• L’ONG protestante évangélique de solidarité internationale LE SEL sort, en partenariat avec les éditions BLF, un livre intitulé « Ils ont aimé leur prochain ». Le résultat d’un travail pertinent et efficace de Nicolas Fouquet, en charge de l’éducation au développement au sein de cette structure et qui a pour mission notamment d’encourager la réflexion sur les questions de pauvreté et de développement. 

    ils ont aimé leur prochain

    Si les besoins directement liés à la valeur « solidarité » semblent prégnants dans notre société contemporaine tant les situations de souffrance, d’injustice et de pauvreté sont nombreuses, il n’en demeure pas moins que la « solidarité, ça ne date pas d’hier » ! C’est ce que cet ouvrage nous rappelle au travers les portraits d’une trentaine de figures chrétiennes qui se sont engagées sur cette voie de la générosité et de la bienveillance. Des histoires qui, au-delà de simplement nourrir une culture historique et spirituelle passionnante, offre aussi un source d’inspiration formidable pour l’aujourd’hui et nos engagements possibles individuels et collectifs. Car s’ils ont influencé la société de leur époque allant même jusqu’à souvent marquer des générations, ils étaient pourtant comme nous, des gens ordinaires. 

    De Martin de Tours au docteur Denis Mukewege (qui signe d’ailleurs la préface) en passant par George Müller, Henry Dunant, William Booth ou encore Pandita Ramabai, ces hommes et femmes étaient tous remplis de foi et ont su laisser leurs convictions chrétiennes guider et concrétiser des actions envers ceux qui avaient besoin.

    En tant que pasteur et chargé du développement et de la communication de la Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France, j’ai pu participer activement à notre dernière pastorale nationale qui avait pour thème « Réconciliation & Baptisme – des racines et des ailes ». Ce livre vient parfaitement en écho au travail et à la réflexion de cette dernière. Il nous permet d’entrer et de cultiver le souvenir. Non pas s’arrêter pour regarder en arrière, en développant ainsi une forme de nostalgie, d’un « c’était tellement mieux avant » et finalement se stopper soi-même dans sa marche, mais, au contraire, entrer dans une véritable dynamique où le souvenir porte et accélère nos pas et notre engagement propre. C’est un ancrage dans une identité chrétienne qui permet cette projection en avant par une interpellation voir même une appropriation de ces histoires humaines, ces « story-telling » émouvantes et simples à la fois. Car l’une des forces de « Ils ont aimé leur prochain » se situe sans doute dans une approche facile de ces histoires et accessible à tous (d’où l’utilisation de ce terme « story-telling »). On lit avec plaisir ces portraits en passant par des périodes historiques très différentes et par des situations aussi très diverses. L’occasion par exemple de relire quelques aspects du parcours de Martin Luther King  qui en 2018 sera particulièrement à l’honneur 50 ans après sa mort. Et se laisser marquer par de nombreuses citations qui émaillent les récits comme celle de Caroline Malvesin, une institutrice bordelaise d’adoption qui, en 1839, fut bouleversée par une prédication du pasteur Adolphe Monod et senti un besoin irrésistible de consécration totale de sa vie au Christ, et participa à la fondation de la communauté des Diaconesses de Reuilly, une communauté de vie, d’inspiration monastique enracinée dans les Églises de la Réforme et ouverte au dialogue œcuménique, à un service diaconal diversifié, et à l’accueil de tout être en quête de Dieu : " Que ce soit à la gloire de Dieu et non pour la gloire qui vient des hommes que nous travaillions, que l’orgueil ne vienne pas étendre sa lèpre sur l’œuvre que le Saint-Esprit peut seul réaliser ; humbles moyens choisis par sa grâce, que l’instrument ne se substitue pas à la main qui le dirige. "  

    Une très belle réussite que ce livre qui peut notamment devenir une très bonne idée cadeau de Noël donnant un sens particulier à votre présent.

     


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  • Depuis le 17 octobre, Jésus se donne en spectacle au Palais des Sports de Paris. En même temps, ce n’est pas une surprise… Depuis des mois la « Bonne Nouvelle » est, en effet, affichée dans toute la capitale (et au-delà) au travers d’une affiche en noir et blanc, dévoilant un visage christique stylisé à tendances hipster. Pouvait-on y voir un signe annonciateur d’un spectacle résolument osé, décalé et moderne ? 

    Jésus le spectacle

    Deux soirs après la première, je me suis donc décidé à me faire MON idée, en essayant au maximum de ne pas me laisser influencer par les commentaires et critiques diverses. Pour aller jusqu’au bout de mon opinion et de ma liberté, j’ai même fait le choix d’acheter ma place, comme tout le monde… sans profiter d’une quelconque invitation. Et me voilà donc ce jeudi 19 octobre entrant avec curiosité dans cette belle salle de spectacle parisienne où, dans les années 80 puis en 2000, Jésus avait déjà fait escale par le truchement artistique de Robert Hossein.

    Surprise agréable mais peut valorisante, mon billet premier prix se transforme en une place plutôt très bien placée. Et oui, la salle est loin d’être pleine et on a réduit donc la capacité d’accueil pour que tout semble bien rempli. Qu’importe, ne nous faisons pas d’idées préconçues… Les lumières s’éteignent… et nous voici en Galilée, il y a plus de 2000 ans.

    Jésus le spectacle

    Rassurez-vous, je ne vous referai pas ici tout le spectacle et ne spoilerai absolument rien… promis ! Mais je vous partagerai juste quelques commentaires personnels, en insistant bien sur le fait qu’il s’agit d’un ressenti tout à fait subjectif.

    La première chose à dire, me semble-t-il, c’est qu’Obispo et Barratier nous livre ici du beau spectacle. Décors, lumière, talents vocaux… le résultat est là. On pourra regretter quelques petits bugs légers ici ou là, quelques hésitations ou bafouillis mais rien de bien grave et nous n’en sommes encore qu’au tout début des représentations. Jolis textes, « Obispo mélodies & arrangements » (il est clair que la « patte » Obispo est hyper reconnaissable… on ne se refait pas), et des artistes qui se révèlent comme, plus particulièrement, Anne Sila dans le rôle de Marie, Crys Nammour dans celui de Marie-Madeleine, ou Solal en Pilate.

    J’ai aussi apprécié globalement la construction du récit de Christophe Barratier. Si le metteur en scène s’est permis parfois quelques arrangements dans la chronologie des événements, ses choix font sens et donnent de l’efficacité à l’histoire. Autre constat, la volonté affirmée d’être proche du texte jusqu’à, pour quelques passages importants, reprendre mots pour mots certains versets des Évangiles.

     

    Jésus le spectacle   Jésus le spectacle

    Mais voilà, le Jésus hipster de l’affiche n’est finalement que sur l’affiche. Car pour le reste, j’ai eu l’impression d’assister à une suite de présentations d’images pieuses, très jolies, mais tellement collectionneuses de clichés. Et puis surtout, l’histoire avance au rythme de la ronde pointée sans que la moindre croche se manifeste dans la partition évangélique. Un Jésus tout en lenteur, me donnant l’impression de faire la publicité pour le nouveau « Tranxène ». Et avec ces options rythmiques et visuelles, finalement un Jésus très lisse, évidemment bienveillant, mais ayant perdu de son caractère. Une histoire bien entendu merveilleuse, mais où les aspérités du récit semblent avoir été occultées. Et ainsi encore, la curieuse sensation qu’amour rime nécessairement avec platitude et mièvrerie. Et tout ça est bien loin de « mon » Jésus et de la réalité de la vie. Quel manque de Rock’n Roll dans tout ça ! Alors, pas forcément dans la musique (quoi que… ou du moins quelques ballades supprimées et changées « miraculeusement » en titres pêchus et moins « bisounours »), mais dans les personnages, dans la façon de raconter ce récit révolutionnaire… car c’est quand même cela aussi la Bonne Nouvelle. Une histoire hors norme qui change le monde et va à contre courant de tout à cette époque mais aujourd’hui encore et toujours. Un peu de relief, de salissures, de surprises auraient été tellement bienvenus !

    Mais alors, en même temps, je vous l’accorde volontiers… ce que j’ai regretté personnellement aurait sans doute été pour d’autres la critique précisément, si tels avaient été les choix des auteurs. Mais enfin, j'ose vous donner mon opinion, et puis d'ailleurs... que celui qui n'a jamais critiqué me jette la première pierre !

    Alors, à vous de voir bien évidemment… les goûts et les couleurs ça ne se commande pas ! Et même si la forme m’a déçu, cette Bonne Nouvelle, version Obispo – Barratier, je n’en doute pas, ravira un grand nombre et sera ainsi l’occasion de rappeler quelques points essentiels de cette histoire qui s’est déroulée de Nazareth à Jérusalem il y a plus de deux millénaires et continue aujourd’hui encore de transformer tant de vies…


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  • Hasard du calendrier… alors que sort ce mercredi la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, The square, où l’art contemporain est au cœur de l’histoire, la Fondation Louis Vuitton, de son côté, accueille plus de 200 œuvres issues des collections du MoMA (Musée d’Art Moderne de New York). Occasion de vous parler de ces 2 événements qui se font écho en un seul et même article.

    the square

    Alors, penchons-nous d’abord sur The Square, film du réalisateur suédois Ruben Östlund, qui s’était fait connaître précédemment avec Snow Therapy, qui pose ici un regard caustique sur nos lâchetés et interroge le "vivre ensemble" de nos sociétés en partant de l’histoire de Christian, un père divorcé qui aime consacrer du temps à ses deux enfants. Christian est conservateur apprécié d’un musée d’art contemporain. Il fait aussi partie de ces gens qui roulent en voiture électrique et soutiennent les grandes causes humanitaires. Il prépare sa prochaine exposition, intitulée « The Square », autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard de leurs prochains. Mais il est parfois difficile de vivre en accord avec ses valeurs : quand Christian se fait voler son téléphone portable, sa réaction ne l’honore guère… Au même moment, l’agence de communication du musée lance une campagne surprenante pour The Square : l’accueil est totalement inattendu et plonge Christian dans une crise existentielle.

    The Square est un film où l’ascenseur émotionnel fonctionne à merveille. On rit beaucoup, surtout dans toute la première moitié de l’histoire. Du rire généralement de situations, souvent grotesques, faites aussi de non dits qui parlent vrai, qui nous laissent comprendre des choses sans forcément avoir besoin de les prononcer. Et puis c’est le silence qui s’installe dans la salle obscure… silence profond face à un homme qui sombre dans une forme de chaos symbolisé admirablement dans cette scène où il se retrouve sous une pluie battante sur des poubelles qu’il éventre laissant les déchets et autres détritus se rependre autour de lui, dans l’espoir de retrouver quelques mots sur une feuille de papier. Et les sourires reviennent… mais la tension monte encore d’un cran avec cette scène ubuesque de dîner de gala, où un artiste entre, dans la peau d’un homme singe. Il s'en prend aux convives, d'abord amusés puis tétanisés, quand la créature tente de violer une femme. Le malaise se répand provoquant colère et violence. Des sentiments qui s’extériorisent quitte à en perdre même ses valeurs premières, son intégrité. C’est finalement l’un des enjeux intenses que révèle le scénario. Comment ce qui semble construire l’humain et une société sereine et bienveillante peut exploser facilement provoquant toutes sortes de réactions en chaîne ? Une critique finalement assez acerbe d’une société lissée et bien-pensante mais pourtant fragile et prête à exploser comme une enfant mendiante dans un carré. (je n’en dirai pas plus pour éviter le spoiler)

    the square 

    Et puis il y a l’art au cœur de l’histoire. Contemporain qui plus est, avec tout ce qui peut sembler de non sens ou d’arnaque… Ce « grand n’importe quoi » qui peut malgré tout émouvoir, surprendre, interpeller. Que l’on cherche à tout prix à expliquer alors que justement il n’y a pas forcément à comprendre mais juste se laisser toucher. Et la magnifique exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » nous le rappelle aussi d’une autre façon. Depuis le 11 octobre s’est ouvert à la fondation Vuitton une exposition qui raconte l’esprit du MoMA depuis son ouverture en 1929 jusqu’à son agrandissement prévu en 2019. L’ensemble des œuvres est présenté à la fois de manière thématique et chronologique. C’est bien une magistrale leçon d’histoire muséologique suivant une chronologie de l’art bien balisée. Celle du fameux « canon » moderniste que le musée a contribué à bâtir, partant de Cézanne pour s’ouvrir ensuite aux artistes américains et enfin à une vision globale de l’art. 

    être moderne : le MoMA à Paris

    On commence donc avec les grands classiques du début de la modernité comme Cézanne, Matisse puis Picasso en passant par Hopper. Et bien sûr, on retrouve également les œuvres de l'abstraction américaine : les couleurs qui flottent de Mark Rothko ou encore les grands jets de peinture de Jackson Pollock. Les émotions sont variables, et les formes présentées le sont tout autant, car cette exposition nous présente une vision pluridisciplinaire : du roulement à billes aux dessins animés de Walt Disney, des archives de la danse au cinéma, de la photo au design, tout fait œuvre. Affiches, photos, objets, films… On se pose pour regarde le premier film Mickey en noir et blanc. On s’arrête devant la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp. On sourit devant certaines œuvres moins évidentes comme ce « square » qui rappelle étrangement celui de Östlund. On entre dans la magnifique salle consacrée au Pop Art, spectaculaire elle aussi, et on s’arrête nécessairement devant la série des soupes Campbell d'Andy Warhol, peintes à la main, mais aussi devant une superbe Fender Stratoscaster. On réfléchit devant des œuvres qui choisissent le détournement pour devenir militante. Puis on redevient adolescent en entrant dans une guerre intergalactique, prenant les manettes du classique « Space Invaders » tout en ayant un œil sur les emojis du japonais Shigetaka Kurita, créateur original de ces amusants pictogrammes dont on ne peut plus se passer. Et enfin, cerise sur le gâteau, on ferme les yeux pour écouter le Motet à 40 voix, dans une interprétation spacialisée de « Spem in Alium Nunquam Habui », où chaque haut parleur, disposés en cercle, diffuse l’une des 40 voix pour lesquelles la partition fut écrite.

    L’expo est présentée jusqu’au 05 mars 2018, et vous laisse donc le temps de trouver un créneau pour y aller… ce serait dommage de la manquer ! Occasion, qui plus est, de découvrir cet écran sublime qu’est le bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, vous offrant notamment un panorama magnifique sur Paris et ses alentours.

     

     

    Quelques photos que j'ai prises de l'expo MoMA : 

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    MoMA

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  • Un mook, contraction de « magazine » et de « book », est une sorte d’hybride entre le livre et le magazine. C’est généralement une revue privilégiant les grands reportages et les enquêtes approfondies, avec textes, dessins, photos, etc. Jésus aura prochainement son mook tiré à 100.000 exemplaires et faisant écho à la Comédie Musicale éponyme. À cette occasion, j’ai pu rencontrer Pierre Chausse, directeur de la société Première Partie qui l’éditera.

     

    PIERRE CHAUSSEPierre Chausse, racontez-nous la genèse du projet ?

    Il a été développé il y a maintenant 4 ans au Pays Bas avec la volonté de sortir un magazine à destination du grand public qui parle de Jésus avec un angle séculier. L’objectif, du point de vu chrétien, est rappeler d’abord que Jésus existe. Oui, il y a encore des gens qui croient en lui dans notre société contemporaine et ce Jésus a eu un impact très important dans notre culture, dans nos valeurs. Aux Pays-Bas, ils ont choisi comme rédacteur en chef un homme qui est un auteur de romans à succès, Arthur Japin, qui est connu pour être particulièrement anticlérical et avoir un mode de vie très peu chrétien. Ils lui ont lancé un défi : on te paie un aller retour pendant 40 heures dans le désert du Néguev en Israël. Tu seras tout seul dans le désert avec les évangiles. Tu les liras et ensuite tu dirigeras un magazine sur Jésus en tant que rédacteur en chef et tu nous expliqueras quel est ton rapport à Jésus après cette expérience. Et voilà, comment « Jezus » a été lancé. 

    Alors présentez-nous le davantage…

    Cela se présente comme un magazine d’art de vivre avec plusieurs chroniques autour de Jésus (ex : chronique Mode, chronique un peu sociale sur l’impact de Jésus dans la société Néerlandaise, d’autres choses complètement décalées qui peuvent être jugées blasphématoires par certains chrétiens sur la figure du Christ). De la réalité augmenté… On est un peu à la pointe de la technique et avec un ton qui se veut volontairement populaire, qui brasse et englobe très largement la société aujourd’hui et ses codes culturels pour présenter Jésus. En gros, mettre Jésus dans les kiosques, dans les maisons… et ensuite on laisse l’Esprit Saint agir. L’objectif n’est pas d’avoir un discours religieux mais un discourt apologétique. Parler de culturel, sans chercher à présenter des vérités de foi mais plutôt un message, une personne. Et ensuite on laisse la graine germer.

    JÉSUS le mag

    Et donc pour la France ?

    Nous avons donc décidé d’adapter le magazine il y a un an maintenant et de le coupler avec la Comédie Musicale de Pascal Obispo.

    Est-ce le même texte pour la version française ?

    En partie, le texte ne sera pas le même intégralement. On reprend à peu près 40% du contenu original que l’on traduit. Il y a des rubriques par contre où l’on reprend le concept mais on va prendre un intervenant plus connu dans la société française. Typiquement il y a une chronique gastronomique, et comme nous sommes en France il était difficile de garder un chef Néerlandais, avec nos chefs français !

    (rires) Un blasphème ?

    Oui en quelque sorte (rires)… Il y a aussi des positionnement qui n’étaient pas tout à fait adaptés à la société française, globalement postchrétienne mais quand même plus latine et catholique que la société Néerlandaise, qui elle a un coté beaucoup plus libéral et hipster.

    Pascal ObispoTu parlais d’un rédacteur en chef connu pour la version néerlandaise… et en France ?

    Oui c’est Pascal Obispo qui a jouera ce rôle. Il va signer plusieurs documents. Il y aura notamment un grand entretien dans lequel il expliquera sa démarche en tant que créateur du spectacle Jésus. Il parlera également dans un autre article de l’influence de Jésus dans la musique et il signera un édito. À savoir aussi que le magazine sera vendu comme produit dérivé du spectacle à la sortie, dès qu’il sera imprimé. C’est un projet assumé en partenariat avec la comédie musicale. Nous ne reprenons pas leur image en disant « on va surfer sur l’événement… ». C’est vraiment en lien direct avec eux. 

    Graphiquement vous gardez le même design, même couverture que la version néerlandaise ?

    Globalement dans l’esprit oui, mais on change la couv. On prend Mike Massy, l’acteur qui joue le rôle de Jésus. Nous avons fait une séance photo spéciale pour le magazine.

    Donc Obispo, Mike Massy… qui d’autres comme personnalités ?

    Notre partenariat avec Sony nous a conduit à chercher des figures qui peuvent parler à tout le monde. Frédéric Lenoir, par exemple, qui sur les deux dernières années est l’auteur qui a vendu le plus de livre. Il a un discours que l’on pourrait qualifier d’humaniste sur la personne du Christ. C’est quelqu’un qui a été un chrétien mais qui maintenant à un discours intéressant sur l’angle que l’on aborde c’est à dire cet impact spirituel de Jésus sur l’imaginaire collectif.

    Nous avons également Mary Pierce dans la chronique sport. On a Jacques Le Divellec, chef renommé, trois étoiles au Michelin, qui va, dans une chronique intéressante qui s’intitule « qui avait-il dans l’assiette de Jésus ? », recréer un repas que Jésus aurait pu déguster. Le père Alain De La Morandais testera ce repas. On a des personnalités de la télévision comme Nans Thomassey de l’émission « Nus et culottés » qui fait un très beau témoignage sur ce que la figure de Jésus lui apporte. Teddy Riner également, une ancienne présentatrice de télé Frédérique Bedos qui aujourd’hui est sur un projet caritatif audiovisuel « projet Imagine ». Donc voilà des personnes intéressantes, chrétiens ou non, qui ont chacun une histoire avec Jésus.

    Avec ce mook, peut-on parler de magazine haut de gamme ?

    Oui c’est bien cela et qui sera vendu 10 € dans tous les points de vente possibles. Kiosques, librairies, grandes surfaces…

    Diffusé aussi dans les réseaux chrétiens ?

    Oui, les librairies comme la CLC, Certitude, Maison de la Bible, 7ICI, Procure, Siloé…

    Aux chrétiens, on veut expliquer que c’est un bel outil d’évangélisation. Nous allons beaucoup parler de Jésus durant les mois d’octobre et de novembre de ce spectacle donc c’est l’occasion si jamais vous avez des collègues de bureau qui disent « tiens, c’est marrant il y a un spectacle sur Jésus », de leur apporter ce mook qui présentera le message de Jésus mais qui ne sera pas en patois de Canaan. Avec, en plus, un certain nombre de « ctions » grand public qui permettent de l’offrir sans trop de prise de risques.

    Un autre atout du magazine et un élément intéressant à noter, c’est qu’il fait appel à une application Smartphone qui utilise la réalité augmentée. Il suit le cheminement de Jésus de Nazareth à Jérusalem. On a comme ça des doubles pages qui peuvent être scannées par Smartphone et qui, grâce à une vision à 360° par la réalité augmenté nous amène sur les lieux tels qu’ils sont aujourd’hui.

    Il y a, je crois, une chronique Mode ?

    C’est un travail de grande qualité qui a été fait pour la version originale et que l’on va adapter un tout petit peu. Il a été demandé à une styliste d’imaginer comment seraient habillés les personnages de l’Évangile aujourd’hui. Par la suite ces habits ont été donnés à l’Armée du Salut pour être offert à des sdf. C’est important que le message de l’Évangile se vive là… donner ses biens aux pauvres et partager.

    En fait si on feuillette rapidement ce magazine, cela peut paraître quelque chose d’un peu superficiel : mode, cuisine, sport, etc. mais l’objectif c’est d’aller au fond des choses et de montrer comment Jésus a bouleversé la vie de beaucoup de gens qui sont considérés comme des modèles, des personnalités, dans la société d’aujourd’hui que ce soient des sportifs, des animateurs télé, etc.

    Jesus magazine mode

    On aura droit à beaucoup de publicité à l’intérieur ?

    Alors non, on en aura très peu. Ce sera de la publicité offerte à des œuvres chrétiennes et caritatives.

    Il y aura par contre un site internet, un réseau de com très important. On embauche une agence d’attachés de presse qui ont l’habitude de faire des lancements de produits comme ceux-là dans le monde séculier. L’objectif c’est d’en parler !

    Puisque le magazine est en lien direct avec le spectacle, pouvez-vous nous en parler un peu ?

    C’est un spectacle très audacieux de la part d’Obispo, de Sony et de Christophe Barratier qui est un grand metteur en scène connu, entre autre, pour le film « les Choristes ». C’est un sujet qui c’est imposé à eux. Ils sont partis un peu seul sans forcement demander des cautions chrétiennes. Ils ont créé un spectacle qui correspond à leur vision de Jésus dans leur milieu. Et finalement les chansons et le spectacle dans son ensemble sont très respectueux de l’histoire de Jésus. Bien sur la chronologie des Évangiles n’est pas forcement respecté. Mais il n’y a aucun élément que l’on pourrait juger problématique en thermes de théologie. Sur de nombreux mystères de la vie de Jésus ils prennent le parti de suivre l’Évangile et pas d’essayer de s’en sortir en faisant des pirouettes ou en disant, oui, oui c’est juste une métaphore... Je pense que c’est révélateur qu’aujourd’hui on peut comprendre qu’un spectacle comme ça, d’inspiration chrétienne peut avoir une vraie résonnance populaire.

    JÉSUS comédie musicale

    Aurais-tu un message à transmettre à tous ceux qui lisent cet entretien ?

    Il faut que le bouche à oreille fonctionne. Je pense qu’il y a un enjeu collectif notamment pour les chrétiens de se dire que cela peut être pas mal d’encourager et de valoriser le travail des personnes qui vraiment et honnêtement s’intéressent à la personne de Jésus sans vouloir la travestir. Moi je les ai vu, ils étaient très à l’écoute des différentes sources chrétiennes qu’ils ont sollicitées. Si les chrétiens se mobilisent et en parlent, n’hésitent pas à inviter des amis au spectacle ça permettra de montrer aussi que la figure du Christ est encore présente et intéresse la société d’aujourd’hui. Il y a un enjeu collectif à se saisir de cet outil car de toute façon l’Esprit Saint passe partout et c’est un vecteur d’évangélisation même si les gens qui ont lancé ce spectacle ne l’on pas fait dans cet objectif.

    Pour le magazine, c’est un peu pareil. C’est important de se mobiliser dès la sortie. Si nous les chrétiens on soutient… on va acheter en kiosque le magazine… les kiosqués vont en commander plus la semaine suivante et ce sera un succès qui fera encore plus parler.

    Pour fini avec le mook Jésus… On le trouvera quand en vente précisément ?

    La sortie est prévue pour début novembre.

     

    Merci beaucoup Pierre Chausse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • L’artiste a dans son ADN une sorte de pulsation créatrice. Chez certains, cette particularité est contrôlée ou plutôt régulée mais chez d’autres, elle peut devenir prégnante au point de les conduire à oser l’impensable et braver les conventions naturelles ou admises. John Featherstone appartient à cette deuxième catégorie. Et il le prouve encore avec sa dernière génialissime folie : TE DEUM.

    Qui oserait imaginer mettre ensemble pour une œuvre prestigieuse, un chœur classique en latin, associé à deux ensembles jazz-gospel chantant en anglais et en français ? Version trilingue donc accompagné par un piano, une contrebasse, un saxo, et des percus mais joués, faut-il le préciser, par des pointures en la matière ! Et tout ça… pour une prière datant du 4e siècle, le TE DEUM.

    John Featherstone y a pensé, en a rêvé, l’a composé et a finit par l’enregistrer.

    TE DEUM CD

    Je me souviens d’avoir eu le privilège il y a quelques temps d’une discussion avec l’artiste, dans son salon, autour d’un bon whisky, car en plus John & Mary Featherstone savent accueillir les amis. John me parlait de ce projet qui lui semblait encore assez compliqué à produire. Il me fit écouter quelques maquettes qu’il avait enregistrées avec ses claviers… ses yeux pétillaient d’envie et de passion. Et je savais en mon fort intérieur que j’allais pouvoir bientôt entendre le résultat et que les barrières devant lui ne l’empêcheraient pas de laisser son génie créatif s’exprimer pleinement. Et quel bonheur, quelques temps plus tard, de recevoir alors le CD dans ma boite aux lettres.

    TE DEUM est une œuvre inclassifiable, vous l’aurez compris, qui lui colle pleinement à la peau. John nous avait déjà habitué à des productions audacieuses et très diverses : Cantates, album de chansons originales, ou instrumental (avec par exemple une guitare pas comme les autres, qui se voit greffée d’une corde en plus), mais encore album de louange collectif (où les textes sont commandés sur mesure dans la volonté d’aborder le culte dans sa globalité) et puis CREDO. Je finis volontairement par celui-là car c’est peut être avec lui, sans aucun doute, que se trouve un élément de genèse du TE DEUM. 

    Comme pour CREDO, TE DEUM réunit des styles variés autour d’un texte fort et pétrit de spiritualité. Une diversité qui explose dans tous les domaines… musique, piété, ambiance, temps… comme le dit si bien John lui-même : une histoire finalement de réconciliation – de styles, de traditions, d’histoire et de modernité. Deux années de productions qui ont conduit les artistes dans plusieurs studios – majoritairement en Grande-Bretagne – à Londres notamment mais aussi dans le célèbre Real World Studio de Peter Gabriel près de Bath. Tout est soigné… du packaging au mastering… dans les moindres détails car on est là, non pas face à « un coup » qui accroche mais ne dure pas, mais face à une grande œuvre d’art qui s’inscrit dans le temps, se découvre à chaque écoute et se bonifie obligatoirement pour celui qui sait écouter et apprécier.

    TE DEUM concert paris

    Enfin, bonne et heureuse nouvelle, l’opportunité est maintenant de pouvoir, en plus de se faire le CD chez soi tranquillement ou dans sa voiture, d’aller rejoindre un public pour rencontrer l’œuvre et l’artiste sur scène. Le nec plus ultra évidemment ! Et pour le prix on ne peut plus raisonnable de 15€ (en réservant en ligne)… La date est proche, alors ne tardez pas… rendez-vous le samedi 14 octobre à 20h30 à Paris. 

     

    Pour en savoir + (avec photos et vidéos)

    Billets à réserver ici

    > CD, chez Bayard Musique, disponible entre autre chez Paul & Séphora ou 7ici

     


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