• The Meyerowitz Stories, films du réalisateur américain Noah Baumbach. est disponible depuis ce vendredi sur la plateforme Netflix. Casting impressionnant avec Ben Stiller, Adam Sandler, Elizabeth Marvel, Emma Thompson, et un Dustin Hoffman remarquable.

    The Meyerowitz Stories , une affaire de famille

    Fraîchement séparé, Danny Meyerowitz (Adam Sandler) vient s’installer à Brooklyn chez son père Harold (Dustin Hoffman), un sculpteur raté qui a refait sa vie avec l’excentrique Maureen (Emma Thompson). Un événement inattendu va l’obliger à aplanir ses différends avec Matthew (Ben Stiller), son demi-frère businessman, et Jean (Elizabeth Marvel), sa demi-sœur dépressive…

    THE MEYEROWITZ STORIES

    Chronique familiale new-yorkaise à la Woody Allen (le papa spirituel de Noah Baumbach), The Meyerowitz Stories nous plonge dans le récit intergénérationnel d’une fratrie en conflit rassemblée autour de leur père vieillissant, joué avec son talent habituel par le classieux Dustin Hoffman. Il faut le dire... le cinéma, c’est aussi parfois, juste prendre un bon moment, sourire, se détendre et se laisser prendre par une belle histoire, bien jouée, bien ficelée. Et c’est vraiment le cas ici et même le point fort de Noah Baumbach dans cette dernière œuvre.

    Et puis justement, Dustin Hoffman... 80 ans, et une pêche incroyable lui donnant de nous proposer un véritable one man show. Dans le rôle de ce sculpteur intello extrêmement désagréable, surtout préoccupé par la postérité de son œuvre, bien plus que par les tourments intimes de ses enfants, il arrive néanmoins à développer un mélange de tendresse et de folie douce. Ainsi, c'est l'ensemble du film qui se voit touché de cette grâce et l'histoire parvient à procurer de l’émotion dans les dialogues pleins d’humour, mais aussi de la légèreté dans les scènes plus dures.

    UNE FRATERNITÉ MALMENÉE  THE MEYEROWITZ STORIES  THE MEYEROWITZ STORIES

    On pourra toujours y voir aussi un peu plus en s’attachant aux ressorts du scénario. Et puisque 2017 est marquée par la thématique de la fraternité et de la réconciliation pour le protestantisme français dans cette année de commémoration des 500 ans de la Réforme, alors c’est un film qui peut faire sens et servir pour discuter et réfléchir ensemble. Car dans l’histoire, rien ne va plus vraiment dans cette famille recomposée où non dits, blessures du passé, frustrations, et plein d’autres choses encore ont laissé des cicatrices toujours ouvertes. Et pourtant… la réconciliation ou restauration est peut-être encore possible, le pardon offert… et tout ça dans une certaine bonne humeur et fraicheur new-yorkaise d’un milieu bourgeois-culturel assez « folklorique ». 

    The Meyerowitz Stories... un excellent divertissement, de qualité, et ouvrant à plus si on le veut.


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  • Un mook, contraction de « magazine » et de « book », est une sorte d’hybride entre le livre et le magazine. C’est généralement une revue privilégiant les grands reportages et les enquêtes approfondies, avec textes, dessins, photos, etc. Jésus aura prochainement son mook tiré à 100.000 exemplaires et faisant écho à la Comédie Musicale éponyme. À cette occasion, j’ai pu rencontrer Pierre Chausse, directeur de la société Première Partie qui l’éditera.

     

    PIERRE CHAUSSEPierre Chausse, racontez-nous la genèse du projet ?

    Il a été développé il y a maintenant 4 ans au Pays Bas avec la volonté de sortir un magazine à destination du grand public qui parle de Jésus avec un angle séculier. L’objectif, du point de vu chrétien, est rappeler d’abord que Jésus existe. Oui, il y a encore des gens qui croient en lui dans notre société contemporaine et ce Jésus a eu un impact très important dans notre culture, dans nos valeurs. Aux Pays-Bas, ils ont choisi comme rédacteur en chef un homme qui est un auteur de romans à succès, Arthur Japin, qui est connu pour être particulièrement anticlérical et avoir un mode de vie très peu chrétien. Ils lui ont lancé un défi : on te paie un aller retour pendant 40 heures dans le désert du Néguev en Israël. Tu seras tout seul dans le désert avec les évangiles. Tu les liras et ensuite tu dirigeras un magazine sur Jésus en tant que rédacteur en chef et tu nous expliqueras quel est ton rapport à Jésus après cette expérience. Et voilà, comment « Jezus » a été lancé. 

    Alors présentez-nous le davantage…

    Cela se présente comme un magazine d’art de vivre avec plusieurs chroniques autour de Jésus (ex : chronique Mode, chronique un peu sociale sur l’impact de Jésus dans la société Néerlandaise, d’autres choses complètement décalées qui peuvent être jugées blasphématoires par certains chrétiens sur la figure du Christ). De la réalité augmenté… On est un peu à la pointe de la technique et avec un ton qui se veut volontairement populaire, qui brasse et englobe très largement la société aujourd’hui et ses codes culturels pour présenter Jésus. En gros, mettre Jésus dans les kiosques, dans les maisons… et ensuite on laisse l’Esprit Saint agir. L’objectif n’est pas d’avoir un discours religieux mais un discourt apologétique. Parler de culturel, sans chercher à présenter des vérités de foi mais plutôt un message, une personne. Et ensuite on laisse la graine germer.

    JÉSUS le mag

    Et donc pour la France ?

    Nous avons donc décidé d’adapter le magazine il y a un an maintenant et de le coupler avec la Comédie Musicale de Pascal Obispo.

    Est-ce le même texte pour la version française ?

    En partie, le texte ne sera pas le même intégralement. On reprend à peu près 40% du contenu original que l’on traduit. Il y a des rubriques par contre où l’on reprend le concept mais on va prendre un intervenant plus connu dans la société française. Typiquement il y a une chronique gastronomique, et comme nous sommes en France il était difficile de garder un chef Néerlandais, avec nos chefs français !

    (rires) Un blasphème ?

    Oui en quelque sorte (rires)… Il y a aussi des positionnement qui n’étaient pas tout à fait adaptés à la société française, globalement postchrétienne mais quand même plus latine et catholique que la société Néerlandaise, qui elle a un coté beaucoup plus libéral et hipster.

    Pascal ObispoTu parlais d’un rédacteur en chef connu pour la version néerlandaise… et en France ?

    Oui c’est Pascal Obispo qui a jouera ce rôle. Il va signer plusieurs documents. Il y aura notamment un grand entretien dans lequel il expliquera sa démarche en tant que créateur du spectacle Jésus. Il parlera également dans un autre article de l’influence de Jésus dans la musique et il signera un édito. À savoir aussi que le magazine sera vendu comme produit dérivé du spectacle à la sortie, dès qu’il sera imprimé. C’est un projet assumé en partenariat avec la comédie musicale. Nous ne reprenons pas leur image en disant « on va surfer sur l’événement… ». C’est vraiment en lien direct avec eux. 

    Graphiquement vous gardez le même design, même couverture que la version néerlandaise ?

    Globalement dans l’esprit oui, mais on change la couv. On prend Mike Massy, l’acteur qui joue le rôle de Jésus. Nous avons fait une séance photo spéciale pour le magazine.

    Donc Obispo, Mike Massy… qui d’autres comme personnalités ?

    Notre partenariat avec Sony nous a conduit à chercher des figures qui peuvent parler à tout le monde. Frédéric Lenoir, par exemple, qui sur les deux dernières années est l’auteur qui a vendu le plus de livre. Il a un discours que l’on pourrait qualifier d’humaniste sur la personne du Christ. C’est quelqu’un qui a été un chrétien mais qui maintenant à un discours intéressant sur l’angle que l’on aborde c’est à dire cet impact spirituel de Jésus sur l’imaginaire collectif.

    Nous avons également Mary Pierce dans la chronique sport. On a Jacques Le Divellec, chef renommé, trois étoiles au Michelin, qui va, dans une chronique intéressante qui s’intitule « qui avait-il dans l’assiette de Jésus ? », recréer un repas que Jésus aurait pu déguster. Le père Alain De La Morandais testera ce repas. On a des personnalités de la télévision comme Nans Thomassey de l’émission « Nus et culottés » qui fait un très beau témoignage sur ce que la figure de Jésus lui apporte. Teddy Riner également, une ancienne présentatrice de télé Frédérique Bedos qui aujourd’hui est sur un projet caritatif audiovisuel « projet Imagine ». Donc voilà des personnes intéressantes, chrétiens ou non, qui ont chacun une histoire avec Jésus.

    Avec ce mook, peut-on parler de magazine haut de gamme ?

    Oui c’est bien cela et qui sera vendu 10 € dans tous les points de vente possibles. Kiosques, librairies, grandes surfaces…

    Diffusé aussi dans les réseaux chrétiens ?

    Oui, les librairies comme la CLC, Certitude, Maison de la Bible, 7ICI, Procure, Siloé…

    Aux chrétiens, on veut expliquer que c’est un bel outil d’évangélisation. Nous allons beaucoup parler de Jésus durant les mois d’octobre et de novembre de ce spectacle donc c’est l’occasion si jamais vous avez des collègues de bureau qui disent « tiens, c’est marrant il y a un spectacle sur Jésus », de leur apporter ce mook qui présentera le message de Jésus mais qui ne sera pas en patois de Canaan. Avec, en plus, un certain nombre de « ctions » grand public qui permettent de l’offrir sans trop de prise de risques.

    Un autre atout du magazine et un élément intéressant à noter, c’est qu’il fait appel à une application Smartphone qui utilise la réalité augmentée. Il suit le cheminement de Jésus de Nazareth à Jérusalem. On a comme ça des doubles pages qui peuvent être scannées par Smartphone et qui, grâce à une vision à 360° par la réalité augmenté nous amène sur les lieux tels qu’ils sont aujourd’hui.

    Il y a, je crois, une chronique Mode ?

    C’est un travail de grande qualité qui a été fait pour la version originale et que l’on va adapter un tout petit peu. Il a été demandé à une styliste d’imaginer comment seraient habillés les personnages de l’Évangile aujourd’hui. Par la suite ces habits ont été donnés à l’Armée du Salut pour être offert à des sdf. C’est important que le message de l’Évangile se vive là… donner ses biens aux pauvres et partager.

    En fait si on feuillette rapidement ce magazine, cela peut paraître quelque chose d’un peu superficiel : mode, cuisine, sport, etc. mais l’objectif c’est d’aller au fond des choses et de montrer comment Jésus a bouleversé la vie de beaucoup de gens qui sont considérés comme des modèles, des personnalités, dans la société d’aujourd’hui que ce soient des sportifs, des animateurs télé, etc.

    Jesus magazine mode

    On aura droit à beaucoup de publicité à l’intérieur ?

    Alors non, on en aura très peu. Ce sera de la publicité offerte à des œuvres chrétiennes et caritatives.

    Il y aura par contre un site internet, un réseau de com très important. On embauche une agence d’attachés de presse qui ont l’habitude de faire des lancements de produits comme ceux-là dans le monde séculier. L’objectif c’est d’en parler !

    Puisque le magazine est en lien direct avec le spectacle, pouvez-vous nous en parler un peu ?

    C’est un spectacle très audacieux de la part d’Obispo, de Sony et de Christophe Barratier qui est un grand metteur en scène connu, entre autre, pour le film « les Choristes ». C’est un sujet qui c’est imposé à eux. Ils sont partis un peu seul sans forcement demander des cautions chrétiennes. Ils ont créé un spectacle qui correspond à leur vision de Jésus dans leur milieu. Et finalement les chansons et le spectacle dans son ensemble sont très respectueux de l’histoire de Jésus. Bien sur la chronologie des Évangiles n’est pas forcement respecté. Mais il n’y a aucun élément que l’on pourrait juger problématique en thermes de théologie. Sur de nombreux mystères de la vie de Jésus ils prennent le parti de suivre l’Évangile et pas d’essayer de s’en sortir en faisant des pirouettes ou en disant, oui, oui c’est juste une métaphore... Je pense que c’est révélateur qu’aujourd’hui on peut comprendre qu’un spectacle comme ça, d’inspiration chrétienne peut avoir une vraie résonnance populaire.

    JÉSUS comédie musicale

    Aurais-tu un message à transmettre à tous ceux qui lisent cet entretien ?

    Il faut que le bouche à oreille fonctionne. Je pense qu’il y a un enjeu collectif notamment pour les chrétiens de se dire que cela peut être pas mal d’encourager et de valoriser le travail des personnes qui vraiment et honnêtement s’intéressent à la personne de Jésus sans vouloir la travestir. Moi je les ai vu, ils étaient très à l’écoute des différentes sources chrétiennes qu’ils ont sollicitées. Si les chrétiens se mobilisent et en parlent, n’hésitent pas à inviter des amis au spectacle ça permettra de montrer aussi que la figure du Christ est encore présente et intéresse la société d’aujourd’hui. Il y a un enjeu collectif à se saisir de cet outil car de toute façon l’Esprit Saint passe partout et c’est un vecteur d’évangélisation même si les gens qui ont lancé ce spectacle ne l’on pas fait dans cet objectif.

    Pour le magazine, c’est un peu pareil. C’est important de se mobiliser dès la sortie. Si nous les chrétiens on soutient… on va acheter en kiosque le magazine… les kiosqués vont en commander plus la semaine suivante et ce sera un succès qui fera encore plus parler.

    Pour fini avec le mook Jésus… On le trouvera quand en vente précisément ?

    La sortie est prévue pour début novembre.

     

    Merci beaucoup Pierre Chausse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Fabrice Éboué, avec sa nouvelle comédie CoeXister, continue lui aussi dans la lancée du succès de « Qu’est ce qu’on fait au bon Dieu ? » à vouloir divertir autour des questions de « Vivre ensemble » et du fait religieux dans la société française. Il y parvient clairement puisque le rire est au rendez-vous même si l’on peut regretter que le fond soit très caricatural sur de nombreux aspects… mais la caricature amuse toujours ceux qui en acceptent le jeu !

    COEXISTER LE FILM

    Sous la pression de sa nouvelle patronne aux méthodes radicales, un producteur de musique à la dérive décide de monter un groupe constitué d’un rabbin, un curé et un faux imam afin de leur faire chanter le vivre-ensemble. Mais les religieux qu’il recrute sont loin d’être des saints…

    C’est au rythme d’un trio musical atypique et décapant, composé de Guillaume De Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy, que Fabrice Eboué laisse ses talents s’exprimer dans son nouveau film, s’amusant clairement des oppositions entre les trois grandes religions monothéistes pour produire du rire à une cadence infernale. Chacun en prend naturellement pour son grade en choisissant la « gentille » caricature comme outil de base de son scénario. Tous les clichés les plus classiques passent dans les mains d’Éboué pour façonner ses personnages : Chrétiens, juifs et musulmans mais aussi, et il ne faut pas les oublier, athés (au travers du producteur incarné par Fabrice Éboué) et encore nymphomane ou patronat aux dents acérées (peut on voir là d’autres formes de spiritualités ?!). De l’énergie à la pelle et une vraie explosivité sont les maîtres-mots de CoeXister, que l’on pourrait qualifier (au bon sens du terme) de farce cinématographique réussie et extrêmement généreuse en fous rires. Ça fait toujours du bien au milieu d’une actualité plutôt globalement empreinte de sinistrose ambiante, et le mot est faible.

    COEXISTER... POUR RIRE ENSEMBLE !

    Car justement, et il faut le souligner, ce « Vivre ensemble » avec la religion notamment en toile de fond n’est pas généralement ce qui amuse aujourd’hui. On pourrait même aller jusqu’à dire que le sujet semble particulièrement casse-geule dans le contexte actuel. Et pourtant CoeXister réussit à égratigner sans vraiment fâcher, dénonce sans s'appesantir trop lourdement, et surtout une fois de plus fait rire beaucoup. L’important d’ailleurs est sans doute de ne pas chercher grand chose d’autre, de ne pas commencer à épiloguer sur tels ou tels aspects du scénario qui auraient pu dire d’autres choses ou regretter que tels choix furent fait par le réalisateur. Qu’importe… c’est une comédie et grand bien nous fasse qu’elle soit efficace dans son seul véritable objectif : Nous faire marrer !

    Ah si… quand même !!! Pas de protestant au casting même si la chanson contemporaine est quand même un truc un peu plus de chez nous… c’est le catho qui remporte le jackpot pour les chrétiens ! Heu… finalement, en fait, pas si mal… c’est peut-être là qu’est la vraie victoire.


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  • L’artiste a dans son ADN une sorte de pulsation créatrice. Chez certains, cette particularité est contrôlée ou plutôt régulée mais chez d’autres, elle peut devenir prégnante au point de les conduire à oser l’impensable et braver les conventions naturelles ou admises. John Featherstone appartient à cette deuxième catégorie. Et il le prouve encore avec sa dernière génialissime folie : TE DEUM.

    Qui oserait imaginer mettre ensemble pour une œuvre prestigieuse, un chœur classique en latin, associé à deux ensembles jazz-gospel chantant en anglais et en français ? Version trilingue donc accompagné par un piano, une contrebasse, un saxo, et des percus mais joués, faut-il le préciser, par des pointures en la matière ! Et tout ça… pour une prière datant du 4e siècle, le TE DEUM.

    John Featherstone y a pensé, en a rêvé, l’a composé et a finit par l’enregistrer.

    TE DEUM CD

    Je me souviens d’avoir eu le privilège il y a quelques temps d’une discussion avec l’artiste, dans son salon, autour d’un bon whisky, car en plus John & Mary Featherstone savent accueillir les amis. John me parlait de ce projet qui lui semblait encore assez compliqué à produire. Il me fit écouter quelques maquettes qu’il avait enregistrées avec ses claviers… ses yeux pétillaient d’envie et de passion. Et je savais en mon fort intérieur que j’allais pouvoir bientôt entendre le résultat et que les barrières devant lui ne l’empêcheraient pas de laisser son génie créatif s’exprimer pleinement. Et quel bonheur, quelques temps plus tard, de recevoir alors le CD dans ma boite aux lettres.

    TE DEUM est une œuvre inclassifiable, vous l’aurez compris, qui lui colle pleinement à la peau. John nous avait déjà habitué à des productions audacieuses et très diverses : Cantates, album de chansons originales, ou instrumental (avec par exemple une guitare pas comme les autres, qui se voit greffée d’une corde en plus), mais encore album de louange collectif (où les textes sont commandés sur mesure dans la volonté d’aborder le culte dans sa globalité) et puis CREDO. Je finis volontairement par celui-là car c’est peut être avec lui, sans aucun doute, que se trouve un élément de genèse du TE DEUM. 

    Comme pour CREDO, TE DEUM réunit des styles variés autour d’un texte fort et pétrit de spiritualité. Une diversité qui explose dans tous les domaines… musique, piété, ambiance, temps… comme le dit si bien John lui-même : une histoire finalement de réconciliation – de styles, de traditions, d’histoire et de modernité. Deux années de productions qui ont conduit les artistes dans plusieurs studios – majoritairement en Grande-Bretagne – à Londres notamment mais aussi dans le célèbre Real World Studio de Peter Gabriel près de Bath. Tout est soigné… du packaging au mastering… dans les moindres détails car on est là, non pas face à « un coup » qui accroche mais ne dure pas, mais face à une grande œuvre d’art qui s’inscrit dans le temps, se découvre à chaque écoute et se bonifie obligatoirement pour celui qui sait écouter et apprécier.

    TE DEUM concert paris

    Enfin, bonne et heureuse nouvelle, l’opportunité est maintenant de pouvoir, en plus de se faire le CD chez soi tranquillement ou dans sa voiture, d’aller rejoindre un public pour rencontrer l’œuvre et l’artiste sur scène. Le nec plus ultra évidemment ! Et pour le prix on ne peut plus raisonnable de 15€ (en réservant en ligne)… La date est proche, alors ne tardez pas… rendez-vous le samedi 14 octobre à 20h30 à Paris. 

     

    Pour en savoir + (avec photos et vidéos)

    Billets à réserver ici

    > CD, chez Bayard Musique, disponible entre autre chez Paul & Séphora ou 7ici

     


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  • Je vous propose ici l'article-témoignage de Kerry Lee sur son blog http://bitesizedexegesis.com et dans la revue américaine RELEVANT.

    Article traduit et publié avec la permission de l'auteur.

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    Les ouragans Harvey et Irma sont-ils le jugement de Dieu ? Pas forcément de la façon dont nous l’imaginons… 

    Au cours des dernières semaines, les tempêtes ont ravagé des parties du Texas, de la Floride, du Sud-Est des État-Unis, des Antilles... Chaque fois que de telles catastrophes naturelles se produisent, les questions sur Dieu et sa nature apparaissent invariablement.

    Hurricane harvey

    Lorsque l'ouragan Katrina a frappé la Nouvelle-Orléans en août 2005, j'ai vu deux messages très différents sortir de la bouche des leaders chrétiens. Tout d'abord, il y avait ceux qui ont dit : « Katrina est le jugement de Dieu pour les péchés de la Nouvelle-Orléans. » Deuxièmement, il y avait ceux qui ont répondu : « Non, c’est faux ! Dieu ne fait pas ça. » Honnêtement, je n'ai pas aimé ces deux points de vue. Je n'ai pas aimé le premier parce qu'il avait une forme d’auto-justification condamnante… Dieu les juge parce qu'ils sont pécheurs, contrairement à nous. Instinctivement, j'ai été choqué par cette idée. En même temps, cependant, je n'étais pas satisfait de la réponse habituelle mais simpliste : « Katrina n'est pas le jugement de Dieu sur la Nouvelle-Orléans parce que Dieu ne fait pas cela. Dieu aime les gens. » Pouvons-nous exclure automatiquement tout lien entre les catastrophes naturelles et le jugement de Dieu envers l'humanité ?

    Du début de la Bible jusqu’à la fin, les catastrophes naturelles sont en fait l’une des façons dont le jugement de Dieu sur l'humanité se manifeste. Du Déluge au temps de Noé aux fléaux d'Égypte, mais en pensant aussi aux prédictions prophétiques de la lune qui prend la couleur rouge sang ou du soleil qui s'obscurcit (et toutes sortes d'autres phénomènes naturels catastrophiques), les auteurs de la Bible ont compris que Dieu pouvait utiliser les phénomènes naturels (en plus de phénomènes sociologiques, économiques et politiques) afin de juger l'humanité. Éliminer de manière simpliste toute connexion possible entre une catastrophe naturelle et une intention de jugement de la part de Dieu conduit à ignorer beaucoup de passages bibliques.

    Alors, qu'en est-il dans notre situation présente ? Peut-on donc voir en l'ouragan Katrina le jugement de Dieu ou non ? Et quid de Harvey ou Irma ?

    LE JUGEMENT DE DIEU

    1.   NATURE ET JUGEMENT DIVIN

    Les deux réponses aux ouragans avaient, à la base, une compréhension particulière du jugement de Dieu, à savoir que le jugement de Dieu est essentiellement ce que Dieu fait quand il est tellement fatigué du péché humain qu'il ne peut plus le supporter. L'image d'un dieu qui a de la patience, mais qui, avec le temps, commence à serrer sa mâchoire, son visage commence à devenir rouge et il développe alors des signes de nervosité manifestes. Enfin, il lève les mains en l'air et, avec un cri affreux et une rage incontrôlée, frappe d’un coup de fouet les créatures terrestres qui l’ont offensé et les punit d’un cyclone, tremblement de terre, tsunami, tornade ou toute autre chose du même acabit.

    Mais ce n'est pas l'image biblique du jugement divin. Tout d'abord et surtout, nous devons comprendre que lorsque Dieu juge, il y a toujours un but constructif. Dieu ne juge jamais juste parce qu'il est submergé par la rage face au péché, perdant tout contrôle. En fait, un tel acte de punition ne serait même pas réellement qualifié de « jugement » au sens biblique. Le jugement n'est pas identique à la punition ou à la condamnation. Il peut inclure le châtiment, mais le jugement biblique est un concept beaucoup plus grand et, j’oserai dire, beaucoup plus glorieux.

    Alors, qu’est ce que le « jugement » au sens biblique ?

    Le jugement est un discernement. C'est la séparation et la distinction : la séparation ou la distinction de la lumière de l'obscurité, le jour de la nuit, le bien du mal, les moutons des chèvres, le blé de l'ivraie. Il y a une volonté initiale divine de mettre de l’ordre au milieu du chaos et donc par là même, un prolongement de l'acte de création (Dieu a séparé les ténèbres de la lumière, Il a séparé les eaux ci-dessus des eaux situées ci-dessous, Il a séparé les terres sèches des mers).

    C'est aussi un acte d'investigation, mettant en évidence les choses qui sont cachées afin que le mal soit clairement vu comme mal et le bien soit clairement bien. C'est la purification… ce qui peut être racheté de ce qui doit disparaître. En fin de compte, une fois que tout est rendu clair par le jugement de Dieu, la justice de Dieu contre l'injustice du monde devient manifestement et indéniablement évidente, alors que ce qui ne peut ou ne sera pas racheté pour son but est détruit. La façon précise de régler ces choses n’est finalement pas tellement intéressante, mais la Bible en parle dans un langage fort et avec des images terrifiantes. Et contrairement à ce que de nombreux enseignants chrétiens populaires pourraient penser, l'intention principale de ce langage fort et de ces images terrifiantes n'est pas de vous conduire à vous repentir. C'est pour vous réconforter et pour exprimer cette conviction que Dieu est un dieu juste qui, quoique inimaginablement patient, ne laissera pas le mal persister indéfiniment. Dieu s'occupera du mal non pas parce qu'il est un Dieu fâché et vindicatif, mais précisément parce qu'il est un Dieu bon et aimant.

    La bonne version de notre question originale serait donc la suivante : Au travers des catastrophes naturelles, Dieu est-il en train de juger l'humanité ?

    Absolument, parce qu'il est toujours en train de juger l'humanité, si on entend par « juger » ce sens précis et biblique. Le péché qui est caché dans nos cœurs ne peut être traité tant qu'il reste caché sous des couches de rationalisation et d'illusion. Donc, Dieu utilise des choses comme les ouragans Harvey et Irma pour nous juger, déterrer ces sentiments, préjugés et idées malsaines que nous avons enterrés profondément en nous afin que nous puissions les affronter et nous repentir. Si nous sommes brisés devant Dieu et réceptifs à ce processus, il s'avère que le jugement de Dieu est réellement pour notre bénéfice.

    dieu et moi

    2.   DEUX MANIÈRES QUE DIEU UTILISE POUR ME JUGER AU-TRAVERS D’HARVEY

    Nous sommes juste après le passage d’Harvey, et je me trouve face à cette question : Dieu nous a-t-il jugé au travers de la tempête ? En un sens, oui. Pas nécessairement pour nous punir donc, pas pour nous condamner, mais pour nous juger. Comme quelqu'un qui a vécu Harvey dans la région de Houston, permettez-moi d'illustrer cela en décrivant comment je pense que Dieu m'a jugé en utilisant la tempête.

    a- Ce sentiment d'avoir été confronté à mon attachement aux biens matériels

    Au fur et à mesure que la tempête approchait, nous ne savions pas si nous serions inondés ici à Crosby et, si oui, alors à quel point ? Ensuite, nous avons commencé à voir des rapports d'inondations importantes dans les régions ouest et sud-ouest de Houston, plusieurs mètres d'eau qui ruineraient tout le bas d'un bâtiment (au moins). Et j'ai commencé à essayer de déterminer la quantité de choses que je pourrais mettre dans ma voiture si nous devions évacuer.

    Les principales choses que je possède et que je considère comme extrêmement utiles, sont mes livres et les données sur mes ordinateurs. En ce qui concerne les livres, je ne parle pas seulement d'un tas de romans de poche que vous pourriez remplacer pour un euro chacun chez un bouquiniste. Je parle de livres qui pourraient valoir beaucoup plus, voire des livres irremplaçables. Et essayer alors de comprendre comment je pourrais les sauver m'a causé beaucoup de stress.

    Honnêtement, j'aurais été tenté de faire quelque chose de stupide, de trouver des excuses pour risquer ma vie, afin de préserver ces choses matérielles que j'apprécie tellement. Je ne dis pas que posséder ces livres soit un péché ou qu'ils forment une barrière entre moi et Dieu. Mais à travers la tempête, je me suis rendu compte de l'attachement auquel j'étais vraiment confronté, et je dois me demander si ce n’est pas excessif.

    b- Ce sentiment d'avoir été confronté à ma faible capacité à aimer les gens.

    Ce que je veux dire ici c’est que la dévastation et la souffrance que j'ai pu observer par lesquelles les gens passaient et allaient passer au cours des prochaines semaines mois m'avait très vite accablé. Je pense qu’en tant que chrétien, je suis appelé à souffrir avec le monde et à proclamer l'Évangile de Jésus-Christ dans cette souffrance. 

    Mais pendant la tempête, alors que j'ai essayé de saisir la portée de cette dévastation et de cette souffrance, je me suis retrouvé à la limite de ma capacité à étendre mes préoccupations aux gens beaucoup plus rapidement que j'aurais aimé, et dans ces moments je me suis retrouvé réfléchissant vers l'arrière et cherchant à me distraire par d’autres choses : un livre, un jeu vidéo, un autre passe-temps, juste pour m'empêcher de me préoccuper trop de cette souffrance. Je n’envisageais pas de moyens de sortir pour aider les gens une fois que la tempête serait finie. J’étais reconnaissant de ne pas être touché.

     

    Si vous réfléchissez aux événements de ces dernières semaines, avec les Ouragans Harvey, Irma et Maria, avec le tremblement de terre au Mexique, les incendies au Montana, à Washington, en Oregon et en Californie, je suis sûr que vous pouvez observer comment ces événements vous ont confronté à vos faiblesses et à vos limites, que vous viviez dans une zone touchée ou non. Ce n'est pas une condamnation télévisée de la morale de cette ville ou de telle chose en particulier, mais c'est une autre sorte de jugement. Car oui, c'est bien Dieu qui nous juge différemment au-travers de ces catastrophes naturelles.

    La bonne nouvelle dans tout ça c'est que ce jugement n'est pas une condamnation. Ce n'est pas un châtiment. C'est une opportunité. Dieu nous a jugé afin que nous puissions, d'une manière nouvelle et excitante, connaître son cœur et le nôtre.

     

    KERRY LEE

    pasteur adjoint d'une petite Église dans la région du Grand Houston, professeur adjoint en ligne d'Ancien Testament avec Fuller Theological Seminary, et spécialiste de l'Ancien Testament

    http://bitesizedexegesis.com


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