• Bientôt Noël... plutôt que d'attendre la dernière minute, et généralement finir par craquer sur le premier truc qui passe, sans conviction particulière, il pourrait être utile d'anticiper un peu pour faire plaisir à ceux que l'on aime en y intégrant deux ingrédients de choix : "Culture & Sens". Voici 5 idées (+ quelques bonus) pour vous y aider !

    cadeaux noel 

    1- LIVRE D'ART

    Obey, Earth crisis - Shepard Ferey (2 volumes) – 100 €

    Un livre d’art exceptionnel par un artiste exceptionnel, qui depuis 25 ans dédie ses talents à la protection de la planète. Dans ses travaux, Shepard Fairey alias Obey nous alerte sur ses angoisses d’une Terre outragée par les grands capitalistes. Ce beau livre qui rassemble les œuvres les plus militantes est aussi une formidable porte d’entrée vers le Street Art. Le volume « tout portant » qui permet d’exposer chez soi 10 œuvres originales nous offre la possibilité d'apprécier dans les détails la patte d’un génie d’aujourd’hui. Une partie du prix est donnée en plus au soutien d’associations en France pour la protection de la planète.

     

    2- SORTIE PARISIENNE (suivant dates) – de 60 à 100 €

    • Visite expo Petit Palais « L’art de la paix »

    ou Musée du quai Branly« Du Jourdain au Congo »

    • Théâtre « La Peur » de Stefan Zweig au Théâtre Michel

    ou Spectacle Bobino « OdinO  - Pop symphonique »

    • Dîner « dans le noir » www2.danslenoir.com

    ou au « Blue Elephant » www.blueelephant.com

    Mêler plaisir et découverte, avec une exposition culturelle autour de la paix ou du christianisme au Royaume de Kongo – enchaîner avec un spectacle dans un théâtre parisien avec, par exemple, la magnifique pièce de Stefan Zweig ou de la musique réconciliant pop et orchestre symphonique et finir enfin par un dîner différent… 

     

    3- ABONNEMENT CINÉMA – Prix variable suivant choix

    Carte UGC illimité / CGR avec un nombre de places offertes

    ou mieux encore, un abonnement dans une petite salle d’art et d’essai

    Le cinéma ou comment s’ouvrir sur le monde et réfléchir sur soi et les autres… Souvent de véritables paraboles pour notre temps, les films nous éveillent, nous réveillent, nous font grandir !

     

    4- FILM (coffret Blu-Rau dvd / livre / cd) – 40 €

    La Tortue rouge édition collector – Film d’animation

    À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

     

    5- CD

    Jazz Loves Disney – 16,99 € 

    Ce sont les plus grands classiques Disney revisités par des artistes de la scène française et internationale jazz, Jamie Cullum, Gregory Porter, Melody Gardot, Stacey Kent, Anne Sila, Nikki Yanofsky et bien d’autres. Chaque artiste interprète ces chansons éternelles en leur insufflant sa touche personnelle qui fait toute l’originalité de l’album.

     

    ET LES BONUS ARTSPI'IN

    Pour les musiciens, un site « mine d’or » pour faire plaisir quelque soit le budget disponible : www.cadeaux-pour-musiciens.com

     

    Et enfin, sous tout bon « sapin protestant » qui se respecte :-) :

     

    - LIVRE

    Luther - Marc Lienhard (Labor et Fides)

    Un livre événement sur Luther à l’occasion du 500e anniversaire de la Réformation. Éminent spécialiste de Luther, le professeur Marc Lienhard propose ici une toute nouvelle biographie du célèbre réformateur qui, en plus de retracer sa vie, présente de manière limpide et détaillée ses inspirations théologiques ou philosophiques, ses sources, sa démarche, ses débats avec ses contemporains comme Erasme, sa pensée novatrice, mais également les sujets qui fâchent comme son rapport au pape, au judaïsme ou à la fameuse guerre des paysans. Enfin, Marc Lienhard nous montre l’importance de Luther dans l’histoire ainsi que sa pertinence et son actualité. 

    - ABONNEMENT PRESSE

    Si la presse connait des difficultés depuis plusieurs années avec le développement notamment des nouvelles technologies, offrir un abonnement papier prend un sens militant tout particulier aujourd'hui ! En fonction de votre sensibilité, de nombreux titres dans le protestantisme-évangélique existent encore... choisissez, et ce peut-être aussi l'occasion d’ouvrir celui qui le recevra à d’autres courants…

    Réforme (plusieurs offres disponibles) http://reforme.net/boutique

    Les mags d’Alliance Presse (nombreux titres dispos) www.alliance-presse.info/abonnement-papier.php

    Croire & Vivre  http://abonnement-magazine.fnac.com/magazine-croire-et-vivre.html

    La presse protestante régionale (La voix protestante, Ensemble...)

    Et encore d'autres pistes… en passant par la page partenaires presse de Regards Protestants http://regardsprotestants.com/partenaire/

     

    - LIVRE

    N'y a-t-il pas meilleur occasion que Noël pour offrir LE LIVRE... La Bible ? Mais pourquoi ne pas le faire, là-aussi, autrement... je vous propose ce magnifique ouvrage-cadeau, qui existe en version complète (Ancien & Nouveau Testament) ou pour un budget plus réduit, depuis ce mois-ci, en version Ancien Testament souple.

    Une Bible - Philippe Lechermeier & Rebecca Dautremer (éditions Gautier-Languereau) 

    Ancien Testament : 18,90 € / Bible complète : 45,00 €

    La Bible comme un roman ! La Bible est constituée de centaines d'histoires qui ont façonné nos civilisations. Pour chacun d'entre nous, croyant ou non, connaître ces histoires dans leur richesse est un formidable voyage. Philippe Lechermeier nous y convie ici. En habile conteur et véritable magicien de la langue, il réinvente une forme pour chacune d'elles et recrée ainsi "Une bible" afin que la transmission culturelle s'accomplisse. Dans un même esprit de respect et d'entière liberté, Rébecca Dautremer repousse les frontières de son art pour mieux revisiter les scènes ainsi racontées et faire voler en éclat le cadre de nos représentations habituelles.

     


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  • Être artiste… une affirmation qui se transforme en questionnement philosophique qui pourrait, je vous l’accorde, devenir assez vite rébarbatif, en particulier pour tous ceux qui ne se sentent pas concernés ! Pourtant, la sortie du film « POLINA, danser sa vie » m’encourage a oser gribouiller quelques lignes sur le sujet (mais très humblement et simplement je vous rassure), tant l’approche est intéressante, propice et belle.

     

    « POLINA, danser sa vie » nous plonge dans la Russie des années 90. Ce film raconte l’histoire de Polina, une jeune danseuse classique prometteuse, portée par la rigueur et l'exigence du professeur Bojinski. Alors qu'elle s'apprête à intégrer le prestigieux ballet du Bolchoï, elle assiste à un spectacle de danse contemporaine qui la bouleverse profondément. C'est un choc artistique qui fait vaciller tout ce en quoi elle croyait. Elle décide de tout quitter et rejoint Aix-en-Provence pour travailler avec la talentueuse chorégraphe Liria Elsaj et tenter de trouver sa propre voie.

    Affiche Polina

    C’est tout d’abord une émouvante histoire racontée dans ce long-métrage d’Angelin Preljocaj et de Valérie Müller, à partir du roman graphique de Bastien Vivès, succès de librairie de l’année 2011. C’est aussi une excellente interprétation proposée par les différents acteurs et actrices faite de justesse, de nuances, d’esthétisme et de force expressive des regards et des corps - mention toute particulière à l’actrice principale, la danseuse Anastasia Shevtsova dotée d’un magnétisme étonnant et d’une véritable grâce, mais aussi la magnifique Juliette Binoche qui assure vraiment sous les traits d’une chorégraphe contemporaine incisive ou encore Aleksei Guskov dans le rôle sévère et pourtant aimant du professeur Bojinski. C’est encore une bande originale composée par le collectif 79D qui participe à l’effet captivant de Polina et qui accompagne chaque instant, chaque moment de danse, et plus globalement toute la quête intérieure de la jeune artiste en devenir. C’est enfin une réalisation extrêmement soignée mêlant élans poétiques et, en même temps, un certain classicisme qui permet de suivre le cheminement de Polina naturellement, mais aussi de se laisser toucher par les magnifiques moments de danse qui sont finalement plus ou moins permanents. Un film qui danse encore et toujours pendant les cours bien évidemment ou pendant les spectacles mais aussi le soir dans bars d’Anvers, comme à la maison au son de vieux chants russes traditionnels. La nature ouvre également à la danse dans la forêt enneigée comme la nuit, après une journée d’entraînement, entre les barres d’immeubles. La réalisatrice Valérie Müller explique à ce propos : « Il y a cette idée que tout nourrit le parcours du personnage, y compris l’architecture dans laquelle elle grandit, y compris la nature. C’est pour cela, pour pouvoir inscrire les mouvements de la danse dans les décors, que nous avons choisi de travailler en scope. Pour les scènes de répétition, on filmait différemment : plus serré, à l’épaule. Pour le duo final encore autrement, avec une grue. »

    polina danse en famille   Polina barre

    En suivant le parcours de Polina fait de doutes, de désirs, d’échecs et de victoires, de rencontres diverses qui deviendront des poteaux indicateurs subtils mais indispensables, fait encore d’une histoire qui précède, de racines, d’une culture et d’inconscient… c’est toute une réflexion qui devient propice sur le sens de l’art et la nature de l’artiste. Si l’apprentissage est une base, un exercice quasi perpétuel, l’artiste doit puiser aussi au-delà. Le sens de son œuvre doit être pétri de son expérience, de son regard et plus simplement de sa vie. Car il n’y a pas d’art sans incarnation, sans comprendre que je ne crée véritablement, non dans une restitution désincarnée mais seulement dans une appropriation de mon histoire, dans une authenticité manifeste qui peut commencer à s’exprimer lorsque mes yeux s’ouvrent pleinement sur le monde autours de moi, lorsque je deviens suffisamment éponge pour absorber les moindres signes de vie qui m’entourent et qui me font finalement être moi même. Polina l’expérimente poussée par sa passion et ses désirs, mais aussi au gré des difficultés et des embuches sur son chemin. Étapes sans doutes aussi nécessaires pour forger l’artiste qui se cache au plus profond de soi, laisser le blues briser la carapace, le mouvement se libérer et ne plus être juste un pas mais le pas qui s’ancre dans la terre, qui, même dans la tendresse et la douceur, prend une forme quasi agressive car volontaire et assumée.

    Car finalement, si Polina croyait qu’elle devait abandonner le classique, lui semblant faire d’elle une simple exécutante, si il lui semblait nécessaire de s’émanciper de ses parents, de son professeur et même du Bolchoï qui l’avait accepté, elle apprendra que le véritable problème n’est pas là, mais dans l’émancipation d’elle même pour se libérer pleinement, lâcher prise et accepter un parcours intérieur qui la conduira à être et danser sa vie.

    Polina chorégraphie

    Un apprentissage que chaque véritable artiste doit être amené à considérer et à vivre. Quelque soit sa forme d’expression… danse, musique, peinture, théâtre, écriture… un chemin initiatique nécessaire pour s’assouplir (à l’image du travail demandé sur le tout jeune corps de Polina) et finalement devenir plus ferme dans l’énergie et la vérité donnée aux gestes, aux notes, aux traits, aux attitudes ou aux mots.

    Un film à voir si on aime la vie… car l’art c’est finalement beaucoup ça !

     


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  • Faby est artiste peintre. Elle vit en Bretagne sud à Arzal. Chrétienne depuis l'enfance, elle peint sa Foi depuis son adolescence, avant de devenir réellement professionnelle à 22 ans. Elle en a aujourd’hui 41 et continue inlassablement sur cette voie qui est pour elle ce que Dieu attendait d’elle sur cette terre.

    FABY    expo Faby

    À l’occasion d’une exposition prévue du 15 au 21 décembre à Muzillac, Faby a gentiment répondu à quelques unes de mes questions : 

    - Comment fonctionnez-vous ?

    Mon travail est reconnu en France dans le monde de l'Art depuis plus de 15 ans, mais toujours un peu à la marge "à cause" de cet engagement si particulier à ne peindre que cette Foi si vivante. Depuis 2009, mon mari Sébastien, chrétien et aussi prédicateur, m'a rejoint dans cette aventure et c'est un véritable ministère d'évangélisation que Dieu nous a confié. Nous ne vivons de rien d'autre que des grâces de Dieu à travers cet Art. Je peins une dizaine d'heures par jour pendant qu'il parcours la France avec cette peinture pour monter des expos et rencontrer le public.

    Moi je rencontre les visiteurs sur les vernissages, mais aussi lors de visites guidées que j'essaye d'organiser très régulièrement. Ce sont de véritables "voyages intérieurs" qui fonctionnent très bien en terme d'évangélisation.

    - Comment qualifieriez-vous votre style en tant que peintre ?

    Ma peinture est ce que l'on appelle "figurative". J'aime déconstruire les supports de base pour "jouer" avec les matières : remplacer la toile de lin par de la Soie et rendre ainsi une partie de l'œuvre transparente. Cela me permet, de peindre l'invisible : L'âme, le Saint-Esprit, le royaume de Dieu... Et tenter de ramener dans le visible toute cette vérité. J'ai un "style" très personnel, car n'ayant jamais fait d'étude artistique, seul Dieu m'a "éduqué" et inspiré... j'ai donc dû apprendre humainement seule, loin des autres et de leurs influences.

    - Vous êtes chrétienne, protestante je crois... en quoi votre foi intervient-elle dans votre expression artistique ?

    Ma foi chrétienne est la base de mon expression artistique et le but. Je peins humainement ce que cette foi me donne "à vivre", en tant que maman, épouse, femme et enfant de Dieu. Ma peinture est comme "un sas d'éveil" pour ceux qui la regardent. Beaucoup (trop) de gens ne savent même pas qu'ils ont une âme. Cette peinture le leur rappelle. Elle dit aussi combien Dieu les aime, là où ils sont, comment le Saint-Esprit, pour quelqu'un qui accepte de donner sa vie à Dieu, fonctionne en nous (il est représenté par une colombe des mes peintures), comment Dieu agit en nous et autour de nous, non comme une religion, mais bien comme une relation vivante, intime et personnelle. Mes personnages sont reliés à Dieu tout en étant "coincés" dans leur humanité, incarnés traversant donc eux aussi les épreuves de la vie, comme de grands bonheurs.

    - Parlez-nous de votre prochaine exposition du mois de décembre ?

    Plusieurs pasteurs ont assisté à mes visites guidées ou "voyages intérieurs" et ont constaté l'impact sur le public présent... Notamment tout ce que ma peinture décrit à propos du parcours que l'on peut entreprendre avec Dieu pour traverser les épreuves de la vie, comprendre comment on va continuer de souffrir toute sa vie si on ne lui ouvre jamais la porte de notre cœur et comprendre ce que le Christ à fait pour que cette relation vivante puisse exister.

    Ainsi, avec Nicolas Engel, pasteur à Pontivy et fervent "défendeur" de notre ministère, nous avons fait le choix de tenter l'expérience d'une soirée particulière, dédiée à la souffrance lors de notre prochaine exposition à Muzillac (56).

    Cette soirée donnera l'occasion au public de venir entendre et voir comment nous allons leur parler de la souffrance, de leur souffrance avec des éclairages différents. Il y aura donc un éclairage artistique, avec l'explication de quelques toiles seulement, puis l'intervention d'une thérapeute chrétienne suivit d'un éclairage biblique apporté par Nicolas et Sébastien. Enfin, nous proposerons un temps de partage, questions/réponses/écoute personnelle ... entre le public et nous 4.

    Puis, le lendemain après-midi, viendra de temps de la visite guidée, avec l'explication d'une trentaine de toiles (soit 1h30 d'explications à peu près). J'explique plus clairement ce que j'ai cherché à exprimer dans chaque toile, comment Dieu m'inspire et comment concrètement tout cela se retrouve au cœur des différentes matières travaillées. Ces deux temps forts sont ouverts à tous publics, gratuits, mais sur réservation afin de mieux en gérer l'organisation.

    Enfin, comme d'habitude, l'exposition est tenue pas Sébastien qui se fera une joie d'accueillir les visiteurs, d'avoir avec ceux qui le veulent de grandes conversations autour de la foi. L'exposition sera donc ouverte du 15 au 21 décembre de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h.

    - Ce thème de la « souffrance », comment l'abordez-vous dans vos peintures ?

    Il y a deux façons de l'aborder, l'une avec et l'autre sans Dieu... J'essai, avec toute ma sincérité (en peignant même au cœur de l'épreuve), de montrer que le fait d'être chrétien ne nous empêche en aucun cas de souffrir en traversant les mêmes choses que les autres (deuils, maladie, peine de cœur, enfance maltraitée...), mais qu'avec Dieu, on est jamais seule, on est guidé, consolé, relevé, intérieurement guéri... Alors que sans Dieu, on peut se mentir et mentir au monde entier... mais on ne sort pas de la souffrance et bien souvent même, elle devient notre identité.

    - Des projets après cette exposition ?

    Et bien oui ! La programmation 2017 commence à peine à se profiler, mais déjà des visites guidées organisées chez et par des chrétiens pour leurs connaissances, les gens de leurs quartiers, les parents des écoles de leurs enfants... nous sommes un "outil d'évangélisation" atypique qui leur permet d'aborder la Foi par le biais de l'art, c'est d'abord un prétexte culturel, qui fini en une véritable expérience vivante et humaine !

    En février Yves Lebever, ancien pasteur et aumônier des armées nous a invité à exposer une vingtaine d'ouvres au cercle mixte sur Lorient.

    En Mars, nous seront présent au salon « Talents de Femmes » au palais des arts de Vannes.

    Puis dans différents salons d'art contemporain et des expositions personnelles seront aussi programmées selon le plan de Dieu, cela dépend des acceptations de dossiers des mairies, des salons, de nos capacités financières à louer des salles... et des divers invitations à exposer dans diverses villes et régions.

    - Et pour finir, une mini « carte blanche » ... qu'aimeriez-vous laisser comme ultime message aux lecteurs de cette interview ?

    Je ne sais pas trop quoi répondre à cette question, si ce n'est d'essayer de mieux faire connaître mon univers aux chrétiens, qui ont parfois du mal à sortir des "sentiers battus" en termes de connaissance et reconnaissance de ministères atypiques, car cet univers est un parfait outil d'évangélisation pour une sortie culturelle en famille entre amis et l'occasion d'aborder sa foi d'une façon un peu différente. L'Art, c'est la culture d'un pays, et pour que l'Art chrétien soit représenté demain dans la culture de notre pays (pas seulement de nos Eglises), il doit être soutenu et défendu... ou il n'existera plus !

     

    Pour aller plus loin dans la découverte de Faby :

    http://www.fabyartiste.com

    https://www.facebook.com/Fabyartiste/

     

    Quelques œuvres de l'artiste :

                                 Consolation                                                                Je suis                                                                      L'affranchi

    CONSOLATION   JE SUIS   L'AFFRANCHI

     

    Un pas de foi

    UN PAS DE FOI


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  • Si j’ai choisi de mettre au pluriel le titre de cet article, c’est que ce mercredi 23 novembre 2016 sont sortis en même temps deux films très différents sur ce sujet, hélas, toujours d’actualité. D’un côté, « La chute des hommes » de Cheyenne-Marie Carron fait de radicalisation djihadiste, et de l’autre « Le disciple » du cinéaste russe Kirill Serebrennikov qui évoque un fondamentalisme orthodoxe au pays de Poutine. 

    affiche chute des hommes

    Après « L'Apôtre » qui évoquait la conversion d'un jeune musulman au catholicisme et « Patries » traitant du racisme anti-Blancs en banlieue parisienne, Cheyenne-Marie Carron, continue d’aborder des sujets d’actualité sensibles loin des grands studios et des subventions possibles, pleinement indépendante et autoproduite. Le résultat, c’est cette histoire qui raconte l’enlèvement par un groupe djihadiste d’une jeune française partie pour un voyage d’étude dans un pays du Moyen-Orient qui n’est pas cité. D’ailleurs l’intérêt n’est pas là, ni dans la réalité des lieux où est tourné le film. Comme je vous le disais, Cheyenne-Marie réalise avec des moyens plus que minimes et elle privilégie ainsi une approche artistique tranchée faite d’évocations franches, d’un minimalisme laissant place au sens et aux émotions.

    La grande et belle idée de « La chute des hommes » se situe sans doute dans le choix de travailler en un seul film ce qui est devenu l’un des grands classiques de bons nombres de séries en vogue : raconter une même histoire du point de vue de plusieurs protagonistes, trois en l’occurrence ici. Tout d’abord Lucie, la jolie et naïve étudiante qui vit d’amour et de frais parfums, qui se retrouve plongée dans l’enfer de cet enlèvement et d’une folie meurtrière. Puis c’est avec Younes, chauffeur de Taxi sans le sou qui deviendra malheureusement le « livreur » de l’offrande blondinette aux ravisseurs islamistes, que se comprennent autrement les tragiques évènements. Pour finir, enfin (le film dure 2h20 quand même), avec Abou, l’un de ces djihadistes ravisseurs, lui aussi originaire de France, comme Lucie, et avec lui une dernière compréhension de ce récit troublant et effrayant d’obscurantisme, qui conduit à cette Chute.

    Lucie   Younes

    Abou

    Un sujet actuel, difficile mais auquel Cheyenne-Marie apporte une vraie démarche artistique, humaine et chrétienne. Loin des grosses productions qui peuvent certainement nous détendre, « La chute des hommes » est néanmoins un film à voir pour réfléchir et être interpellé. Une démarche pleinement assumée par la réalisatrice tout juste quadra qui confie dans une interview : « Je m’efforce de traiter des sujets qui nous concernent avec honnêteté, vérité, humanité. Je suis un metteur en scène catholique, je regarde le monde avec un regard de chrétienne. J’estime qu’il n’y a pas de sujets réservés ou, au contraire, interdits aux chrétiens. Le monde nous est ouvert. » Et justement, à propos de sa foi chrétienne, il est à noté ce verset de l’Évangile de Jean au chapitre 3, verset 8 qui accompagne l’affiche et l’introduction du film : « Le vent souffle où il veut ». Les raisons de ce choix, Cheyenne-Marie me les a confiées avec ces mots : « Le vent souffle où il veut signifie pour moi, au travers de cette "Chute des Hommes", que la grâce touche qui Elle veut, et il la désire. Mon jeune Djihadiste, verra son destin changé, il renoncera au combat armé, car il entend dans son cœur et son âme, la présence de la Sainte Vierge. Il récite d'ailleurs à la fin le « je vous salue Marie », après avoir été sauvé, et ayant gagné une seconde chance. Lucie, elle, n'aura pas cette chance. Elle sera tuée. »

    Le disciple

    Des versets bibliques, il y en a à la pelle et même jusqu’à une certaine overdose dans l’autre film du jour « Le disciple ». Overdose est peut-être d’ailleurs le mot qui convient pour exprimer le ressenti qu’impose le personnage principal Veniamin, un adolescent pris d’une crise mystique outrancière où seuls les versets bibliques (pris bien sûr littéralement et hors contexte) dictent ses choix et ses positionnements face aux autres, son école, la société et même sa mère… mais le conduisant aussi paradoxalement dans les bras de nombreux péchés comme la haine, l’orgueil ou plus encore, le meurtre.

    « Le disciple » a été présenté à Cannes 2016 dans la sélection Un Certain Regard et il a obtenu le Prix François Chalais, « récompensant un film qui traduit au mieux la réalité de notre monde ». Il est l’adaptation d’une pièce de théâtre intitulée « Martyr », du dramaturge allemand Marius von Mayenburg (pièce que j’avais eu le plaisir de voir et de critiquer http://artspiin.eklablog.com/martyr-a105934418). Le film finalement, tout en gardant la même base d’histoire, propose une approche très différente, moins artistique et contemporaine mais sans doute plus réaliste et agressive. L’obscurantisme religieux de l’adolescent est omniprésent et même à force agaçant (le mot est faible). Il prêche une morale extrême, absurde et violente. Et à cet excès voulu vient s’ajouter une certaine hypocrisie et complaisance de la communauté adulte… mère, système éducatif, prêtre. Seule contre tous, finalement, Elena, une professeure de biologie et psychologue va avoir le courage de s’opposer à lui, cherchant à lui faire comprendre sa folie, mais elle sera empêchée d’exercer pleinement son métier. 

    Le disciple piscine

    Il faut reconnaître que « Le disciple » est un film fort bien réussi et très adroit avec de magnifiques plans-séquence notamment et une belle restitution de l’ambiance sociétale d’une certaine Russie. Car si la religion est clairement visée, c’est aussi toute une toute une critique socio-politique qui l’accompagne. Tragédie d’un peuple russe agonisant entre les changements de régimes politiques et de croyances, conduisant à des pertes de repères et de cadres pouvant produire ce genre de mécanismes fanatiques divers. Kirill Serebrennikov nous démontre là qu’un illuminé se réclamant d’une idéologie totalitaire, quelle qu’elle soit, peut devenir un véritable détonateur agissant sur la société. Une parabole tristement universelle mais un appel aussi sans doute à réfléchir à nos convictions et notre foi pour ne pas tomber dans ce genre de comportements qui parfois pourtant peuvent se cacher subtilement aussi chez nous.


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  • Au cinéma, il y a des retours qui souvent font un peu de peine. Le nième numéro d’un premier film qui avait bien marché… ou, parfois plus pathétique encore, la tentative de retour sous les feux de la rampe d’un acteur qui a connu jadis son heure de gloire, mais qui hélas aujourd’hui ne fait plus recette. En matière de musique on assiste aussi parfois à ce même effet… pas très cool. Alors rassurez-vous, c’est précisément d’un exemple contraire dont j’aimerai vous parler. Celui de Thierry Ostrini qui nous fait le bonheur de revenir tranquillement avec un album de 7 titres.

    jaquette ostrini

    Pour beaucoup, Thierry demeure l’ex-EXOlyricist (et EXOchanteur). Un artiste qui a influencé considérablement la louange contemporaine francophone pendant dix années aux côtés de Chris & Laura Christensen. Ensuite, en solo, il nous a fait apercevoir quelques autres facettes de sa personnalité en 2005 avec Lo-pop. Puis plus rien ou presque… jusqu’à aujourd’hui donc et cet album « TextUre ». Un mot qui rime avec « OuvertUre ». Ce qui n’est précisément pas un hasard. Oser l’ouverture… tout un programme, qui convient terriblement à Thierry et ses chansons. Un album qui s’écoute facilement, qui apporte une vraie fraicheur et qui est abordable par tous. Tiens, justement en plus, ce « par tous » ou « pour tous » correspond aussi au projet soutenu par la vente de ce CD. L’album "textUre" est en effet le fruit d'une collaboration entre l'association "Entraide Le Relais" et Thierry Ostrini, qui parraine le projet de la résidence intergénérationnelle "Le Parc" à Mundolsheim. Conjuguer les talents pour promouvoir le vivre ensemble... Mais revenons aux chansons. Si Thierry reste dans un univers sonore assez habituel, bien que l’apport de quelques couleurs lounge-électro élargi le spectre musical, il y a une puissante confirmation que son énorme talent se trouve dans l’écriture des textes. Une facilité pour jouer avec les mots. Donner un sens profond aux choses tout en surfant sur une certaine légèreté verbale pas désagréable et qui n’effraie pas, ne bouscule pas ou juste ce qu’il faut pour réfléchir…

    De quoi parle-t-il ? Où veux-t-il m’emmener ?... Car oui, avec Thierry un album est toujours une progression, un chemin qui prend là un virage pour nous ouvrir à de nouveaux horizons où une éclosion de petits tableaux de la vie courante se présentent alors à nous.

    En tout cas, TextUre marque le retour d'un artiste qui fait du bien, dans tous les sens du terme... du bien artistiquement et, tout autant, humainement.

    flyer ostrini recto   flyer ostrini verso

     


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