• Événement ce mercredi 12 juillet 2017, avec la sortie française du nouveau Spider-Man Homecoming. Après une entente avec Sony - qui possède les droits sur la franchise -, le studio Marvel a pu ramener dans son giron l'homme-araignée, et proposer en 15 ans une troisième adaptation cinématographique de son histoire après la trilogie de Sam Raimi et le diptyque de Marc Webb. Osé, risqué même… mais résultat plutôt vraiment réussi, donnant un élan nouveau et rafraîchissant à l'un des personnages les plus populaires de la Marvel.

    SPIDERMAN HOMECOMING AFFICHE

    Après ses spectaculaires débuts dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

    Spider-Man Homecoming nous offre le récit du héros en introduisant une dynamique qui manquait sans doute aux franchises Spider-Man jusqu’à présent. Un doux mélange des épreuves et tribulations de la vie du jeune Peter Parker, avec notamment les dangers liés au fait d’être un super-héros, mais avec également une ouverture plus large en introduisant l’univers des Avengers présent tout au long du film. L’autre point fort se situe dans la psychologie du personnage marqué par la simplicité et la franchise. Un super-teenager-héros, en quelque sorte, qui découvre ses nouvelles capacités et qui se sent alors l’âme d’un sauveur dont la mission dépasserait le cadre réduit de son quartier. Et on entre dans le vif du sujet dès les premières images : Peter se sert de son portable pour filmer les choses extraordinaires qui lui arrivent, comme un ado d’aujourd’hui finalement. Clairement, l'une des réussites du film se trouve là, dans cette excellente captation de l'enthousiasme juvénile de cet ado confronté au destin extraordinaire qui se présente à lui avec Tony Starck alias Iron Man. Pour les aficionados des Avengers, on se souviendra qu’on avait déjà pu s'en apercevoir dans les quelques scènes formidables de Captain America: Civil War, où Spidey faisait une entrée aussi tonitruante que drôle dans le « Marvel Cinematic Universe » (MCU). 

    Pour appuyer cette démarche c’est l’humour, donc, qui devient le carburant fondamental de cette version d’une des F1 de la BD et du cinéma, plus d’ailleurs que les effets spéciaux et les scènes vertigineuses. Et c’est un heureux choix, me semble-t-il, surtout que l’équilibre reste néanmoins tout à fait correct : On en prend plein les yeux quand il le faut mais on rigole surtout énormément sans tomber dans le grand burlesque. Tout est bien dosé !

    SPIDEY... RETOUR GAGNANT !

    Le réalisateur Jon Watts a su faire aussi les bons choix en terme de casting pour arriver à ses fins. Le jeune Britannique Tom Holland est parfait dans le rôle de Peter, l’incarnant à merveille dans sa jeunesse, sa candeur naïve, son sérieux, son ingénuité et son sens moral. Sa tante May est incarnée par la séduisante Marisa Tomei, qui rajeunit évidemment le personnage traditionnel. On se régale aussi avec Jacob Batalon, qui se glisse dans la peau du meilleur ami Ned et devient l’élément fraicheur incontournable.

    Et puis il y a Robert Downey Jr. ! Dire que l’acteur est bon est un doux pléonasme… mais c’est surtout le duo formé par Robert et Tom qui est force du long métrage. Une relation quasi père-fils qui fonctionne terriblement et qui devient une sorte d’écho à celle formée par Michael Keaton (Le terrible Vautour) et la très jolie Laura Harrier (alias Liz). À propos du Vautour, le grand méchant de l’épisode, il est aussi appréciable de ne pas en avoir fait une caricature diabolique, mais de laisser apercevoir ses qualités et faiblesses qui d’ailleurs parfois, comme dans la vraie vie, se recoupent.

    casting spiderman homecoming

    Alors, oui, Spider-Man Homecoming est avant tout autre chose un blockbuster de super-héros version teenagers qui cherche avant tout à divertir… et ça le fait grave ! Mais comme j’aime aussi souvent le faire remarquer dans ce genre d’occasion, on peut aussi aller plus loin et y voir de nombreuses thématiques qui se cachent (ou qui ne se cachent pas d’ailleurs aussi) derrière le scénario et la psychologie des personnages. Les relations humaines sont un enjeu primordial pour Peter, qui conduisent parfois à des dilemmes profonds dans les choix, les options qui se présentent devant nous. Il y a la notion d’apprentissage, de la patience, des risques de la facilité ou de la présomption qui nous guette particulièrement quand tout semble nous pousser vers le haut… Et Spidey nous conduit même à réfléchir sur le difficile équilibre entre pardon et justice, entre grâce et vengeance.

    En résumé, certains puristes risquent peut-être de faire la fine bouche (et ils en ont le droit… je n’en suis pas un d’ailleurs, il faut le préciser) en reprochant le manque de quelques éléments de l’histoire d’origine et de scènes d’actions mais Spider-Man Homecoming est pour moi (et pour beaucoup à en croire les échos d’après séance de presse) une vraie réussite qui redonne un nouvel élan au personnage dans sa « carrière » ciné. Ah, j’allais oublier… petit plaisir personnel aussi de réentendre le fameux générique de la série tv réadapté avec éclat pour l’occasion… bien joué !

     


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  • Ce mercredi 5 juillet, un peu plus d’un mois avant le soixante dixième anniversaire de l’indépendance de l’Inde et du Pakistan les 14 et 15 aout prochains, cet événement nous est raconté sur grand écran dans Le dernier vice-roi des Indes par la réalisatrice britannique d’origine indienne Gurinder Chadha. Une grande fresque historique mêlant grande et petite histoire qui avait été présentée, hors compétition, lors du 67ème Festival de Berlin cette année.

    affiche le dernier vice-roi des Indes

    Mars 1947. Après 300 ans de domination anglaise, le Palais du Vice-Roi à Delhi ouvre ses portes une dernière fois pour accueillir en grande pompe Lord Mountbatten et sa famille. Petit-fils de la reine d'Angleterre et nommé dernier Vice-Roi des Indes, "Dickie" Mountbatten devra préparer le pays à l'indépendance. Mais la tâche s'avérera bien plus ardue que prévu. Après d'âpres négociations avec Nehru, Gandhi et Jinnah, perturbées par de violents conflits religieux, il n'aura d'autre choix que d’entériner la partition des Indes et la création d'un nouvel état, le Pakistan. Dans le même temps, Jeet et Aalia, deux jeunes indiens au service du Palais et que la religion oppose, subiront ces évènements et auront à choisir entre leur amour et leur attachement à leurs communautés. La décision de Lord Mountbatten va provoquer l'un des plus grands déplacements de population de l'Histoire et ses conséquences se font encore ressentir aujourd’hui.

    Disons-le tout de suite, Le dernier vice-roi des Indes est une magnifique épopée splendidement mise en scène avec des décors, costumes, musique et photo particulièrement soignés. On est dans du grand et beau cinéma, où l’écran devient une fenêtre qui s’ouvre sur le monde, sur l’histoire (ou du moins une vision de cette histoire), caresse nos émotions et nous donne ainsi de nous laisser porter comme sur un tapis volant pour s’évader et prendre du bon temps. La bonne tenue générale du casting, dans lequel on appréciera notamment de retrouver Gillian Anderson malheureusement trop souvent cantonnée à son rôle de l’agent Dana Scully et aux séries tv, apporte en plus un goût d’authenticité qui nous donne d’entrer plus aisément dans cette belle et néanmoins douloureuse histoire d’indépendance.

    dernier vice-roi des Indes

    Car si le décor et les couleurs nous en mettent plein la vue, impossible d’oublier le fond et ce qui nous est conté. Récit à la fois heureux car la liberté offerte résonne forcément comme une victoire, mais aussi l’horreur du prix à payer avec les méfaits des intérêts politiques qui s’y mêlent et laissent sur le carreau tant et tant d’hommes, de femmes et d’enfants. Gurinder Chadha dresse un vif portrait de la peur, de la violence, de la terreur et de l’insécurité qui ont précipité la division d’une nation dont les habitants se battent entre eux avec la même ferveur dont il font preuve pour défendre leur droit à l’indépendance. La thèse poursuivie par le film défend Lord Mountbatten : « Beaucoup de textes ont montré qu’il était contre la partition quand il est arrivé, mais c’est devenu une marionnette des politiciens, des officiers », souligne la réalisatrice lors de la conférence de presse à Berlin. Le film prend alors bien sûr aussi une résonance particulière plus contemporaine encore, alors que la question communautaire et religieuse n’a jamais semblée aussi cruciale. Elle ajoute encore « J’ai réalisé combien il était important de raconter cette histoire. Quand je suis arrivé au Pakistan, dans le village de mes grands-parents, tout le monde m’a accueilli comme si j’étais dans mon pays ». Des grands-parents qui ont vécu la partition et perdu un enfant lors de l’exode forcé des membres des deux communautés – exode qui a fait au moins un million de morts. « Je voulais faire un film qui raconte les aspects politiques mais aussi les aspects humains, les drames qu’ont vécus les familles ».

    dernier vice-roi des Indes

    Ces aspects humains sont justement aussi abordés là de façon intelligente en intégrant la petite histoire à la grande, mais comme cela est toujours le cas dans la vraie vie. Parallèlement à l’intrigue politique, des histoires individuelles se jouent… et là cette jolie romance qui se développe entre un policier hindou (Manish Dayal) et une musulmane (Huma Qureshi) apporte une forme de proximité dans la largeur du reste. Tous deux travaillent à la cour du Vice-roi, et imprègnent la narration d’un point de vue laïc sur la manière dont de grandes décisions peuvent bouleverser une vie.

    Une fois encore, un grand et beau cinéma dont il fera bon profiter en ce début d’été !


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  • Ce dimanche 25 juin 2017 à 10h, l’émission dominicale « Présence Protestante » nous conduisait à la découverte d’un culte de l’Église Hillsong Paris, condensé en moins de 30 min (coup de chapeau d’ailleurs à la production et réalisation et en particulier à Marie Orcel et Christophe Zimmerlin). Le Théâtre Bobino devient en effet Temple protestant chaque dimanche pour de longues heures puisque plusieurs cultes y sont célébrés par cette Église.

     

    HILLSONG PARIS

    Présence Protestante propose, en plus de documentaires et émissions de plateau, une fois par mois, un culte, en direct ou différé, correspondant à la diversité d’expression et d’ecclésiologie de la Fédération Protestante de France. Déjà le mois dernier, le service proposé se déroulait à Toulouse dans une expression fédérative mélangeant avec intelligence les formes et les genres. Mais avec ce culte de cette communauté typique d'une expression contemporaine évangélique très en vogue actuellement, le curseur a sans doute été poussé un peu plus loin… et cela éveille en moi un sentiment de joie et de confiance en l’avenir.

    Si le protestantisme est connu pour sa diversité, nous tombons hélas souvent dans la caricature facile mettant d’un côté les historiques et de l’autre les modernes, les évangéliques venant s’opposer à une tradition luthéro-réformée… au sein de chaque tradition d’autres oppositions… libéralisme face à une certaine orthodoxie, charismatiques vs évangéliques plus « classiques »… et arrêtons-nous là car sinon la déclinaison pourrait être longue. Caricatures donc mais hélas aussi parfois véritables disputes devenant luttes intestines avec une violence verbale ou scripturale désastreuse. Mais ce matin et malgré tout ça, je suis dans la joie et confiant…

    diversité

    Je me souviens d’un slogan utilisé lors d’un rassemblement des Protestants de l’Ouest de la France, il y a une quinzaine d’années à La Rochelle : « Notre diversité est notre richesse ! » Ce matin, elle éclatait une fois de plus sur les écrans de ma télévision et j’étais heureux et confiant…

    Ô oui, il y a encore du chemin à faire… et j’imagine bien les réactions épidermiques de certains en visionnant cette demi-heure, appuyant leurs réactions sur tels ou tels autres aspects que je ne voudrai volontairement préciser là… attitudes finalement similaires aux semblables réactions d’autres quand le culte nous invite à entrer dans un temple où la forme et le fond sont fondamentalement différents. Personnellement et de par mes fonctions et divers engagements, j’ai appris à prendre plaisir de l'état où je me trouve... enfin surtout des moments partagés dans telle ou telle autre communauté, à aimer échanger avec des collègues de traditions très différentes… et tout ça même bien au-delà du seul protestantisme (!). Alors oui, bien évidemment, je me sens plus à l’aise ici que là, plus en adéquation théologique avec cette approche qu’avec l’autre, mais en même temps c’est souvent de ceux dont je suis le plus éloigné (en apparence) que j’apprend le plus et élargis alors l’espace de ma tente (Rassurez-vous mes piquets sont bien plantés). Comme le rappelle justement les parole de Jésus-Christ, en ouverture du verset de l’Évangile du Jour (Matthieu 10.26) et dans sa traduction tirée de Parole de Vie : « N’ayez pas peur des gens ! ». Oui la peur nous éloigne, nous fige, nous fait perdre la joie et nous ronge notre espérance… Et moi, précisément ce matin, à l'inverse, je veux choisir la joie et la confiance !

    n'ayez pas peur des gens


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  • Bonne nouvelle : La plus importante compagnie de danse contemporaine américaine est de nouveau à Paris avec un répertoire qui s’enrichit. L’Alvin Ailey American Dance Theater est en effet l'invité de l'édition 2017 du festival les Étés de la Danse, du 4 au 22 juillet à la nouvelle Seine Musicale.

     

    ALVIN AILEY PARIS 2017

    Cette compagnie, fondée en mars 1958 à New-York par l’emblématique Alvin Ailey, danseur et chorégraphe afro-américain est la référence absolue en matière de contemporain et modern-jazz. Avant de mourir en 1989, Alvin Ailey désigne sa sublime danseuse Judith Jamison pour lui succéder qui, à son tour, en juillet 2011, passe le flambeau à Robert Battle comme directeur artistique de la compagnie. Il continue aujourd'hui la mission de faire perdurer le répertoire d'Alvin Ailey et de faire tourner la compagnie partout dans le monde. Fondée sur la culture afro-américaine dont sont originaires la majorité de sa trentaine d'artistes et puisant son inspiration dans le blues, les "spirituals", le gospel, mais aussi dans la danse moderne de Martha Graham, la troupe présentera cette année à Paris 15 ballets, dont cinq encore jamais présentés en France, et articulés autour de cinq programmes différents (appelés A, I, L, E et Y).

    AILEY... COMME DES ANGES !

    Voir l'Alvin Ailey American Dance Theater est ainsi toujours une expérience particulière, tant cette troupe est unique en son genre. Pour moi qui ne suis pas particulièrement un expert de la discipline (et c’est un euphémisme), chaque occasion de les voir est un vrai plaisir, une sorte d’émerveillement pour mes yeux et mes oreilles. Car, s’il s’agit avant tout de danse (je trouve malgré tout le terme réducteur tant la grâce abonde dans la gestuelle, les envolées et autres mouvements de groupe), la bande son qui accompagne chaque ballet est aussi une pure merveille : Rien de moins par exemple pour cette tournée parisienne que des traditionnels spirituals, Dizzy Gillespie, Astor Piazzolla, Les Tambours du Bronx, Nina Simone, Ella Fitzgerald, Tito Puente, John Coltrane, Duke Ellington, la poésie de Carl Hancock Rux, la voix de Martin Luther King ou encore les notes d’Arvo Pärt. Excusez du peu… et la liste est loin d’être exhaustive !

    AILEY... COMME DES ANGES !

    Enfin dernière raison pour vous convaincre de réserver votre place (mais dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !), l’occasion rêvée de découvrir un nouveau haut lieu du spectacle parisien avec la grande Seine Musicale et ses somptueuses 4.000 places qui devrait offrir le plus beau des écrins à ce bijou unique qu’est l'Alvin Ailey American Dance Theater.

     

    Infos et réservation : billetterie.laseinemusicale.com
     

     

     

    Programme du Gala - Mardi 4 juillet

    Blues Suite (extrait - Alvin Ailey / Chants traditionnels)

    Ella (Robert Battle / Ella Fitzgerald)

    r-Evolution, Dream (extrait - Hope Boykin / Ali Jackson))

    Untitled America (extrait - Kyle Abraham / Laura Mvula, Raime, Carsten Nicolai, Kris Bowers et chants traditionnels)

    After the Rain Pas de Deux (Chrisopher Wheeldon / Arvo Pärt)

    The Winter in Lisbon (extrait - Billy Wilson / Dizzy Gillespie, Charles Fishman)

    Piazzolla Caldera (extrait - Paul Taylor / Astor Piazzolla, Jerzy Peterburshsky)

    The Hunt (extrait - Robert Battle / Les Tambours du Bronx)

    Four Corners (extrait - Ronald K. Brown / Carl Hancock Rux, Rahsaan Roland Kirk, Yacoub)

    In/Side (Robert Battle / Nina Simone)

    Revelations (Alvin Ailey / Chants traditionnels)

     

    Programme A - Mercredi 5 juillet, jeudi 13 juillet, mardi 18 juillet et samedi 22 juillet

    The Winter in Lisbon (Billy Wilson / Dizzy Gillespie, Charles Fishman)

    Piazzolla Caldera (Paul Taylor / Astor Piazzolla, Jerzy Peterburshsky)

    Ella (Robert Battle / Ella Fitzgerald)

    Revelations (Alvin Ailey / Chants traditionnels)

     

    Programme I - Jeudi 6 juillet, samedi 8 juillet en matinée, mercredi 12 juillet et vendredi 14 juillet

    r-Evolution, Dream (Hope Boykin / Ali Jackson)

    Open Door (Ronald K. Brown / Luis Demetrio, Andy Gonzalez, Tito Puente)

    In/Side (Robert Battle / Nina Simone)

    The Winter in Lisbon (Billy Wilson / Dizzy Gillespie, Charles Fishman)

     

    Programme L - Vendredi 7 juillet, mardi 11 juillet, samedi 15 juillet et jeudi 20 juillet

    Exodus (Rennie Harris / Raphael Xavier, Ost & Kjex)

    No Longer Silent (Robert Battle / Erwin Schulhoff)

    Revelations (Alvin Ailey / Chants traditionnels)

     

    Programme E - Lundi 10 juillet, mercredi 19 juillet et samedi 22 juillet en matinée

    Night Creature (Alvin Ailey / Duke Ellington)

    Cry (Alvin Ailey / John Coltrane, Laura Nyro, The voices of East Harlem)

    Blues Suite (Alvin Ailey / Musique traditionnelle)

    Revelations (Alvin Ailey / Chants traditionnels)

     

    Programme Y - Samedi 8 juillet, samedi 15 juillet en matinée, lundi 17 juillet, vendredi 21 juillet

    Four Corners (RonaldK. Brown / Carl Hancock Rux, Rahsaan Roland Kirk, Yacoub)

    After the Rain Pas de Deux (Christopher Wheeldon / Arvo Pärt)

    In/Side (Robert Battle / Dimitri Tiomkin)

    Ella (Robert Battle / Ella Fitzgerald)

    The Hunt (Robert Battle / Les Tambours du Bronx)

    Exodus (Rennie Harris / Raphael Xavier, Ost & Kjex)


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  • La Cabane est d’abord et avant tout un roman écrit par le canadien William P Young qui, incroyablement pour un livre à thématique chrétienne, est devenu un best-seller assez phénoménal. C’est ainsi, par exemple, qu’il resta sur la liste des best-sellers du New York Times pendant 70 semaines. On peut considérer qu’il est même devenu une sorte de phénomène publicitaire avec des croyants achetant des dizaines d'exemplaires pour les offrir. Publié dans 40 langues et vendu à 22 millions d'exemplaires, il était inévitable qu'un jour La Cabane finisse sur grand écran… Le moment est arrivé, bien que le grand écran se réduise à une sortie DVD dans plusieurs pays dont la France. 

    LA CABANE

    Le film, très bien interprété, a un casting plutôt classe avec notamment Sam Worthington (le héros d'Avatar ou, plus récemment l’un des acteurs principaux de Tu ne tueras point) et la géniale Octavia Spencer (oscarisée pour La couleur des sentiments, où plus récemment l’une des Figures de l’ombre). Le film reprend globalement le roman avec quelques adaptations, racontant l'histoire de Mack dont la fille de huit ans est enlevée et assassinée. Cette tragédie l'éteint émotionnellement et cause de nouvelles souffrances dans la famille. Puis, un jour où sa famille est absente, il est invité à rencontrer Dieu dans « la cabane » où la robe sanglante de sa fille avait été retrouvée après son enlèvement. Le reste du film raconte la rencontre de Mack et sa discussion avec Dieu en particulier sur la nature du mal et sur le pardon.

    C’est sans doute là, d’ailleurs, sur ces thématiques du pardon, de la guérison intérieure, de notre rapport au mal ou encore des récriminations que nous pouvons faire à Dieu que se situent les vrais intérêts du film. Il devient un excellent support de discussion, de débat. On peut aisément imaginer une utilisation en groupe de jeunes ou même avec des amis pour aborder ces questions difficiles. Autres sujets passionnants que le ciel, l'enfer et le salut et la façon dont nous voyons/imaginons Dieu, comment notre spiritualité, notre piété peut être directement affectée par ces images personnelles. Et là encore, La Cabane peut stimuler la discussion avec des ouvertures multiples et très intéressantes. On pourra souligner justement que les opinions sur ces questions théologiques peuvent diverger, et parfois violemment. Le livre avait déjà à sa sortie susciter de vives critiques de certains milieux évangéliques. Mais, en même temps, pourquoi ne pas y voir là matière à réflexion et support pour confronter avec bienveillance ces opinions. Sur tous ces aspects, comme le livre le permettait déjà, le film sera sans doute d’une grande utilité avec l’avantage de pouvoir être regardé collectivement.

    Et puis s’ajoute inévitablement l'aspect émotionnel qui est efficace. Comment ne pas se laisser emporter dans l’histoire qui, d’une façon ou d’une autre, nous concerne tous et vient faire écho à des histoires personnelles ou proches ? Et l’émotion est un élément important dans le visionnage d’un long métrage. Alors sur ce point La Cabane touche là où il faut. Les points forts du film sont donc aussi ceux qui étaient présents dans le livre éponyme. 

    Mack et Dieu

    Mais ce n’est plus simplement à livre à lire, à imaginer… la caméra est passée par là… et il faut donc aussi le dire, La Cabane n’est pas que pure réussite et on peut comprendre que la sortie française se limite hélas à l’édition et la vente de DVD. Une certaine déception générale avec l’observation d’un vrai manque de relief dans la réalisation et le scénario. Il est peut être bon de rappeler que l’adaptation d’un roman sur grand écran nécessite une ré-écriture, et qu’une bonne et belle histoire ne garantit en rien d’un bon film. Occasion aussi de dire ici que dans le cas d’une adaptation cinématographique d’un roman, il est toujours nécessaire de l’aborder avec un certain détachement par rapport au livre sous peine d’être nécessairement frustré. C’est donc ainsi qu’après avoir apprécié le livre je me suis installé devant mon écran de télévision. Mais néanmoins, le ton très "monotone" au sens d’une certaine uniformité globale, une certaine platitude me laisse sur ma faim. Regret d’une absence d’envolées dans les expressions des personnages qui ne sont pas à incriminer directement car enfermés dans un scénario trop gentil et manquant d’audace (qui pourtant était au cœur du livre). Comment, par exemple, accepter qu’une mère venant d’apprendre la disparition de sa petite dernière console gentiment le mari perclus de culpabilité sans que la colère légitime ne vienne s’immiscer, et qu’en plus elle le laisse aller tout seul sans réagir ? Ce n’est bien sûr qu’un exemple mais qui laisse comprendre une fragilité du scénario et de la réalisation. Même la bande son, qui comprend pourtant des titres de Hillsong United, de Francesca Battistelli, Skillet, Lecrae ou NEEDTOBREATHE ne sauve pas cette monotonie et a même tendance à l’amplifier. Vraiment dommage ! Et donc au final un gentil film aux côtés parfois un peu kitch, entre téléfilm et cinéma…

    Mais en toute chose, gardons ce qui est bon, alors n’hésitez pas, faite vous votre propre avis et encore une fois, utilisez-le pour ses points positifs sans y chercher le nouveau joyau du 7ème art ! 

     

    > DVD en VF vendu au prix de 19,90 € - Sortie officielle le 12 Juillet 2017 - Actuellement en pré-commande

    Plusieurs possibilités pour le pré-commander :

    https://www.paul-sephora.com/dvd-fiction/4157-la-cabane

    https://librairie-7ici.com/12209-dvd-la-cabane.html

     

     


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