• Rendez-vous à l'Atelier Grognard de Rueil-Malmaison, qui vous accueille pour une exposition consacrée à un siècle de peinture, de 1850 à 1950, autour du thème de la banlieue parisienne. Si la banlieue fait l’actualité, souvent sous un angle difficile, il ne faudrait pas oublier que c’est un haut-lieu de l'impressionnisme avec ses villages paysans et ses guinguettes joyeuses où l'on venait s'amuser le dimanche.

    PEINDRE LA BANLIEUE

    La banlieue est donc, au travers de cette exposition, réévaluée à travers le prisme de l'art. On connaît l'importance des motifs de la banlieue parisienne dans l'histoire de la peinture moderne. Ce terme de banlieue a aujourd'hui pris d’autres couleurs beaucoup plus sombres, terni par une médiatisation hélas assez désastreuse. Derrière ce mot pourtant une réalité qui peut se voir autrement, avec beaucoup de charme. Des jolies villes et villages des bords de Marne ou de l’Oise à l'industrialisation des quais de Seine, la banlieue a su séduire les Parisiens en mal de calme et les entrepreneurs du monde post-révolution industrielle. 

    Un panorama de la peinture de la banlieue parisienne "aussi vaste", avec sa "partie gaie" et son côté "noir, beaucoup moins agréable, est inédit", souligne Véronique Alemany, l'une des commissaires de l'exposition.

    L'Atelier Grognard a en effet réuni près de 150 œuvres d'artistes célèbres, parmi lesquels on retrouve Caillebotte, Cézanne, Corot, Daubigny, Lhote, Gromaire, Dufy, Picabia, Vlaminck...

    Dans une incarnation d'une certaine vivacité et d'une vraie liberté des artistes à partir du XIXème siècle, certains de ses peintres choisissent de transporter leur chevalet, pinceaux et tubes dans leur panier à pique-nique pour peindre avec bonheur et délicatesse les joies des jours fériés et des premiers congés payés. Ceux-là préfèrent souligner l'avènement des loisirs, thème léger et coloré : les canotiers des bords de Marne inspirent Marcel  Gromaire et Raoul Dufy tandis que Maurice Utrillo s'intéresse aux "Guinguettes à Robinson". 

    Mais la représentation de la banlieue peut aussi, pour d'autres, s’inscrire dans une démarche de dénonciation du « progrès », alors la palette s’assombrit et l’oeuvre se charge d’une connotation politico-sociale dès les années 1880 (Paul Signac, Armand Guillaumin et Maximilien Luce), pour s’affirmer dans la première moitié du XXe siècle (Albert Gleizes, Maurice de Vlaminck, Jean Lugnier, Jean Delpech, Jean Fautrier dans sa période figurative, Michel de Gallard, membre du mouvement qualifié de « misérabiliste »). Le regard se focalise par exemple sur les carrières de Gentilly, le transport fluvial dans "Les Péniches" de Vlaminck (1910) ou encore les fumées industrielles qui commencent à obscurcir le ciel dans "Jours de marché à Courbevoie" (1905) d'Albert Gleizes.

    jour de marché à courbevoie

    Ce sont tous ces motifs et ces approches picturales que l’exposition Peindre la banlieue s’attache à valoriser, mettant ainsi à l’honneur la place de la banlieue dans l’histoire de l’Art. Cette exposition a pu voir le jour grâce aux prêts, entre autres, du musée d’Orsay, du musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du musée de l’Orangerie et des musées des Beaux-Arts de Reims, Orléans, Lyon et Lille, de la Fondation Gleizes et de collectionneurs privés.

    Une très belle exposition à visiter encore jusqu’au 10 avril

     

    INFOS PRATIQUES :

    Du 6 décembre 2016 au 10 avril 2017

    Plein tarif : 6 €
    Tarif réduit : 4 € (pour les groupes à partir de 11 personnes, les Amis du Louvre, les Amis d’Orsay et de l’Orangerie, demandeurs d’emploi)
    Gratuité pour les moins de 18 ans et les étudiants
    01 47 14 11 63
    Sur réservation impérativement :
    Visites guidées chaque samedi à 15h
    - Matinées familiales les dimanches matins à 10h30 : les 29 janvier,
    26 février, 19 mars 2017 (13 € par adulte comprenant une visite guidée et 10 € par enfant pour un atelier découverte)

    site web : ATELIER GROGNARD


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  • Matthias Heimlicher est un artiste du son… musicien, chanteur, ingénieur, arrangeur, producteur… il intervient à tous les niveaux de la chaîne de production musicale. En plus de vingt-cinq ans, il est devenu une vraie référence et ses talents sont utilisés tant sur la scène séculière que chrétienne. En ce début 2017, c’est avec un album personnel qu’il se retrouve sur le devant de la scène… porteur de « sons d’en-haut ».

    Sounds from above

    « Sounds from above » est en effet le titre de son nouvel album, quatrième en fait sous son nom propre. Ce sont aussi deux morceaux, « sounds » et « from above », qui en encadrent quatorze autres… au total donc seize pépites qui, ensemble, et avec un objet totalement intégré, forment ce que j’oserai appeler une véritable « œuvre artistique » qu’il fait bon avoir, regarder, écouter. Il serait vraiment dommage, là en effet, de se limiter à une version mp3. Car quand je parle d’objet intégré, d’un CD à voir… c’est que l’écrin est à la hauteur du bijou. Un véritable album graphique, classe et beau, où vous trouverez évidemment l’ensemble des textes, la liste des musiciens, les indications techniques habituelles, mais aussi de très belles photos.

    Côté instrumentistes, le réseau de Matthias est bel et bien présent là encore : Tom Lane, Eric Marienthal, Luis Conte, Alex Hutchings, John Robinson n’en sont que quelques exemples significatifs, mais la liste est longue et diverse. En tout cas, point de médiocrité mais de l’excellence en tout point !

    Si l’album s’ouvre avec un instrumental orchestral qui dégage une puissance émotionnelle extrêmement forte (la dédicace spéciale pour ce titre en est sans doute pour une part importante), le reste de l’album nous offre une immense bouffée de groove mélodique, pleine de nuances et de couleurs et ancrée sur de la pop californienne comme on en fait peu aujourd’hui. Mais tout en ayant aussi cette qualité rare de s’inscrire dans son temps. Pas de véritable vintage attitude. C’est bien un album de 2017 ! Et il sonne dans l’esprit actuel mais en ayant ses racines et sa chaleur dans des références comme Tommy Coomes, Donald Fagen, Richard Marx, Toto, Boz Scaggs ou autre.

    studio Matthias  Matthias écriture

    Et puis bien sûr, si une chanson est faite de musique, les textes sont aussi l’autre part, parfois hélas négligée, mais pourtant essentielle à la même hauteur que son pendant sonore. Alors oui, j’entends déjà certains francophiles se désespérer que l’anglais soit la langue musicale de Matthias… mais outre cette remarque franco-française, les paroles reflètent une vraie maturité et révèlent une très belle écriture pleine de finesses, d’analogies et forte d’une foi assumée et affichée. Après une bonne écoute complétée d’une lecture attentive, j’aurai tendance à dire que le maître mot est « TEMPS »… une question de temps comme un « aujourd’hui » qui nécessite une réaction de notre part. Le moment de se lever, de se bouger, de s’intéresser à l’autre, à celui qui a besoin… le moment d’entendre une Parole qui vient d’En-Haut pour changer, pour entrer sur un chemin nouveau… chemin sur lequel la fête est au rendez-vous par ailleurs. Le moment pour aimer…

    Oui il y a un temps pour tout sous le soleil… alors ne passez pas surtout pas à côté de celui qui vous permettrait de découvrir cet album qui, pour moi, frise la perfection… vous allez me dire : Logique… si ça vient d’En-Haut !

     

    Album actuellement à commander sur : www.matthiasheimlicher.com

     


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  • On l’appellera… Prince de la Paix ! Célébrer la naissance du Christ à Noël me donne une occasion parfaite pour vous parler d’une superbe exposition intitulée « L’art de la paix », présentée à Paris au Petit Palais, depuis le 19 octobre et encore pour quelques jours, précisément jusqu’au 15 janvier 2017. Alors ne tardez pas à vous y rendre… 

    L’ART DE LA PAIX affiche

    Jean Giraudoux a dit que « La paix, c’est l’intervalle entre deux guerres ». On comprend donc aisément ce choix d’intituler cette exposition « L’art de la paix ». On préfère généralement utiliser l’expression « art de la guerre » mais pourtant le défi est encore sans doute plus grand dans cette autre perspective, jusqu’à y voir une certaine dimension artistique. Reconnaissons malgré tout que le vocable est un peu exagéré si l’on considère un certain nombre des documents présents qui ne sont pas tous très glorieux… mais les œuvres picturales ou sculptures renforcent inévitablement cette dimension présente dans l’intitulé. 

    Très concrètement, c’est une exposition ambitieuse et inédite qui est proposé dans ce bel écrin qu’est le Petit Palais par Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international : Quarante traités et une soixantaine de documents issus des archives diplomatiques choisis parmi les plus emblématiques de l’histoire des relations internationales de la France et présentés la première fois au public. À leurs côtés, des peintures, des sculptures, du mobilier, des objets d’arts précieux et des archives filmées de façon à les replacer dans leur contexte historique et permettre, par ailleurs, de mieux les comprendre en dévoilant le processus de leur négociation. Au total, ce sont près de 200 œuvres, du Moyen-âge jusqu’à nos jours, qui jalonnent le parcours de l’exposition autour de cinq sections thématiques. La scénographie alterne des moments spectaculaires d’un point de vue visuel et des sections plus historiques. Il faut aussi reconnaître la réussite de l’approche pédagogique est un élément fondamental. Deux dossiers pédagogiques sont d’ailleurs proposés pour les groupes scolaires ou étudiants (un premier pour l’accompagnateur et un autre pour l’élève).

    L’ART DE LA PAIX expo petit palais

    Paradoxe… C’est par la guerre que tout commence (peut-être pour faire écho à Giraudoux). Une tapisserie de la Renaissance représentant une armée en marche fait écho à une immense toile représentant des Poilus enterrant un de leurs camarades, à une période indéfinie mais d’une tristesse, infinie, pendant la Première Guerre mondiale. Or cette guerre si violente, si désespérante, sert de rappel à son pendant lumineux : la paix ! L’exposition s’ouvre alors sur de grands conflits et leurs résolutions par des alliances, souvent matrimoniales. Des pièces d’archives exceptionnelles sont accompagnées de tableaux comme celui de Sebastiano Ricci commémorant la réconciliation de François Ier et de Charles Quint sous l’impulsion du pape Paul III.

    L’exposition se poursuit par une galerie de grandes peintures du XVIIe au début du XIXe siècle célébrant la Paix de manière allégorique. La troisième section aborde la question des règles et protocoles à suivre pour faire la paix. En effet, le métier de diplomate se professionnalise avec le temps et diverses techniques de négociation apparaissent. Un certain nombre de rituels et de pratiques sont systématisés au XIXe siècle : l’élaboration commune des documents, l’échange de présents et un art de la table au service de la diplomatie, avant l’émergence d’un droit public international. Des objets exceptionnels, comme la Table de Teschen dite « Table de la paix » récemment acquise par le Louvre, sont ici présentés ainsi que des tableaux de Philippe de Champaigne, Jean-François de Troy…

    Table de Teschen

    Autre temps fort de l’exposition, la « chambre des trésors » qui dévoile ensuite un florilège de documents diplomatiques choisis pour leur exemplarité ou pour leur somptuosité. Reliures de velours ornées avec des broderies de fils d’or et d’argent, décors d’enluminures, boîtes à sceau ouvragé, certains traités sont de véritables objets d’art telle la lettre du roi de Siam à Napoléon III, gravée sur une feuille d’or. La dernière partie, après un rappel du rôle des penseurs de la paix depuis le XVIIe siècle, évoque l’émergence de l’opinion publique, les moments de paix illusoire (l’entre-deux guerres, la Société́ des Nations), le droit des peuples et la décolonisation, l’ONU puis, pour clore l’exposition et couvrir la période la plus récente, l’interdépendance irréversible de l’humanité́ : l’équilibre de la terreur nucléaire, les questions climatiques, la gouvernance mondiale. Cette dernière section rassemble des œuvres des XIXe et XXe siècles : un corpus important d’affiches de 1914 aux années 1970, des caricatures de Daumier entre autres, des œuvres de Monet, Picasso (La Colombe de la Paix), mais aussi des objets historiques comme le bureau de la signature du traité de Versailles...

    Enfin, au milieu de ces œuvres parfois extraordinaires, je voudrai évoquer un livre d’une beauté saisissante La Cité de Dieu de Saint-Augustin qui est en soi une véritable œuvre d’art, un véritable trésor patrimonial. C’est un document fondateur de l’idée de la Cité, de la Cité céleste et de la Cité terrestre.

    La Cité de Dieu

     

    L’Art de la Paix. Secrets et trésors de la diplomatie, du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017, au Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston Churchill, 75008 Paris - Accessible aux personnes handicapées. Métro Champs-Élysées Clemenceau. RER Invalides. Bus 28, 42, 72, 73, 83, 93. Ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h. Nocturne le vendredi jusqu’à 21h. Fermé le lundi, 25 décembre, 1er janvier. Entrée payante pour les expositions temporaires : 10€. Tarif billet combiné 17€ qui donne accès à deux expositions temporaires de votre choix. Tarif réduit 7€. Gratuit jusqu’à 17 ans inclus, sur présentation de justificatif.

     

     


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  • Bientôt Noël... plutôt que d'attendre la dernière minute, et généralement finir par craquer sur le premier truc qui passe, sans conviction particulière, il pourrait être utile d'anticiper un peu pour faire plaisir à ceux que l'on aime en y intégrant deux ingrédients de choix : "Culture & Sens". Voici 5 idées (+ quelques bonus) pour vous y aider !

    cadeaux noel 

    1- LIVRE D'ART

    Obey, Earth crisis - Shepard Ferey (2 volumes) – 100 €

    Un livre d’art exceptionnel par un artiste exceptionnel, qui depuis 25 ans dédie ses talents à la protection de la planète. Dans ses travaux, Shepard Fairey alias Obey nous alerte sur ses angoisses d’une Terre outragée par les grands capitalistes. Ce beau livre qui rassemble les œuvres les plus militantes est aussi une formidable porte d’entrée vers le Street Art. Le volume « tout portant » qui permet d’exposer chez soi 10 œuvres originales nous offre la possibilité d'apprécier dans les détails la patte d’un génie d’aujourd’hui. Une partie du prix est donnée en plus au soutien d’associations en France pour la protection de la planète.

     

    2- SORTIE PARISIENNE (suivant dates) – de 60 à 100 €

    • Visite expo Petit Palais « L’art de la paix »

    ou Musée du quai Branly« Du Jourdain au Congo »

    • Théâtre « La Peur » de Stefan Zweig au Théâtre Michel

    ou Spectacle Bobino « OdinO  - Pop symphonique »

    • Dîner « dans le noir » www2.danslenoir.com

    ou au « Blue Elephant » www.blueelephant.com

    Mêler plaisir et découverte, avec une exposition culturelle autour de la paix ou du christianisme au Royaume de Kongo – enchaîner avec un spectacle dans un théâtre parisien avec, par exemple, la magnifique pièce de Stefan Zweig ou de la musique réconciliant pop et orchestre symphonique et finir enfin par un dîner différent… 

     

    3- ABONNEMENT CINÉMA – Prix variable suivant choix

    Carte UGC illimité / CGR avec un nombre de places offertes

    ou mieux encore, un abonnement dans une petite salle d’art et d’essai

    Le cinéma ou comment s’ouvrir sur le monde et réfléchir sur soi et les autres… Souvent de véritables paraboles pour notre temps, les films nous éveillent, nous réveillent, nous font grandir !

     

    4- FILM (coffret Blu-Rau dvd / livre / cd) – 40 €

    La Tortue rouge édition collector – Film d’animation

    À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

     

    5- CD

    Jazz Loves Disney – 16,99 € 

    Ce sont les plus grands classiques Disney revisités par des artistes de la scène française et internationale jazz, Jamie Cullum, Gregory Porter, Melody Gardot, Stacey Kent, Anne Sila, Nikki Yanofsky et bien d’autres. Chaque artiste interprète ces chansons éternelles en leur insufflant sa touche personnelle qui fait toute l’originalité de l’album.

     

    ET LES BONUS ARTSPI'IN

    Pour les musiciens, un site « mine d’or » pour faire plaisir quelque soit le budget disponible : www.cadeaux-pour-musiciens.com

     

    Et enfin, sous tout bon « sapin protestant » qui se respecte :-) :

     

    - LIVRE

    Luther - Marc Lienhard (Labor et Fides)

    Un livre événement sur Luther à l’occasion du 500e anniversaire de la Réformation. Éminent spécialiste de Luther, le professeur Marc Lienhard propose ici une toute nouvelle biographie du célèbre réformateur qui, en plus de retracer sa vie, présente de manière limpide et détaillée ses inspirations théologiques ou philosophiques, ses sources, sa démarche, ses débats avec ses contemporains comme Erasme, sa pensée novatrice, mais également les sujets qui fâchent comme son rapport au pape, au judaïsme ou à la fameuse guerre des paysans. Enfin, Marc Lienhard nous montre l’importance de Luther dans l’histoire ainsi que sa pertinence et son actualité. 

    - ABONNEMENT PRESSE

    Si la presse connait des difficultés depuis plusieurs années avec le développement notamment des nouvelles technologies, offrir un abonnement papier prend un sens militant tout particulier aujourd'hui ! En fonction de votre sensibilité, de nombreux titres dans le protestantisme-évangélique existent encore... choisissez, et ce peut-être aussi l'occasion d’ouvrir celui qui le recevra à d’autres courants…

    Réforme (plusieurs offres disponibles) http://reforme.net/boutique

    Les mags d’Alliance Presse (nombreux titres dispos) www.alliance-presse.info/abonnement-papier.php

    Croire & Vivre  http://abonnement-magazine.fnac.com/magazine-croire-et-vivre.html

    La presse protestante régionale (La voix protestante, Ensemble...)

    Et encore d'autres pistes… en passant par la page partenaires presse de Regards Protestants http://regardsprotestants.com/partenaire/

     

    - LIVRE

    N'y a-t-il pas meilleur occasion que Noël pour offrir LE LIVRE... La Bible ? Mais pourquoi ne pas le faire, là-aussi, autrement... je vous propose ce magnifique ouvrage-cadeau, qui existe en version complète (Ancien & Nouveau Testament) ou pour un budget plus réduit, depuis ce mois-ci, en version Ancien Testament souple.

    Une Bible - Philippe Lechermeier & Rebecca Dautremer (éditions Gautier-Languereau) 

    Ancien Testament : 18,90 € / Bible complète : 45,00 €

    La Bible comme un roman ! La Bible est constituée de centaines d'histoires qui ont façonné nos civilisations. Pour chacun d'entre nous, croyant ou non, connaître ces histoires dans leur richesse est un formidable voyage. Philippe Lechermeier nous y convie ici. En habile conteur et véritable magicien de la langue, il réinvente une forme pour chacune d'elles et recrée ainsi "Une bible" afin que la transmission culturelle s'accomplisse. Dans un même esprit de respect et d'entière liberté, Rébecca Dautremer repousse les frontières de son art pour mieux revisiter les scènes ainsi racontées et faire voler en éclat le cadre de nos représentations habituelles.

     


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  • Faby est artiste peintre. Elle vit en Bretagne sud à Arzal. Chrétienne depuis l'enfance, elle peint sa Foi depuis son adolescence, avant de devenir réellement professionnelle à 22 ans. Elle en a aujourd’hui 41 et continue inlassablement sur cette voie qui est pour elle ce que Dieu attendait d’elle sur cette terre.

    FABY    expo Faby

    À l’occasion d’une exposition prévue du 15 au 21 décembre à Muzillac, Faby a gentiment répondu à quelques unes de mes questions : 

    - Comment fonctionnez-vous ?

    Mon travail est reconnu en France dans le monde de l'Art depuis plus de 15 ans, mais toujours un peu à la marge "à cause" de cet engagement si particulier à ne peindre que cette Foi si vivante. Depuis 2009, mon mari Sébastien, chrétien et aussi prédicateur, m'a rejoint dans cette aventure et c'est un véritable ministère d'évangélisation que Dieu nous a confié. Nous ne vivons de rien d'autre que des grâces de Dieu à travers cet Art. Je peins une dizaine d'heures par jour pendant qu'il parcours la France avec cette peinture pour monter des expos et rencontrer le public.

    Moi je rencontre les visiteurs sur les vernissages, mais aussi lors de visites guidées que j'essaye d'organiser très régulièrement. Ce sont de véritables "voyages intérieurs" qui fonctionnent très bien en terme d'évangélisation.

    - Comment qualifieriez-vous votre style en tant que peintre ?

    Ma peinture est ce que l'on appelle "figurative". J'aime déconstruire les supports de base pour "jouer" avec les matières : remplacer la toile de lin par de la Soie et rendre ainsi une partie de l'œuvre transparente. Cela me permet, de peindre l'invisible : L'âme, le Saint-Esprit, le royaume de Dieu... Et tenter de ramener dans le visible toute cette vérité. J'ai un "style" très personnel, car n'ayant jamais fait d'étude artistique, seul Dieu m'a "éduqué" et inspiré... j'ai donc dû apprendre humainement seule, loin des autres et de leurs influences.

    - Vous êtes chrétienne, protestante je crois... en quoi votre foi intervient-elle dans votre expression artistique ?

    Ma foi chrétienne est la base de mon expression artistique et le but. Je peins humainement ce que cette foi me donne "à vivre", en tant que maman, épouse, femme et enfant de Dieu. Ma peinture est comme "un sas d'éveil" pour ceux qui la regardent. Beaucoup (trop) de gens ne savent même pas qu'ils ont une âme. Cette peinture le leur rappelle. Elle dit aussi combien Dieu les aime, là où ils sont, comment le Saint-Esprit, pour quelqu'un qui accepte de donner sa vie à Dieu, fonctionne en nous (il est représenté par une colombe des mes peintures), comment Dieu agit en nous et autour de nous, non comme une religion, mais bien comme une relation vivante, intime et personnelle. Mes personnages sont reliés à Dieu tout en étant "coincés" dans leur humanité, incarnés traversant donc eux aussi les épreuves de la vie, comme de grands bonheurs.

    - Parlez-nous de votre prochaine exposition du mois de décembre ?

    Plusieurs pasteurs ont assisté à mes visites guidées ou "voyages intérieurs" et ont constaté l'impact sur le public présent... Notamment tout ce que ma peinture décrit à propos du parcours que l'on peut entreprendre avec Dieu pour traverser les épreuves de la vie, comprendre comment on va continuer de souffrir toute sa vie si on ne lui ouvre jamais la porte de notre cœur et comprendre ce que le Christ à fait pour que cette relation vivante puisse exister.

    Ainsi, avec Nicolas Engel, pasteur à Pontivy et fervent "défendeur" de notre ministère, nous avons fait le choix de tenter l'expérience d'une soirée particulière, dédiée à la souffrance lors de notre prochaine exposition à Muzillac (56).

    Cette soirée donnera l'occasion au public de venir entendre et voir comment nous allons leur parler de la souffrance, de leur souffrance avec des éclairages différents. Il y aura donc un éclairage artistique, avec l'explication de quelques toiles seulement, puis l'intervention d'une thérapeute chrétienne suivit d'un éclairage biblique apporté par Nicolas et Sébastien. Enfin, nous proposerons un temps de partage, questions/réponses/écoute personnelle ... entre le public et nous 4.

    Puis, le lendemain après-midi, viendra de temps de la visite guidée, avec l'explication d'une trentaine de toiles (soit 1h30 d'explications à peu près). J'explique plus clairement ce que j'ai cherché à exprimer dans chaque toile, comment Dieu m'inspire et comment concrètement tout cela se retrouve au cœur des différentes matières travaillées. Ces deux temps forts sont ouverts à tous publics, gratuits, mais sur réservation afin de mieux en gérer l'organisation.

    Enfin, comme d'habitude, l'exposition est tenue pas Sébastien qui se fera une joie d'accueillir les visiteurs, d'avoir avec ceux qui le veulent de grandes conversations autour de la foi. L'exposition sera donc ouverte du 15 au 21 décembre de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h.

    - Ce thème de la « souffrance », comment l'abordez-vous dans vos peintures ?

    Il y a deux façons de l'aborder, l'une avec et l'autre sans Dieu... J'essai, avec toute ma sincérité (en peignant même au cœur de l'épreuve), de montrer que le fait d'être chrétien ne nous empêche en aucun cas de souffrir en traversant les mêmes choses que les autres (deuils, maladie, peine de cœur, enfance maltraitée...), mais qu'avec Dieu, on est jamais seule, on est guidé, consolé, relevé, intérieurement guéri... Alors que sans Dieu, on peut se mentir et mentir au monde entier... mais on ne sort pas de la souffrance et bien souvent même, elle devient notre identité.

    - Des projets après cette exposition ?

    Et bien oui ! La programmation 2017 commence à peine à se profiler, mais déjà des visites guidées organisées chez et par des chrétiens pour leurs connaissances, les gens de leurs quartiers, les parents des écoles de leurs enfants... nous sommes un "outil d'évangélisation" atypique qui leur permet d'aborder la Foi par le biais de l'art, c'est d'abord un prétexte culturel, qui fini en une véritable expérience vivante et humaine !

    En février Yves Lebever, ancien pasteur et aumônier des armées nous a invité à exposer une vingtaine d'ouvres au cercle mixte sur Lorient.

    En Mars, nous seront présent au salon « Talents de Femmes » au palais des arts de Vannes.

    Puis dans différents salons d'art contemporain et des expositions personnelles seront aussi programmées selon le plan de Dieu, cela dépend des acceptations de dossiers des mairies, des salons, de nos capacités financières à louer des salles... et des divers invitations à exposer dans diverses villes et régions.

    - Et pour finir, une mini « carte blanche » ... qu'aimeriez-vous laisser comme ultime message aux lecteurs de cette interview ?

    Je ne sais pas trop quoi répondre à cette question, si ce n'est d'essayer de mieux faire connaître mon univers aux chrétiens, qui ont parfois du mal à sortir des "sentiers battus" en termes de connaissance et reconnaissance de ministères atypiques, car cet univers est un parfait outil d'évangélisation pour une sortie culturelle en famille entre amis et l'occasion d'aborder sa foi d'une façon un peu différente. L'Art, c'est la culture d'un pays, et pour que l'Art chrétien soit représenté demain dans la culture de notre pays (pas seulement de nos Eglises), il doit être soutenu et défendu... ou il n'existera plus !

     

    Pour aller plus loin dans la découverte de Faby :

    http://www.fabyartiste.com

    https://www.facebook.com/Fabyartiste/

     

    Quelques œuvres de l'artiste :

                                 Consolation                                                                Je suis                                                                      L'affranchi

    CONSOLATION   JE SUIS   L'AFFRANCHI

     

    Un pas de foi

    UN PAS DE FOI


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