• Hasard du calendrier… alors que sort ce mercredi la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, The square, où l’art contemporain est au cœur de l’histoire, la Fondation Louis Vuitton, de son côté, accueille plus de 200 œuvres issues des collections du MoMA (Musée d’Art Moderne de New York). Occasion de vous parler de ces 2 événements qui se font écho en un seul et même article.

    the square

    Alors, penchons-nous d’abord sur The Square, film du réalisateur suédois Ruben Östlund, qui s’était fait connaître précédemment avec Snow Therapy, qui pose ici un regard caustique sur nos lâchetés et interroge le "vivre ensemble" de nos sociétés en partant de l’histoire de Christian, un père divorcé qui aime consacrer du temps à ses deux enfants. Christian est conservateur apprécié d’un musée d’art contemporain. Il fait aussi partie de ces gens qui roulent en voiture électrique et soutiennent les grandes causes humanitaires. Il prépare sa prochaine exposition, intitulée « The Square », autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard de leurs prochains. Mais il est parfois difficile de vivre en accord avec ses valeurs : quand Christian se fait voler son téléphone portable, sa réaction ne l’honore guère… Au même moment, l’agence de communication du musée lance une campagne surprenante pour The Square : l’accueil est totalement inattendu et plonge Christian dans une crise existentielle.

    The Square est un film où l’ascenseur émotionnel fonctionne à merveille. On rit beaucoup, surtout dans toute la première moitié de l’histoire. Du rire généralement de situations, souvent grotesques, faites aussi de non dits qui parlent vrai, qui nous laissent comprendre des choses sans forcément avoir besoin de les prononcer. Et puis c’est le silence qui s’installe dans la salle obscure… silence profond face à un homme qui sombre dans une forme de chaos symbolisé admirablement dans cette scène où il se retrouve sous une pluie battante sur des poubelles qu’il éventre laissant les déchets et autres détritus se rependre autour de lui, dans l’espoir de retrouver quelques mots sur une feuille de papier. Et les sourires reviennent… mais la tension monte encore d’un cran avec cette scène ubuesque de dîner de gala, où un artiste entre, dans la peau d’un homme singe. Il s'en prend aux convives, d'abord amusés puis tétanisés, quand la créature tente de violer une femme. Le malaise se répand provoquant colère et violence. Des sentiments qui s’extériorisent quitte à en perdre même ses valeurs premières, son intégrité. C’est finalement l’un des enjeux intenses que révèle le scénario. Comment ce qui semble construire l’humain et une société sereine et bienveillante peut exploser facilement provoquant toutes sortes de réactions en chaîne ? Une critique finalement assez acerbe d’une société lissée et bien-pensante mais pourtant fragile et prête à exploser comme une enfant mendiante dans un carré. (je n’en dirai pas plus pour éviter le spoiler)

    the square 

    Et puis il y a l’art au cœur de l’histoire. Contemporain qui plus est, avec tout ce qui peut sembler de non sens ou d’arnaque… Ce « grand n’importe quoi » qui peut malgré tout émouvoir, surprendre, interpeller. Que l’on cherche à tout prix à expliquer alors que justement il n’y a pas forcément à comprendre mais juste se laisser toucher. Et la magnifique exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » nous le rappelle aussi d’une autre façon. Depuis le 11 octobre s’est ouvert à la fondation Vuitton une exposition qui raconte l’esprit du MoMA depuis son ouverture en 1929 jusqu’à son agrandissement prévu en 2019. L’ensemble des œuvres est présenté à la fois de manière thématique et chronologique. C’est bien une magistrale leçon d’histoire muséologique suivant une chronologie de l’art bien balisée. Celle du fameux « canon » moderniste que le musée a contribué à bâtir, partant de Cézanne pour s’ouvrir ensuite aux artistes américains et enfin à une vision globale de l’art. 

    être moderne : le MoMA à Paris

    On commence donc avec les grands classiques du début de la modernité comme Cézanne, Matisse puis Picasso en passant par Hopper. Et bien sûr, on retrouve également les œuvres de l'abstraction américaine : les couleurs qui flottent de Mark Rothko ou encore les grands jets de peinture de Jackson Pollock. Les émotions sont variables, et les formes présentées le sont tout autant, car cette exposition nous présente une vision pluridisciplinaire : du roulement à billes aux dessins animés de Walt Disney, des archives de la danse au cinéma, de la photo au design, tout fait œuvre. Affiches, photos, objets, films… On se pose pour regarde le premier film Mickey en noir et blanc. On s’arrête devant la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp. On sourit devant certaines œuvres moins évidentes comme ce « square » qui rappelle étrangement celui de Östlund. On entre dans la magnifique salle consacrée au Pop Art, spectaculaire elle aussi, et on s’arrête nécessairement devant la série des soupes Campbell d'Andy Warhol, peintes à la main, mais aussi devant une superbe Fender Stratoscaster. On réfléchit devant des œuvres qui choisissent le détournement pour devenir militante. Puis on redevient adolescent en entrant dans une guerre intergalactique, prenant les manettes du classique « Space Invaders » tout en ayant un œil sur les emojis du japonais Shigetaka Kurita, créateur original de ces amusants pictogrammes dont on ne peut plus se passer. Et enfin, cerise sur le gâteau, on ferme les yeux pour écouter le Motet à 40 voix, dans une interprétation spacialisée de « Spem in Alium Nunquam Habui », où chaque haut parleur, disposés en cercle, diffuse l’une des 40 voix pour lesquelles la partition fut écrite.

    L’expo est présentée jusqu’au 05 mars 2018, et vous laisse donc le temps de trouver un créneau pour y aller… ce serait dommage de la manquer ! Occasion, qui plus est, de découvrir cet écran sublime qu’est le bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, vous offrant notamment un panorama magnifique sur Paris et ses alentours.

     

     

    Quelques photos que j'ai prises de l'expo MoMA : 

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  • The Meyerowitz Stories, films du réalisateur américain Noah Baumbach. est disponible depuis ce vendredi sur la plateforme Netflix. Casting impressionnant avec Ben Stiller, Adam Sandler, Elizabeth Marvel, Emma Thompson, et un Dustin Hoffman remarquable.

    The Meyerowitz Stories , une affaire de famille

    Fraîchement séparé, Danny Meyerowitz (Adam Sandler) vient s’installer à Brooklyn chez son père Harold (Dustin Hoffman), un sculpteur raté qui a refait sa vie avec l’excentrique Maureen (Emma Thompson). Un événement inattendu va l’obliger à aplanir ses différends avec Matthew (Ben Stiller), son demi-frère businessman, et Jean (Elizabeth Marvel), sa demi-sœur dépressive…

    THE MEYEROWITZ STORIES

    Chronique familiale new-yorkaise à la Woody Allen (le papa spirituel de Noah Baumbach), The Meyerowitz Stories nous plonge dans le récit intergénérationnel d’une fratrie en conflit rassemblée autour de leur père vieillissant, joué avec son talent habituel par le classieux Dustin Hoffman. Il faut le dire... le cinéma, c’est aussi parfois, juste prendre un bon moment, sourire, se détendre et se laisser prendre par une belle histoire, bien jouée, bien ficelée. Et c’est vraiment le cas ici et même le point fort de Noah Baumbach dans cette dernière œuvre.

    Et puis justement, Dustin Hoffman... 80 ans, et une pêche incroyable lui donnant de nous proposer un véritable one man show. Dans le rôle de ce sculpteur intello extrêmement désagréable, surtout préoccupé par la postérité de son œuvre, bien plus que par les tourments intimes de ses enfants, il arrive néanmoins à développer un mélange de tendresse et de folie douce. Ainsi, c'est l'ensemble du film qui se voit touché de cette grâce et l'histoire parvient à procurer de l’émotion dans les dialogues pleins d’humour, mais aussi de la légèreté dans les scènes plus dures.

    UNE FRATERNITÉ MALMENÉE  THE MEYEROWITZ STORIES  THE MEYEROWITZ STORIES

    On pourra toujours y voir aussi un peu plus en s’attachant aux ressorts du scénario. Et puisque 2017 est marquée par la thématique de la fraternité et de la réconciliation pour le protestantisme français dans cette année de commémoration des 500 ans de la Réforme, alors c’est un film qui peut faire sens et servir pour discuter et réfléchir ensemble. Car dans l’histoire, rien ne va plus vraiment dans cette famille recomposée où non dits, blessures du passé, frustrations, et plein d’autres choses encore ont laissé des cicatrices toujours ouvertes. Et pourtant… la réconciliation ou restauration est peut-être encore possible, le pardon offert… et tout ça dans une certaine bonne humeur et fraicheur new-yorkaise d’un milieu bourgeois-culturel assez « folklorique ». 

    The Meyerowitz Stories... un excellent divertissement, de qualité, et ouvrant à plus si on le veut.


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  • Un mook, contraction de « magazine » et de « book », est une sorte d’hybride entre le livre et le magazine. C’est généralement une revue privilégiant les grands reportages et les enquêtes approfondies, avec textes, dessins, photos, etc. Jésus aura prochainement son mook tiré à 100.000 exemplaires et faisant écho à la Comédie Musicale éponyme. À cette occasion, j’ai pu rencontrer Pierre Chausse, directeur de la société Première Partie qui l’éditera.

     

    PIERRE CHAUSSEPierre Chausse, racontez-nous la genèse du projet ?

    Il a été développé il y a maintenant 4 ans au Pays Bas avec la volonté de sortir un magazine à destination du grand public qui parle de Jésus avec un angle séculier. L’objectif, du point de vu chrétien, est rappeler d’abord que Jésus existe. Oui, il y a encore des gens qui croient en lui dans notre société contemporaine et ce Jésus a eu un impact très important dans notre culture, dans nos valeurs. Aux Pays-Bas, ils ont choisi comme rédacteur en chef un homme qui est un auteur de romans à succès, Arthur Japin, qui est connu pour être particulièrement anticlérical et avoir un mode de vie très peu chrétien. Ils lui ont lancé un défi : on te paie un aller retour pendant 40 heures dans le désert du Néguev en Israël. Tu seras tout seul dans le désert avec les évangiles. Tu les liras et ensuite tu dirigeras un magazine sur Jésus en tant que rédacteur en chef et tu nous expliqueras quel est ton rapport à Jésus après cette expérience. Et voilà, comment « Jezus » a été lancé. 

    Alors présentez-nous le davantage…

    Cela se présente comme un magazine d’art de vivre avec plusieurs chroniques autour de Jésus (ex : chronique Mode, chronique un peu sociale sur l’impact de Jésus dans la société Néerlandaise, d’autres choses complètement décalées qui peuvent être jugées blasphématoires par certains chrétiens sur la figure du Christ). De la réalité augmenté… On est un peu à la pointe de la technique et avec un ton qui se veut volontairement populaire, qui brasse et englobe très largement la société aujourd’hui et ses codes culturels pour présenter Jésus. En gros, mettre Jésus dans les kiosques, dans les maisons… et ensuite on laisse l’Esprit Saint agir. L’objectif n’est pas d’avoir un discours religieux mais un discourt apologétique. Parler de culturel, sans chercher à présenter des vérités de foi mais plutôt un message, une personne. Et ensuite on laisse la graine germer.

    JEZUS MAG

    Et donc pour la France ?

    Nous avons donc décidé d’adapter le magazine il y a un an maintenant et de le coupler avec la Comédie Musicale de Pascal Obispo.

    Est-ce le même texte pour la version française ?

    En partie, le texte ne sera pas le même intégralement. On reprend à peu près 40% du contenu original que l’on traduit. Il y a des rubriques par contre où l’on reprend le concept mais on va prendre un intervenant plus connu dans la société française. Typiquement il y a une chronique gastronomique, et comme nous sommes en France il était difficile de garder un chef Néerlandais, avec nos chefs français !

    (rires) Un blasphème ?

    Oui en quelque sorte (rires)… Il y a aussi des positionnement qui n’étaient pas tout à fait adaptés à la société française, globalement postchrétienne mais quand même plus latine et catholique que la société Néerlandaise, qui elle a un coté beaucoup plus libéral et hipster.

    Pascal ObispoTu parlais d’un rédacteur en chef connu pour la version néerlandaise… et en France ?

    Oui c’est Pascal Obispo qui a jouera ce rôle. Il va signer plusieurs documents. Il y aura notamment un grand entretien dans lequel il expliquera sa démarche en tant que créateur du spectacle Jésus. Il parlera également dans un autre article de l’influence de Jésus dans la musique et il signera un édito. À savoir aussi que le magazine sera vendu comme produit dérivé du spectacle à la sortie, dès qu’il sera imprimé. C’est un projet assumé en partenariat avec la comédie musicale. Nous ne reprenons pas leur image en disant « on va surfer sur l’événement… ». C’est vraiment en lien direct avec eux. 

    Graphiquement vous gardez le même design, même couverture que la version néerlandaise ?

    Globalement dans l’esprit oui, mais on change la couv. On prend Mike Massy, l’acteur qui joue le rôle de Jésus. Nous avons fait une séance photo spéciale pour le magazine.

    Donc Obispo, Mike Massy… qui d’autres comme personnalités ?

    Notre partenariat avec Sony nous a conduit à chercher des figures qui peuvent parler à tout le monde. Frédéric Lenoir, par exemple, qui sur les deux dernières années est l’auteur qui a vendu le plus de livre. Il a un discours que l’on pourrait qualifier d’humaniste sur la personne du Christ. C’est quelqu’un qui a été un chrétien mais qui maintenant à un discours intéressant sur l’angle que l’on aborde c’est à dire cet impact spirituel de Jésus sur l’imaginaire collectif.

    Nous avons également Mary Pierce dans la chronique sport. On a Jacques Le Divellec, chef renommé, trois étoiles au Michelin, qui va, dans une chronique intéressante qui s’intitule « qui avait-il dans l’assiette de Jésus ? », recréer un repas que Jésus aurait pu déguster. Le père Alain De La Morandais testera ce repas. On a des personnalités de la télévision comme Nans Thomassey de l’émission « Nus et culottés » qui fait un très beau témoignage sur ce que la figure de Jésus lui apporte. Teddy Riner également, une ancienne présentatrice de télé Frédérique Bedos qui aujourd’hui est sur un projet caritatif audiovisuel « projet Imagine ». Donc voilà des personnes intéressantes, chrétiens ou non, qui ont chacun une histoire avec Jésus.

    Avec ce mook, peut-on parler de magazine haut de gamme ?

    Oui c’est bien cela et qui sera vendu 10 € dans tous les points de vente possibles. Kiosques, librairies, grandes surfaces…

    Diffusé aussi dans les réseaux chrétiens ?

    Oui, les librairies comme la CLC, Certitude, Maison de la Bible, 7ICI, Procure, Siloé…

    Aux chrétiens, on veut expliquer que c’est un bel outil d’évangélisation. Nous allons beaucoup parler de Jésus durant les mois d’octobre et de novembre de ce spectacle donc c’est l’occasion si jamais vous avez des collègues de bureau qui disent « tiens, c’est marrant il y a un spectacle sur Jésus », de leur apporter ce mook qui présentera le message de Jésus mais qui ne sera pas en patois de Canaan. Avec, en plus, un certain nombre de « ctions » grand public qui permettent de l’offrir sans trop de prise de risques.

    Un autre atout du magazine et un élément intéressant à noter, c’est qu’il fait appel à une application Smartphone qui utilise la réalité augmentée. Il suit le cheminement de Jésus de Nazareth à Jérusalem. On a comme ça des doubles pages qui peuvent être scannées par Smartphone et qui, grâce à une vision à 360° par la réalité augmenté nous amène sur les lieux tels qu’ils sont aujourd’hui.

    Il y a, je crois, une chronique Mode ?

    C’est un travail de grande qualité qui a été fait pour la version originale et que l’on va adapter un tout petit peu. Il a été demandé à une styliste d’imaginer comment seraient habillés les personnages de l’Évangile aujourd’hui. Par la suite ces habits ont été donnés à l’Armée du Salut pour être offert à des sdf. C’est important que le message de l’Évangile se vive là… donner ses biens aux pauvres et partager.

    En fait si on feuillette rapidement ce magazine, cela peut paraître quelque chose d’un peu superficiel : mode, cuisine, sport, etc. mais l’objectif c’est d’aller au fond des choses et de montrer comment Jésus a bouleversé la vie de beaucoup de gens qui sont considérés comme des modèles, des personnalités, dans la société d’aujourd’hui que ce soient des sportifs, des animateurs télé, etc.

    Jesus magazine mode

    On aura droit à beaucoup de publicité à l’intérieur ?

    Alors non, on en aura très peu. Ce sera de la publicité offerte à des œuvres chrétiennes et caritatives.

    Il y aura par contre un site internet, un réseau de com très important. On embauche une agence d’attachés de presse qui ont l’habitude de faire des lancements de produits comme ceux-là dans le monde séculier. L’objectif c’est d’en parler !

    Puisque le magazine est en lien direct avec le spectacle, pouvez-vous nous en parler un peu ?

    C’est un spectacle très audacieux de la part d’Obispo, de Sony et de Christophe Barratier qui est un grand metteur en scène connu, entre autre, pour le film « les Choristes ». C’est un sujet qui c’est imposé à eux. Ils sont partis un peu seul sans forcement demander des cautions chrétiennes. Ils ont créé un spectacle qui correspond à leur vision de Jésus dans leur milieu. Et finalement les chansons et le spectacle dans son ensemble sont très respectueux de l’histoire de Jésus. Bien sur la chronologie des Évangiles n’est pas forcement respecté. Mais il n’y a aucun élément que l’on pourrait juger problématique en thermes de théologie. Sur de nombreux mystères de la vie de Jésus ils prennent le parti de suivre l’Évangile et pas d’essayer de s’en sortir en faisant des pirouettes ou en disant, oui, oui c’est juste une métaphore... Je pense que c’est révélateur qu’aujourd’hui on peut comprendre qu’un spectacle comme ça, d’inspiration chrétienne peut avoir une vraie résonnance populaire.

    JÉSUS comédie musicale

    Aurais-tu un message à transmettre à tous ceux qui lisent cet entretien ?

    Il faut que le bouche à oreille fonctionne. Je pense qu’il y a un enjeu collectif notamment pour les chrétiens de se dire que cela peut être pas mal d’encourager et de valoriser le travail des personnes qui vraiment et honnêtement s’intéressent à la personne de Jésus sans vouloir la travestir. Moi je les ai vu, ils étaient très à l’écoute des différentes sources chrétiennes qu’ils ont sollicitées. Si les chrétiens se mobilisent et en parlent, n’hésitent pas à inviter des amis au spectacle ça permettra de montrer aussi que la figure du Christ est encore présente et intéresse la société d’aujourd’hui. Il y a un enjeu collectif à se saisir de cet outil car de toute façon l’Esprit Saint passe partout et c’est un vecteur d’évangélisation même si les gens qui ont lancé ce spectacle ne l’on pas fait dans cet objectif.

    Pour le magazine, c’est un peu pareil. C’est important de se mobiliser dès la sortie. Si nous les chrétiens on soutient… on va acheter en kiosque le magazine… les kiosqués vont en commander plus la semaine suivante et ce sera un succès qui fera encore plus parler.

    Pour fini avec le mook Jésus… On le trouvera quand en vente précisément ?

    La sortie est prévue pour début novembre.

     

    Merci beaucoup Pierre Chausse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Fabrice Éboué, avec sa nouvelle comédie CoeXister, continue lui aussi dans la lancée du succès de « Qu’est ce qu’on fait au bon Dieu ? » à vouloir divertir autour des questions de « Vivre ensemble » et du fait religieux dans la société française. Il y parvient clairement puisque le rire est au rendez-vous même si l’on peut regretter que le fond soit très caricatural sur de nombreux aspects… mais la caricature amuse toujours ceux qui en acceptent le jeu !

    COEXISTER LE FILM

    Sous la pression de sa nouvelle patronne aux méthodes radicales, un producteur de musique à la dérive décide de monter un groupe constitué d’un rabbin, un curé et un faux imam afin de leur faire chanter le vivre-ensemble. Mais les religieux qu’il recrute sont loin d’être des saints…

    C’est au rythme d’un trio musical atypique et décapant, composé de Guillaume De Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy, que Fabrice Eboué laisse ses talents s’exprimer dans son nouveau film, s’amusant clairement des oppositions entre les trois grandes religions monothéistes pour produire du rire à une cadence infernale. Chacun en prend naturellement pour son grade en choisissant la « gentille » caricature comme outil de base de son scénario. Tous les clichés les plus classiques passent dans les mains d’Éboué pour façonner ses personnages : Chrétiens, juifs et musulmans mais aussi, et il ne faut pas les oublier, athés (au travers du producteur incarné par Fabrice Éboué) et encore nymphomane ou patronat aux dents acérées (peut on voir là d’autres formes de spiritualités ?!). De l’énergie à la pelle et une vraie explosivité sont les maîtres-mots de CoeXister, que l’on pourrait qualifier (au bon sens du terme) de farce cinématographique réussie et extrêmement généreuse en fous rires. Ça fait toujours du bien au milieu d’une actualité plutôt globalement empreinte de sinistrose ambiante, et le mot est faible.

    COEXISTER... POUR RIRE ENSEMBLE !

    Car justement, et il faut le souligner, ce « Vivre ensemble » avec la religion notamment en toile de fond n’est pas généralement ce qui amuse aujourd’hui. On pourrait même aller jusqu’à dire que le sujet semble particulièrement casse-geule dans le contexte actuel. Et pourtant CoeXister réussit à égratigner sans vraiment fâcher, dénonce sans s'appesantir trop lourdement, et surtout une fois de plus fait rire beaucoup. L’important d’ailleurs est sans doute de ne pas chercher grand chose d’autre, de ne pas commencer à épiloguer sur tels ou tels aspects du scénario qui auraient pu dire d’autres choses ou regretter que tels choix furent fait par le réalisateur. Qu’importe… c’est une comédie et grand bien nous fasse qu’elle soit efficace dans son seul véritable objectif : Nous faire marrer !

    Ah si… quand même !!! Pas de protestant au casting même si la chanson contemporaine est quand même un truc un peu plus de chez nous… c’est le catho qui remporte le jackpot pour les chrétiens ! Heu… finalement, en fait, pas si mal… c’est peut-être là qu’est la vraie victoire.


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  • L’artiste a dans son ADN une sorte de pulsation créatrice. Chez certains, cette particularité est contrôlée ou plutôt régulée mais chez d’autres, elle peut devenir prégnante au point de les conduire à oser l’impensable et braver les conventions naturelles ou admises. John Featherstone appartient à cette deuxième catégorie. Et il le prouve encore avec sa dernière génialissime folie : TE DEUM.

    Qui oserait imaginer mettre ensemble pour une œuvre prestigieuse, un chœur classique en latin, associé à deux ensembles jazz-gospel chantant en anglais et en français ? Version trilingue donc accompagné par un piano, une contrebasse, un saxo, et des percus mais joués, faut-il le préciser, par des pointures en la matière ! Et tout ça… pour une prière datant du 4e siècle, le TE DEUM.

    John Featherstone y a pensé, en a rêvé, l’a composé et a finit par l’enregistrer.

    TE DEUM CD

    Je me souviens d’avoir eu le privilège il y a quelques temps d’une discussion avec l’artiste, dans son salon, autour d’un bon whisky, car en plus John & Mary Featherstone savent accueillir les amis. John me parlait de ce projet qui lui semblait encore assez compliqué à produire. Il me fit écouter quelques maquettes qu’il avait enregistrées avec ses claviers… ses yeux pétillaient d’envie et de passion. Et je savais en mon fort intérieur que j’allais pouvoir bientôt entendre le résultat et que les barrières devant lui ne l’empêcheraient pas de laisser son génie créatif s’exprimer pleinement. Et quel bonheur, quelques temps plus tard, de recevoir alors le CD dans ma boite aux lettres.

    TE DEUM est une œuvre inclassifiable, vous l’aurez compris, qui lui colle pleinement à la peau. John nous avait déjà habitué à des productions audacieuses et très diverses : Cantates, album de chansons originales, ou instrumental (avec par exemple une guitare pas comme les autres, qui se voit greffée d’une corde en plus), mais encore album de louange collectif (où les textes sont commandés sur mesure dans la volonté d’aborder le culte dans sa globalité) et puis CREDO. Je finis volontairement par celui-là car c’est peut être avec lui, sans aucun doute, que se trouve un élément de genèse du TE DEUM. 

    Comme pour CREDO, TE DEUM réunit des styles variés autour d’un texte fort et pétrit de spiritualité. Une diversité qui explose dans tous les domaines… musique, piété, ambiance, temps… comme le dit si bien John lui-même : une histoire finalement de réconciliation – de styles, de traditions, d’histoire et de modernité. Deux années de productions qui ont conduit les artistes dans plusieurs studios – majoritairement en Grande-Bretagne – à Londres notamment mais aussi dans le célèbre Real World Studio de Peter Gabriel près de Bath. Tout est soigné… du packaging au mastering… dans les moindres détails car on est là, non pas face à « un coup » qui accroche mais ne dure pas, mais face à une grande œuvre d’art qui s’inscrit dans le temps, se découvre à chaque écoute et se bonifie obligatoirement pour celui qui sait écouter et apprécier.

    TE DEUM concert paris

    Enfin, bonne et heureuse nouvelle, l’opportunité est maintenant de pouvoir, en plus de se faire le CD chez soi tranquillement ou dans sa voiture, d’aller rejoindre un public pour rencontrer l’œuvre et l’artiste sur scène. Le nec plus ultra évidemment ! Et pour le prix on ne peut plus raisonnable de 15€ (en réservant en ligne)… La date est proche, alors ne tardez pas… rendez-vous le samedi 14 octobre à 20h30 à Paris. 

     

    Pour en savoir + (avec photos et vidéos)

    Billets à réserver ici

    > CD, chez Bayard Musique, disponible entre autre chez Paul & Séphora ou 7ici

     


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