fragilisée par l’amertume de sa vie conjugale et verticalement raide dans un rapport à ses fils fait d’arrogance et d’harcèlement psychologique pour se protéger lui-même.

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    Si le père est le point initial de FENCES, une autre histoire familiale se raconte dans LION, mais cette fois-ci en partant du fils et dans l'absence de père. Et puis là, c’est la réalité qui conduit au scénario puisqu’il s’agit d’un biopic totalement incroyable placé sous le signe de l’émotion.

    À 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

    Road-movie ou odyssée… LION nous invite à la fois à la beauté et l’émerveillement du voyage mais aussi à une déterritorialisation non voulue, non choisie et brutale. Cette perte et recherche de repères nous est racontée précisément en deux temps : un premier qui se joue dans les décors de l’Inde et notamment d’une Calcutta effrayante pour un gamin innocent et fragile de 5 ans, et le second dans les majestueux paysages australiens. Afin de donner d’avantage d’authenticité à ce long-métrage, la décision a été prise de tourner sur les lieux précis de l’histoire et on s’en réjouit car le voyage auquel nous invite le réalisateur Garth Davis se trouve autant dans le décor que dans les sens. 

    LION LES DEUX FRÈRES  LION NICOLE KIDMAN

    Sans révéler le contenu du film, on pourra dire que LION vient toucher l’âme du spectateur avec larmes et bonheur, mais sans tomber dans le piège du pathos ou de la mièvrerie mais plutôt comme une ode à la vie et paradoxalement autant aussi à la résilience qu’au souvenir comme si, là, les deux éléments étaient les deux faces d’une même pièce. Une sorte de parabole du fils prodigue destructurée qui serait parti non par décision personnelle mais par la force des choses... et qui ne revient pas parce qu'il a tout perdu mais au contraire riche d'une nouvelle vie mais pauvre d'une identité semblant perdue.

     LION DEV ET ROONEY

    Comme dans FENCES, LION est servi par un casting classieux et terriblement efficace. Alors il y a bien sûr le trio de la seconde partie composé de Dev Patel (le Jamal de Slumdog Millionnaire) dans la peau d’un Saroo adulte étonnant d’expressivité et de force de persuasion dans le regard et l’attitude, d’une Nicole Kidman dépouillée de strass et de paillettes mais tellement bouleversante dans ce rôle de mère adoptive tourmentée et enfin la très belle Rooney Mara qui apporte une certaine légèreté bienfaisante tant aux personnages qu’à l’histoire elle-même. Mais il ne faudrait pas oublier cette tendre bouille qui est d’une redoutable efficacité tout au long de la première partie. Je parle là de Sunny Pawar, ce jeune indien au prénom ensolleillé comme son sourire mais aussi déchirant quand il lance son regard hagard ou se met à hurler le nom de son grand frère, hélas héro malgré lui de ce drame qui se joue devant nos yeux.

     

    Alors cette semaine ou les suivantes, s’il vous plait… ne manquez pas ces deux grands et magnifiques films dont on ne ressort forcément pas indemne que ce soient dans nos émotions comme dans notre réflexion. Et souhaitons leur le meilleur aux Oscars 2017 dans quelques jours (dans la nuit de dimanche à lundi plus précisément), même si, cette année, les trophées seront chers face à LA LA LAND, ARRIVAL, MANCHESTER BY THE SEA ou HACKSAW RIDGE et SILENCE.

     

     


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  • Rendez-vous à l'Atelier Grognard de Rueil-Malmaison, qui vous accueille pour une exposition consacrée à un siècle de peinture, de 1850 à 1950, autour du thème de la banlieue parisienne. Si la banlieue fait l’actualité, souvent sous un angle difficile, il ne faudrait pas oublier que c’est un haut-lieu de l'impressionnisme avec ses villages paysans et ses guinguettes joyeuses où l'on venait s'amuser le dimanche.

    PEINDRE LA BANLIEUE

    La banlieue est donc, au travers de cette exposition, réévaluée à travers le prisme de l'art. On connaît l'importance des motifs de la banlieue parisienne dans l'histoire de la peinture moderne. Ce terme de banlieue a aujourd'hui pris d’autres couleurs beaucoup plus sombres, terni par une médiatisation hélas assez désastreuse. Derrière ce mot pourtant une réalité qui peut se voir autrement, avec beaucoup de charme. Des jolies villes et villages des bords de Marne ou de l’Oise à l'industrialisation des quais de Seine, la banlieue a su séduire les Parisiens en mal de calme et les entrepreneurs du monde post-révolution industrielle. 

    Un panorama de la peinture de la banlieue parisienne "aussi vaste", avec sa "partie gaie" et son côté "noir, beaucoup moins agréable, est inédit", souligne Véronique Alemany, l'une des commissaires de l'exposition.

    L'Atelier Grognard a en effet réuni près de 150 œuvres d'artistes célèbres, parmi lesquels on retrouve Caillebotte, Cézanne, Corot, Daubigny, Lhote, Gromaire, Dufy, Picabia, Vlaminck...

    Dans une incarnation d'une certaine vivacité et d'une vraie liberté des artistes à partir du XIXème siècle, certains de ses peintres choisissent de transporter leur chevalet, pinceaux et tubes dans leur panier à pique-nique pour peindre avec bonheur et délicatesse les joies des jours fériés et des premiers congés payés. Ceux-là préfèrent souligner l'avènement des loisirs, thème léger et coloré : les canotiers des bords de Marne inspirent Marcel  Gromaire et Raoul Dufy tandis que Maurice Utrillo s'intéresse aux "Guinguettes à Robinson". 

    Mais la représentation de la banlieue peut aussi, pour d'autres, s’inscrire dans une démarche de dénonciation du « progrès », alors la palette s’assombrit et l’oeuvre se charge d’une connotation politico-sociale dès les années 1880 (Paul Signac, Armand Guillaumin et Maximilien Luce), pour s’affirmer dans la première moitié du XXe siècle (Albert Gleizes, Maurice de Vlaminck, Jean Lugnier, Jean Delpech, Jean Fautrier dans sa période figurative, Michel de Gallard, membre du mouvement qualifié de « misérabiliste »). Le regard se focalise par exemple sur les carrières de Gentilly, le transport fluvial dans "Les Péniches" de Vlaminck (1910) ou encore les fumées industrielles qui commencent à obscurcir le ciel dans "Jours de marché à Courbevoie" (1905) d'Albert Gleizes.

    jour de marché à courbevoie

    Ce sont tous ces motifs et ces approches picturales que l’exposition Peindre la banlieue s’attache à valoriser, mettant ainsi à l’honneur la place de la banlieue dans l’histoire de l’Art. Cette exposition a pu voir le jour grâce aux prêts, entre autres, du musée d’Orsay, du musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du musée de l’Orangerie et des musées des Beaux-Arts de Reims, Orléans, Lyon et Lille, de la Fondation Gleizes et de collectionneurs privés.

    Une très belle exposition à visiter encore jusqu’au 10 avril

     

    INFOS PRATIQUES :

    Du 6 décembre 2016 au 10 avril 2017

    Plein tarif : 6 €
    Tarif réduit : 4 € (pour les groupes à partir de 11 personnes, les Amis du Louvre, les Amis d’Orsay et de l’Orangerie, demandeurs d’emploi)
    Gratuité pour les moins de 18 ans et les étudiants
    01 47 14 11 63
    Sur réservation impérativement :
    Visites guidées chaque samedi à 15h
    - Matinées familiales les dimanches matins à 10h30 : les 29 janvier,
    26 février, 19 mars 2017 (13 € par adulte comprenant une visite guidée et 10 € par enfant pour un atelier découverte)

    site web : ATELIER GROGNARD


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  • Ophélie Winter chantait, il y a quelques années, les vertus de ce que l’on appelle poliment l’onanisme (d’ailleurs avec erreur quand à l’histoire d’Onan), en disant dans son refrain « Tout le monde le fait ». On entend encore cette "phrase refuge" très souvent utilisée et récemment encore… et ça m’énerve !

    TOUT LE MONDE LE FAIT !

    Lors d’une récente affaire politico–médiatico–judiciaire, tellement récente qu’elle est toujours et encore d’actualité, on a pu entendre cette expression comme argument de défense de la part des soutiens inconditionnels de celui sur qui les viseurs sont pointés : « Mais enfin, de toute façon, TOUT LE MONDE LE FAIT ! ». Et en gros, après avoir dégainé cette phrase qui tue, point final, et return… on va à la ligne, pour écrire du neuf. Et en l’occurence dans cette écriture, on sous entend bien sûr le « devoir » des journalistes de se conformer à ce 49.3 populaire ou populiste, c’est comme il vous plaira !

    49.3

    Cet argument a donc une fâcheuse tendance à me déclencher une crise d’urticaire. Ça me le fait évidemment en politique, mais tout autant aussi dans les multiples sphères de l’existence humaine et du quotidien. Car cette douce « sentence », à entendre tant dans son sens anglophone que dans celui judiciaire, fonctionne à merveille pour essayer de donner du crédit à un comportement réprouvable, que ce soit par la morale ou par la loi. Au lieu de reconnaître, d’assumer ou même carrément de nier, de réfuter, on se débine en sous-entendant que de toute façon TOUT LE MONDE LE FAIT. Et donc, en quelque sorte, on privilégie une position tiède au lieu de choisir le chaud ou le froid… 

    Plusieurs choses me dérangent dans cette histoire :

    - D’abord, comme je le sous entendait à l’instant, parce que c’est tout simplement lâche. Que ce soit de la part de la personne concernée comme, dans l’exemple initial, des entourages visant à le défendre. C’est une forme d’esquive assez nauséabonde qui voudrait donner du crédit à une action, juste parce que d’autres la feraient aussi. Et vous pouvez naturellement imaginer que si cet argument est valable dans une circonstance, alors il peut s’appliquer aussi à une infinité de comportements ouvrant la porte à tout et n’importe quoi.

    - La deuxième raison tient justement sur une nuance que je viens de faire. J’ai dit : « juste parce que d’autres le feraient » Or l’argument à la base ne dit pas ça, il dit « tout le monde le fait »… et bien non ! Désolé, c’est un mensonge, un de plus. Tout le monde ne le fait pas… cette généralisation d’un comportement répréhensible est toujours scandaleuse. Tous les jeunes se droguent, tous les migrants sont des terroristes, tout les blonds aux yeux bleus sont des nazis, tous les chômeurs sont des faignants, les maigres des anorexiques et les politiciens des escrocs ! Tiens d’ailleurs, dans le même genre de globalisation, en pensant à l’actualité, on pourra ajouter comme une certaine tendance voudrait le faire croire : Tous les jeunes de banlieue, en particulier ceux issus de l’immigration bien sûr, sont des racailles et les forces de l’ordre de gentils éducateurs spécialisés…  Ou, parce que la réversibilité fonctionne merveilleusement bien : Ces mêmes jeunes de gentils agneaux dans une prairies où TOUS les policiers sont des ignobles pervers violents.

    - Et je n’ai pas encore terminé. Ma dernière raison invoquée est d’avantage philosophique ou, et spirituelle. Je ferai référence à ce que Jésus énonce dans son discours fondateur sur cette colline que l’on a qualifié de Montagne (les mots finalement le sont bien plus que le relief du terrain) : « On vous a appris… mais moi je vous dit. » Alors, je m’explique : Si certains agissent mal, c’est leur responsabilité. Ce n’est pas pour autant que mon attitude puisse se calquer sur la leur ou mes erreurs se justifier au travers d’elle. Et à l’inverse même, Jésus appelle à d’avantage d’engagement POSITIF. Si la loi, ou la morale, l’éthique, placent le curseur à un niveau, il nous engage à la fois à être prêt à dépasser ce curseur mais aussi à aller au-delà dans nos attitudes, non dans le mauvais évidemment comme « tout le monde le fait » pourrait le laisse croire, mais dans l’expression du bon, de l’amour… il nous appelle à pouvoir aller jusqu’à une certaine forme de désobéissance civile envisagée, pour être témoin actif de l’amour !

    Et puisque PERSONNE n’est parfait (pour une fois, la globalisation exceptionnellement fonctionne), quand la faute se manifeste, la solution préconisée est de d’abord reconnaître la faute pour pouvoir ensuite demander et recevoir le pardon et manifester ensuite les fruits de la repentance. Enfin, pour finir un petit rappel biblique tiré de la première épitre de Pierre à tous ceux et toutes celles qui se réclament du Christ : « Parmi vous, si quelqu’un souffre, il ne faut pas que cela lui arrive parce qu’il a tué, parce qu’il a volé, parce qu’il a fait le mal, ou parce qu’il a semé le désordre. Mais s’il souffre parce qu’il est chrétien, il ne doit pas avoir honte. Il doit plutôt remercier Dieu de pouvoir porter le nom du Christ. » 

     


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  • Billet d'humeur enregistré dans la matinale de Phare FM le vendredi 10 février 2017.

    LA PUB QUI DÉRAPE

    Phare FM : Bonjour Jean-Luc Gadreau ! Alors, qu’est-ce qui vous dérange ?

    Chroniqueur : Oui. Alors je veux  d’abord préciser que je suis un vrai publivore, et ce depuis longtemps… ! Au point où il m’arrive très régulièrement d’en utiliser dans des interventions, conférences et même prédications dans des églises ! Je suis souvent épaté par la créativité, l’intelligence de ces réalisateurs qui en 30’’ arrivent à délivrer un message percutant et parfois avec un immense talent. Alors oui, il en y a aussi, que l’on pourrait gentiment qualifier de « daubes ». La daube c’est bon en cuisine, mais pas top à la tv ou au cinéma. Et puis parfois il y a, comme c’est le cas en ce moment, une publicité qui vous déclenche une crise d’urticaire, qui vous met de mauvaise humeur… ou plus simplement qui vous fait faire un Grain de Poivre sur Phare FM.

    Phare FM : De quelle publicité s’agit-il ?

    Chroniqueur : Je ne donnerai pas la marque, pas envie de leur faire de la pub… mais tout ceux qui regardent un peu la tv comprendront, et sinon vous la retrouverez facilement sur internet avec son titre : « Transférer rapidement de l’argent à vos proches ». Avec cet intitulé, à priori, on part sur un terrain plutôt positif, utile, intéressant… non ? Il s’agit donc d’un établissement bancaire qui développe une application smartphone pour permettre des virements rapides, directs avec, par exemple, des membres de la famille. Et là, tout part en vrille. Alors avec humour, ok… mais l’histoire qui nous est  racontée, le tableau qui se peint devant nous… donne une image désastreuse d’un rapport entre parents et enfant. On découvre un père et une mère qui, pour arriver à faire obéir leur ado de fils, branché métal et percings – d’ailleurs entre parenthèse, la caricature est assez ridicule je trouve – pour lui faire faire donc la vaisselle ou simplement baisser ou changer de musique, passent par un virement d’euros en direct de smartphone à smartphone. 

    Phare FM : Ah oui, on croit voir de quelle publicité il s’agit… Et c’est pas très moral selon vous !

    Chroniqueur : Oui, c’est le moins que l’on puisse dire. Et je trouve cette pub dangereuse d’un point de vue éducatif. Je ne suis absolument pas contre le fait d’encourager des enfants d’une façon ou d’une autre de temps en temps… comme pour une institutrice, de donner un bon point ou une image comme ça se pratiquait dans ma jeunesse par exemple … Mais là ça va beaucoup plus loin ! La chose qui m’a fait un peu plaisir, c’est de voir que sur la vidéo sur youtube, en commentaires, il y avait aussi pas mal de personnes qui réagissaient en disant en substance : « Scandaleux cette pub … Comment responsabiliser les jeunes aux tâches familiales en passant par l’argent ? » ou encore « Pub idiote ! Ce n’est pas comme ça que l’on arme les jeunes pour la vie ! Sans compter que pour les couvrir de ridicule vous vous y entendez ! »

    Les relations humaines, la vie en société, ne doivent pas être seulement une affaire de tractation, de donnant-donnant… C’est la pire des choses je crois que d’instaurer en éducation ce système comme une règle de base. Il y a tout un texte dans la Bible qui évoque spécialement les relations humaines en appelant au respect, à l’amour, à la patience, au pardon et tout cela dans la réciprocité. Et il est frappant de voir que ce même texte  se prolonge en évoquant les relations familiales mari femme… parents enfants… avec toujours cette même réciprocité d’ailleurs et cette base de respect, d’amour et même d’autorité – saine et aimante évidemment. Et alors pour le petit plus qui nous intéresse… la fin du passage évoque une récompense… mais pas d’euros, de dollars ou de shekels : il s’agit plutôt d’un héritage fait de justice et de joie de vivre notamment ! Et tout ça me semble bien plus intéressant …!  Qu’on se le dise messieurs les publicistes !

     

    Pour écouter la version audio c'est ici

     


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