• Un an après sa sortie aux États-Unis, My Wonder Women est maintenant dans les salles françaises. La réalisatrice Angela Robinson signe ici un très joli film plein de délicatesse malgré des thématiques « osées » autours des origines de la célèbre Amazone sexy au lasso magique et révélateur de vérité, cherchant à faire triompher la flamme de la justice et incarner l'idée d'un féminisme libre et triomphant.

     

    MY WONDER WOMEN AFFICHE 

    Professeur de psychologie à Harvard dans les années 30, William Marston mène avec sa femme des recherches sur la création d’un détecteur de mensonges. Une étudiante devient leur assistante, et le couple s’éprend de la jeune femme. Un amour passionnel va les lier, et ces deux femmes deviennent pour Marston la source d’inspiration pour la création du personnage de Wonder Woman.

     

    Je commencerai mon commentaire en soulignant la très belle réalisation. Une mise en scène assez classique mais qui joue habilement, grâce notamment à la photo de Bryce Fortner, à recréer avec charme et talent cet environnement si particulier des années 30-40. Ce sont aussi les costumes de Donna Maloney, les décors de Carl Sprague… tout participe à une atmosphère bien particulière donnant l’impression de retourner dans ces décennies passées où puritanisme, patriarcat et conservatisme sont de rigueur... du moins en façade. 

    D’un point de vue technique, on saluera également le très bon montage de Jeffrey M. Werner qui permet à une histoire non-linéaire, et s’étendant sur plusieurs années, d’être parfaitement claire, sans lourdeurs ni complexités.

     

    my wonder women le trio

    Une réussite pour My Wonder Women qui s’appuie évidemment aussi sur la qualité des acteurs et, en particulier, du trio phare de l’histoire. Rebecca Hall en premier lieu, dans le rôle d’Elizabeth Marston, est absolument géniale avec une assurance et un jeu qui donne à son personnage une vraie épaisseur et où, souvent, son visage avec ses expressions suffisent pour comprendre ses pensées profondes, qui jouent un rôle tout à fait prépondérant. Luke Evans (William Marston) & Bella Heathcote (Olive Byrne) sont aussi dans une extrême justesse d’interprétation qui permet aux spectateurs d’être pleinement embarqués dans cette histoire faite d’amour, d’une certaine violence et surtout de beaucoup de passion.

     

    Alors, justement, venons-en maintenant à l’histoire et, plus précisément, aux enjeux du récit. « Êtes vous normal ? Qu’est ce que la normalité ? » demande le professeur Marston à ses élèves au début du film. Ces questions révèlent finalement d’emblée toute la problématique profonde du film. Si Marston est resté célèbre, c’est avant tout par son invention du détecteur de mensonge et par la création du personnage de Wonder Woman. On peut alors se demander comment le lien peut être fait entre les deux ?… Pourtant, c’est bien là que réside en grande partie l’intérêt du film. Au sein de l’histoire, les deux éléments s’avèrent intimement liés. Le premier conduit vers le second et le nourrit d’une dimension, à la fois sociologique et psychanalytique. Le détecteur de mensonge sert en effet de révélateur de ce que nous sommes vraiment, derrière notre apparence, ce que l’on pourrait qualifier notre masque social. Et en nous dévoilant tous les secrets de la naissance de l'Amazone Wonder Woman, ce personnage de fiction créé finalement à partir de deux véritables femmes, deux Wonder Women, nous découvrons alors une mise au monde teintée de refoulement, et un mode de vie libertaire en bute à une société morale extrêmement rigide. 

     

    My wonder women

    Déviances, donc, aux yeux de certain, subversion sans doute… simple histoire passionnée et d’amour sincère… chacun pourra regarder librement le film comme il le ressent, comme il le souhaite… mais sans jamais y trouver de quoi être choqué car, clairement, jamais le film ne tombe dans une forme de travers voyeuriste qui aurait pu être facile et racoleur. C’est la beauté et l’émotion qui l’emportent et font ainsi de My Wonder Women un excellent film émouvant et bienveillant, qui de plus résonne fortement avec une actualité contemporaine… 80 ans plus tard.

     

     


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  • Il y a trois ans, le monde découvrait Deniz Gamze Ergüven, réalisatrice franco-turque, avec son premier long métrage, Mustang, qui allait être récompensé par quatre César (dont celui du meilleur premier film), le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère et une nomination aux Oscars. Changement assez radical avec Kings, qui nous plonge au cœur des émeutes raciales à Los Angeles en 1992, fruits de l’affaire Rodney King, même si la jeunesse reste aussi le fil conducteur de cette histoire construite comme sur une corde tendue toujours prête à rompre brutalement.

     

    kings

    1992, dans un quartier populaire de Los Angeles. Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile. À la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

     

    Kings est un drame qui se développe à la fois sur l'axe familial, politique et social. Deniz Gamze Ergüven nous immerge dans la vie d’une famille afro-américaine qui vit dans un quartier marqué par la violence, mais aussi par le bruit... cris, hurlements, sirènes, tirs… ambiance sonore amplifiée et exacerbée par le quotidien de cette famille où la magnifique et bouleversante Halle Berry campe Millie, une mère, seule, totalement débordée, qui recueille des enfants en difficulté, tandis que Daniel Craig son voisin est un écrivain alcoolique, bougon et colérique. J’insiste sur cette notion de bruit car il participe constamment à une forme de surenchère globale qui donne à Kings de nous mettre à la fois sous pression et comme en immersion dans l’histoire racontée. Au son s’ajoute aussi les plans serrés sur les visages des comédiens qui traduisent le sentiment de suffocation ressenti par les personnages et par effet de contamination par le spectateur.

    halle.berry kings

    Le film s’ouvre sur une séquence brutale du meurtre sanglant de la jeune Latasha, qui sonne le désir de vengeance de la population noire quand une simple sentence faite de sursis et d’amende tombe. Tout au long de son film la réalisatrice va agrémenter son scénario d’images d’archives et le construire comme une sorte de docu-fiction afin de magnifier l’impression de réalisme. Il faut le dire, il y a pour moi une vraie beauté esthétique dans cette façon de faire un cinéma du réel sans artifice. Autre point réussi à noter, dans la capacité de la cinéaste d’égrener de nombreux petits moments de bonheur ou d’humour au milieu des émeutes et du drame, même si le chaos reste tout de même le point d’orgue inévitable. 

     

    En ce qui concerne les thématiques abordées, elles sont nombreuses. Kings parle bien évidemment des questions d’injustice, de race, de violence et de non-violence. Cela en fait d’ailleurs un film particulièrement intéressant dans cette année de commémoration des cinquante ans de la mort de Martin Luther King. Mais il y a aussi beaucoup plus à y voir, avec des choses autour de la famille, de ce qui nous fait être famille, de l’éducation. Je veux redire encore la qualité d’interprétation d’Halle Berry dans ce rôle de mère courage exceptionnelle qui se bat pour protéger les siens et ceux qui le sont devenus. Les protéger des dangers qui ne sont pas tant là à l’intérieur du cocon familial, comme dans Mustang, mais à l’extérieur, dans un monde en furie où on ne sait plus à quoi se fier et vers qui se tourner. Il y a une réflexion d’ailleurs très pertinente sur la puissance de l’engrenage qui se manifeste dans ces circonstances ou la normalité s’efface. On pourrait là se souvenir des paroles néotestamentaires de l’apôtre Paul… « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ». Enfin, impossible de parler de Kings sans évoquer la jeunesse, car c’est dans leurs yeux que les événements se présentent à nous. C’est au rythme de ces adolescents, pris dans un vrai tourbillon tant de leurs sentiments et émotions, que de ce qui leur est imposé par les autres, que nous avançons comme marchant sur une corde tendue prête à rompre brutalement. Et l’on peut passer ainsi d’une scène d’apparition tendre et lumineuse d'une fille pas comme les autres (Rachel Hilson) devant les yeux ébahis et amoureux de Jess (Lamar Johnson) à la traversée nocturne et enfumée faisant de Los Angeles un décor de film d'horreur ou apocalyptique de ces deux mêmes protagonistes.

    kings   kings

     

    Deniz Gamze Ergüven confirme là ses talents et sa grande justesse en termes de casting et direction de jeunes acteurs (comme avec Mustang) à qui elle réussit parfaitement à faire porter sur leurs visages cette effroyable violence d’une adolescence brisée par les événements. 

     

     


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  • Le film Marie Madeleine, fraichement sorti sur les écrans français et toujours à l’affiche de bon nombre de cinémas, offre une relecture des derniers jours de Jésus-Christ. Cette histoire maintes fois racontée nous est présentée ici sous l’angle différent d’une femme terriblement moderne et incarnée avec force et vérité par la magnifique Rooney Mara.

     

    Marie Madeleine

    Marie Madeleine est un puissant portrait imaginé de l'une des figures spirituelles les plus énigmatiques et sans doute incomprises de l'histoire. Le biopic biblique raconte le cheminement de Marie, une jeune femme à la recherche d'une nouvelle façon de vivre. Contrainte par les hiérarchies et les inégalités de genre de l'époque, Marie défie sa famille traditionnelle de rejoindre un nouveau mouvement dirigé par le charismatique Jésus de Nazareth (Joaquin Phoenix). Elle trouve rapidement sa place à côté de lui et de ses disciples, au cœur d'un voyage qui les mènera à Jérusalem.

     

    Avec Marie Madeleine, le réalisateur australien Garth Davis, après son film Lion, nous rappelle combien le texte biblique, et l’Évangile en particulier, s’offre à nous dans la liberté. Que celui qui a des oreilles entende… et comprenne… et raconte à sa façon, dans sa manière d’imaginer le récit conté en y mettant les images, en comblant les vides… comme le faisaient tous ceux qui écoutaient les paraboles de Jésus. C’est cet aspect qui ressort sans doute en premier lieu car, il faut le dire, c’est avant tout une extrapolation réussie du récit biblique qui nous est proposée. Alors bien sûr, tout cela est inspiré de divers moments particuliers des évangiles canoniques ou apocryphes que l’on perçoit mais sans se préoccuper de l’exactitude des détails, de la chronologie ou autre historicité mais en imaginant et en construisant ainsi une belle histoire, beaucoup plus proche du film d’auteur que du péplum et résonnant avec une vraie contemporanéité et sans tomber non plus dans la facilité des sous-entendus dont on a pu avoir l’habitude autour de Marie Madeleine.

     

    Marie Madeleine 

    Le producteur Iain Canning explique ainsi les choses : "Nous avons senti que la perspective féminine de la vie et de la mort de Jésus était une nouvelle façon d'aborder les choses et qu'elle éclairerait aussi les problèmes contemporains."Et la productrice Liz Watts ajoute : « L'Histoire peut être interprétée et c'est une histoire que nous racontons, mais nous voulons qu'elle soit très respectueuse de la foi des gens. »

     

    On peut ressortir un certain nombre de pistes intéressantes dans ce récit ainsi proposé :

     

    - Il y a cette compréhension diverse qui existe au sein même des disciples concernant Jésus et de « son projet ». Cela renforce d’ailleurs cette possibilité offerte de réinterprétation des textes cinématographiquement. Si plusieurs s’attendent à une venue du « Royaume » sur Terre, à du miraculeux, à du sensationnel… parfois, comme ici avec Judas, pour répondre aussi à des besoins intimes et personnels, Marie elle reconnaît que le « Royaume » doit commencer en nous-mêmes. Ce message est tout autant révolutionnaire aujourd'hui qu’à cette époque et mérite d’être rappelé, nous introduisant dans une forme active, impliquante et engageante de la foi. À propos de Judas, joué admirablement par Tahar Rahim, il est d’ailleurs intéressant d’envisager sa personne et son attitude autrement. La complexité de tout individu est telle que, là encore, l’ouverture à une liberté d’interprétation est possible et même utile.

     

    - Marie Madeleine dépeint aussi une femme qui est déterminée à obéir à son appel à suivre Jésus - quoi que le monde puisse penser et quelques soient les obstacles qui viennent sur le chemin.“Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde qu’une femme prit et sema dans son champ”. Telle est la première phrase de Marie Madeleine que l’on entend en voix off, alors que, dans une scène marquante qui reviendra plus tard, l’héroïne du film s’enfonce lentement dans les eaux du lac de Tibériade. Le réalisateur a remplacé à dessein par “femme” le terme “homme”, que l’on retrouve dans la plupart des traductions du verset 31, chapitre 13 de l’Évangile de Matthieu.Un film qui revalorise clairement le rôle des femmes en général dans l’essor du christianisme, ce qui peut s’avérer important pour les femmes dans les Églises d’aujourd’hui, les encourageant à se sentir pleinement membres de leurs communautés. C’est donc un sujet intemporel là encore. J’ai personnellement aussi apprécié de voir la manière dont le réalisateur imagine l’implication de Marie au sein du groupe, propulsée par Jésus comme celle qui devient ses mains et sa voix pour propager la Bonne Nouvelle aux autres femmes. Détail on ne peut plus intéressant surtout quand on pense aux freins existants à cette époque dans les « relations sociales » permises entre hommes et femmes. 

    jesus

    - Et puis il y a Jésus… Son portrait dans Marie Madeleine nous met au défi de penser à quel genre de Messie il était vraiment, et quel genre de royaume il est venu apporter. Mais aussi il nous offre une façon de le voir, au sens propre du mot, différemment, loin des clichés habituels. Un Jésus qui peut rire mais qui laisse apparaitre aussi sa douleur, sa fatigue, sa peine, sa colère. En gros… voilà un Jésus qui a du caractère, ce qui manque terriblement trop souvent à sa représentation classique… et ça j’aime !

     

    Avec son esthétique très raffiné, une présence musicale d’une qualité remarquable et son rythme lent Marie Madeleine est un film que l’on peut considérer comme contemplatif mais aussi percutant qui souffle en tout cas un fort vent de liberté qui fait du bien et peut nous bouger sur nos lignes idéologiques sclérosantes. 


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  • Retrouvez la version vidéo sur ma chaîne Youtube 

    Méliès. Pasolini, Cavalier et maintenant Cédric Kahn…  Il n’est pas besoin d’être croyant pour approcher la foi derrière une caméra, pour coucher sur pellicule ce qui touche à l’expérience spirituelle, à l’invisible... La prière raconte un miracle, celui d’une conversion étonnante et émouvante mais avec la distance nécessaire pour laisser au spectateur sa liberté de croyant ou d’athée. 

    La prière

    Thomas a 22 ans. Il est héroïnomane et cherche à échapper à son addiction. Pour sortir de sa dépendance, il rejoint une communauté catholique isolée dans la montagne et tenue par d’anciens drogués qui se soignent notamment par la prière. Il va y découvrir l’amitié, la règle, le travail, l’amour et la foi… 

    Cédric Kahn signe ici un film de très belle facture avec une grande délicatesse tant technique que scénaristique et avec également beaucoup de respect dans son approche de la religion. Cette histoire n’est pas pour autant sage ou plutôt mièvre mais choisi d’affronter la difficile réalité d’une sortie de dépendance avec ses manifestations physiques et psychologiques. Elle ne fait pas non plus l’impasse sur les échecs et les souffrances. Cédric Kahn parle de tout ça mais sans excès et se fixe davantage sur, ce que j’appellerai, les facteurs de transformation. Car dans tout cheminement, comme celui de Thomas, il y a des événements, des rencontres, des circonstances particulières qui sont des clés à la transformation, à la conversion pourrait-on ajouter en la circonstance. Ils seront là, par exemple, repérés dans la relation avec Sibylle, dans la remise en question énergique de sœur Myriam, dans la présence et les mots de Pierre, devant la mort d’un compagnon, dans un face à face avec la poudre blanche ou seul dans la montagne confronté à la douleur. Tous ces facteurs de transformations deviennent donc des instants clés du parcours de Thomas et peuvent nous renvoyer aux nôtres. Ils sont des moments précieux de ce film qui lui donnent une vraie puissance émotionnelle.

    Justement, on appréciera le talent de Cédric Kahn pour filmer aussi justement les détails du récit, donnant une quasi dimension de documentaire immersif à son œuvre. Je pense ici aux gestes simples du travail, aux pratiques spirituelles dont celles de la prière, à ce moment délicieux de témoignages pluriels lors de la fête d’été mais aussi aux moments de détente avec chants et guitare entre jeunes cabossés cherchant à se reconstruire. 

    La prière 

    Si le film s’appelle La prière, il est clair que la spiritualité est au cœur de ce récit initiatique que l’on pourra sans peine identifier comme une forme de parabole. Il sera ici question de foi, de miracle, de vocation, de cette hésitation légitime entre plusieurs trajectoires possibles. Il est particulièrement intéressant d’avoir ce récit venant non d’un chrétien militant mais de quelqu’un qui se définit lui-même comme agnostique et qui travaille le sujet donc dans une approche neutre mais respectueuse, considérant, pour reprendre un extrait d’interview, que « si on y pense, tout est question de foi dans la vie, l’amour, la passion, l’engagement ». On notera aussi qu’ici, même si la dimension spirituelle est un outil précisément actif dans la « guérison » de ces jeunes, la conversion ne va pas de soi… elle est possible, elle est offerte mais elle ne s’impose pas… comme dans la vie. En s’installant dans cette communauté chrétienne, La prière devient également un plaidoyer pour l’importance essentielle des règles et des cadres dans la construction individuelle, tant pour soi donc que vis-à-vis de la relation aux autres, de la construction d’une communauté. Une façon de vivre qui l’emporte sur une soi-disante idée de liberté de se camer, de maltraiter les autres, de les exploiter. Enfin, si ici la communauté est catholique avec une théologie propre à cette confession pour accompagner le travail avec ces jeunes, on pourra penser plus largement aux nombreuses œuvres chrétiennes diverses, et protestantes notamment, qui s’impliquent dans ce combat pour la vie et l’amour du prochain. 

    Mais un bon film est aussi fait de bons acteurs et Cédric Kahn révèle ici plusieurs jeunes comédiens vraiment excellents avec en première ligne Anthony Bajon, dans le rôle de Thomas, qui a largement mérité son prix d’interprétation à la Berlinale. À ses côtés, c’est en fait le collectif qui l’emporte. Une sorte de justesse générale qui permet d’ailleurs de donner force et sens à la communauté formée par ces jeunes. Et puis, encore un peu plus à côté, la très jolie Louise Grinberg, sorte de souffle rafraichissant en la personne de Sibylle, ou bien la courte mais énergique apparition de la grande Hanna Schygulla dans le rôle de Sœur Myriam.

    La prière pour survivre   La prière Hanna

    Pour terminer, certains pourront sans doute reprocher une sorte de facilité dans la conversion de Thomas, mais c’est aussi ça la foi finalement. Elle se manifeste parfois brusquement sans logique humaine, avec une capacité à nous dérouter… et elle ne s’explique pas. C’est peut-être ça aussi la réussite de La prière avec, en cerise le gâteau, une fin ouverte que je ne vous spoilerai pas mais qui me convient tout à fait personnellement.

     

     


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  • Ce soir, l’académie des Oscars remettra ses récompenses une fois de plus... 90ème cérémonie ! Une année 2017 extrêmement riche cinématographiquement... Humblement et de façon purement subjective, je vous livre, non pas mon pronostique, mais mon palmarès personnel.

     

    MES OSCARS 2018

     

    MEILLEUR FILM 

    Three Billboards : les panneaux de la vengeance

    (Même si La forme de l’eau...)

     

    MEILLEUR RÉALISATEUR 

    Guillermo del Toro (La Forme de l'eau)

    (Même si Christopher Nolan...)

     

    MEILLEUR ACTEUR 

    Daniel Kaluuya (Get Out)

    (Même si Gary Oldman...)

     

    MEILLEURE ACTRICE 

    Frances McDormand (Three Billboards : les panneaux de la vengeance)

    (Même si Saoirse Ronan...)

     

    MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE 

    Sam Rockwell (Three Billboards : les panneaux de la vengeance)

    (Même si Richard Jenkins...)

     

    MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE 

    Laurie Metcalf (Lady Bird)

    (Même si Octavia Spencer...)

     

    MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTÉ 

    Bof.. mon enveloppe reste vide

     

    MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL 

    Get Out

    (Même si Three Billboards...)

     

    MEILLEUR FILM D'ANIMATION 

    La Passion Van Gogh 

     

    MEILLEURE PHOTOGRAPHIE 

    Dunkerque 

    (Même si La Forme de l'eau...)

     

    MEILLEURE MUSIQUE (bande originale) 

    Dunkerque 

     

    MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE 

    The Square (Suède)

    (Même si Loveless (Russie)...)

     

    MEILLEUR LONG-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE 

    Faces Places (Visages villages) un peu de chauvinisme ne fait pas de mal quand même :)


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