• UN TERRAIN POUR CONSTRUIRE

    L'Église Protestante Baptiste de Poitiers (EPB86) a démarré début janvier des rencontres au travers de 7 groupes de quartier répartis dans et autour de la ville. L'occasion pour ses membres ou amis de se retrouver simplement pour partager ensemble chez les uns et les autres. Afin de donner une dynamique à ses premières rencontres, le choix a été fait de tous travailler avec un même support : Une série de 7 vidéos de 10min intitulée LE PLAN, conçue et animée par Vincent Smetana, un artiste belge devenu un ami de notre communauté chrétienne de Poitiers. Au cœur de cette série, une métaphore particulièrement riche... Dieu devient architecte !

    Après avoir réfléchit à la question du projet (Puis-je identifier mon projet de vie ? Comment un architecte peut-il y trouver éventuellement sa place ?...), nous somme rentrés cette semaine dans le vif du sujet en posant nos pieds sur LE TERRAIN.

     

    LE PLAN Vincent Smetana

     

    Qui dit construction, passe par le choix d'un terrain. C'est souvent d'ailleurs la première grande difficulté dans tout projet immobilier. Pour ce qui est du genre de construction évoquée dans notre parcours en question, le terrain est forcément trouvé... il s'agit bien sûr de nos vie. Si dénicher le bon terrain n'est donc pas une difficulté en soi, d'autres complications peut vite apparaitre...

    Les mots de Smetana (et la magnifique réalisation qui porte les propos "élégants et profonds", soit dit en passant) et les riches échanges qui ont suivit dans mon groupe de quartier hier soir, m'ont permis encore de réfléchir à tout cela. Oui, tout d'abord, chaque projet de vie est différent, chaque construction (ou rénovation, réparation, ajout de pièces...) l'est donc également. Pas besoin d'avoir le même terrain, de chercher à reproduire, à cloner... il y a un terrain : le mien... il y a MA vie. Et quand j'y retrouve Dieu, le grand architecte, alors c'est CE terrain qui devient son terrain d'action. 

    Une autre chose qui a surgit de nos discussions et qui est pour moi véritablement fondamental dans la marche chrétienne, est l'importance de ne pas nier la réalité de notre terrain. Une tendance qui se manifeste hélas trop parfois et qui provoque beaucoup de dégâts, de déceptions, de frustrations, d'incompréhensions. Considérant qu'une fois Jésus-Christ accueilli dans notre "cœur" (comme on dit !) tout repart à zéro... le terrain est neuf... tout va bien... je fais fi de la réalité de ce que je suis véritablement. Mais finalement cette remise à zéro du compteur que l'on retrouve évoquée par exemple dans le Nouveau Testament (" Aussi, si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu'une réalité nouvelle est là. " (2Corinthiens 5,17)) ne parle pas d'une élimination pure et dure d'un passé et d'une sorte de redémarrage sur un terrain neutre et vierge (c'est aussi une mauvaise interprétation de la "Nouvelle Naissance") mais elle évoque la grâce divine qui désormais, au travers de Jésus-Christ en nous, ne permet pas au péché de nous séparer de Dieu, ni même d'être accusé spirituellement de ce qui a été. Ce verset parle d'un paradigme qui change, de valeurs transformées, de réalités nouvelles... Mais pour ce qui est de ma vie, de mon passé, de mes expériences, de mes galères et de mes succès, de ma culture, de mes racines... tout reste là et demeure et m'accompagne, heureusement finalement ! Tout ce qui a été (bon et mauvais, joies et souffrances) m'ont conduit à être là aujourd'hui et à être aimé et ami de Dieu. Le nier, c'est empêcher paradoxalement la transformation possible, et c'est aussi se mettre en grave danger en construisant sans tenir compte de ce qui est là en-dessous et demeure, que je le veuille ou non.

    Il y a ce que je perçois, ce que je connais de moi et de mon histoire... mais il y'a aussi tout ce qui est de l'orde de l'invisible, ce que j'ai oublié ou enfoui. Il y a aussi ce que je refuse de voir ou de reconnaitre. Et là, entrer dans la relation avec ce divin architecte, lui donner notre confiance, c'est aussi s'ouvrir à sa parfaite et totale connaissance du terrain qui est le mien et sur lequel une construction solide va pouvoir démarrer ou continuer. Château, phare, hôpital, cabane, appartement ou villa, abris ou relai... qu'importe ou du moins lui sait ce qui est bon pour moi et ce qui est bon pour ce terrain !...

    La suite dans 15 jours... avec LE CHOIX !

    Plus d'infos : EPB86 - 7 Groupes de quartier

     

    Visionnez le Trailer de la série LE PLAN de Vincent Smetana

     

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  • Commentaires

    1
    Pierrot
    Dimanche 26 Janvier 2014 à 16:38

    J'ai lu un jour : si Dieu est entré dans ton histoire (ton terrain), ce n'est pas pour que toi tu en sortes.

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